Reproduction de La Joconde de Léonard de Vinci peinte à la main à l’huile
#1 — La Joconde, Léonard de Vinci

100 peintures — parcours Louvre

Top 100 peintures célèbres du Louvre à voir

De la Joconde aux grands Delacroix, de Chardin à Rembrandt, de Raphaël à Ghirlandaio : cent peintures du Louvre à voir au moins une fois.

100Peintures
48Artistes
100Repères datés
20Techniques représentées
VoirLes icônes du musée
ComparerLes écoles européennes
LireLes notices du Louvre
Parcourir100 cartes statiques

Avant la visite

Une journée au Louvre, cent rencontres

Le Louvre peut donner le vertige avant même la première salle. Ces cent peintures composent une promenade entre palais, ateliers, révolutions, mythes et scènes domestiques : assez de chefs-d’œuvre pour remplir une journée, et quelques raisons très sérieuses de revenir.

Au Louvre, le détour est souvent aussi mémorable que la destination : on vient pour la Joconde, puis un Chardin ou un Georges de La Tour vous retient poliment pendant vingt minutes.

La promenade commence par les icônes mondiales, puis traverse les écoles italienne, française, espagnole et du Nord. Chaque étape raconte ce qui s’est joué devant la toile : une commande, un scandale, une révolution picturale ou parfois une histoire de famille qui a remarquablement mal tourné.

Les 100 peintures célèbres du Louvre à voir

I
Les icônes à ne pas manquer

Les tableaux qui structurent la visite, de Léonard de Vinci à Delacroix et David.

Reproduction de La Joconde de Léonard de Vinci peinte à la main à l’huile#1
Léonard de Vinci

La Joconde

Date1e quart du XVIe siècle (1503 - 1519)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur bois (peuplier)

Léonard commence ce portrait de Lisa Gherardini à Florence vers 1503 et le conserve avec lui jusqu’à la fin de sa vie en France. Le sourire changeant, le modelé obtenu par de fines couches transparentes et le paysage presque géologique ont fait de cette petite peinture un laboratoire du sfumato. Entrée dans la collection de François Ier, elle est devenue le visage le plus célèbre du Louvre.

Voir cette reproduction →
Les Noces de Cana - Paul Véronèse#2
Paul Véronèse

Les Noces de Cana

DateXVIe siècle (1500 - 1600)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Véronèse peint ce gigantesque banquet pour le réfectoire du monastère de San Giorgio Maggiore à Venise. L’épisode biblique des noces se transforme en fête vénitienne peuplée de musiciens, de serviteurs et de dignitaires, tandis que le Christ demeure calmement au centre. Saisie en Italie par les armées françaises en 1797, la toile fait face à la Joconde dans la salle des États.

Voir cette reproduction →
Reproduction de La Liberté guidant le peuple de Delacroix peinte à la main#3
Eugène Delacroix

La Liberté guidant le peuple

Date2e quart du XIXe siècle (1830)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Delacroix répond aux journées révolutionnaires de juillet 1830 par une allégorie qui marche parmi des morts très réels. La Liberté, coiffée du bonnet phrygien, entraîne bourgeois, ouvriers et gamin de Paris derrière le drapeau tricolore. Achetée par l’État puis longtemps tenue à distance pour sa charge politique, la toile est devenue l’une des images universelles de l’insurrection.

Voir cette reproduction →
Le Radeau de la Méduse - Théodore Géricault image 1 copie peinte à la main à l’huile#4
Théodore Géricault

Le Radeau de la Méduse

Date1e quart du XIXe siècle (1818)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Géricault transforme le naufrage de la frégate Méduse, scandale politique de 1816, en peinture d’histoire contemporaine. Il étudie les corps, construit une maquette du radeau et choisit l’instant où les survivants aperçoivent au loin le navire Argus. Présentée au Salon de 1819, l’immense toile refuse l’héroïsme facile : l’espoir y tient à quelques gestes dressés au-dessus d’une catastrophe.

Voir cette reproduction →
Le Sacre de Napoléon - Jacques-Louis David image 1 reproduction réalisée par Alpha Reproduction#5
Jacques-Louis David

Le Sacre de Napoléon

Date1e quart du XIXe siècle (1807)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

David représente la cérémonie du 2 décembre 1804 à Notre-Dame, mais réorganise les faits pour servir la légende impériale. Napoléon couronne Joséphine sous le regard du pape, tandis que la mère de l’empereur, absente ce jour-là, reçoit une place d’honneur peinte. Achevée en 1807, cette vaste mise en scène est autant un document de cour qu’une construction politique extrêmement calculée.

Voir cette reproduction →
Le Serment des Horaces - Jacques-Louis David image 2 reproduction réalisée par Alpha Reproduction#6
Jacques-Louis David

Le Serment des Horaces

Date4e quart du XVIIIe siècle (1784)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Commandé à Rome avant la Révolution, le tableau met en scène trois frères jurant de défendre leur cité tandis que les femmes pressentent le deuil. David oppose les lignes tendues des hommes aux courbes affaissées du groupe féminin et donne à chaque arcade une fonction dramatique. Exposé en 1785, le tableau devint un manifeste du néoclassicisme avant d’être relu à la lumière des bouleversements politiques français.

Voir cette reproduction →
La Grande Odalisque - Jean-Auguste-Dominique Ingres image 2 reproduction d’œuvre d’art à l’huile#7
Jean-Auguste-Dominique Ingres

La Grande Odalisque

Date1814CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Ingres reçoit la commande de Caroline Murat, reine de Naples, mais le tableau n’est pas livré après la chute du régime. Pour cette odalisque imaginaire, il allonge volontairement le dos, déforme le bassin et sacrifie l’anatomie à une ligne continue. Le Salon de 1819 critique ces libertés ; elles constituent aujourd’hui précisément la modernité troublante de l’œuvre.

Voir cette reproduction →
La Mort de la Vierge - Le Caravage image 1 reproduction d’œuvre d’art à l’huile#8
Caravage

La Mort de la Vierge

Repère artiste1571-1610DateDébut du XVIIe siècle (vers 1601 - 1606)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Caravage peint la mort de Marie pour une chapelle romaine et traite la scène sacrée comme un deuil vécu dans une chambre pauvre. Le corps lourd, le ventre gonflé et les pieds nus choquent les commanditaires, qui refusent le tableau. Acquis peu après par le duc de Mantoue sur le conseil de Rubens, il passa ensuite dans les collections de Charles Ier puis de Louis XIV.

Voir cette reproduction →
La Dentellière - Johannes Vermeer image 1 tableau peint à l’huile sur toile#9
Johannes Vermeer

La Dentellière

Date3e quart du XVIIe siècle (vers 1669 - 1670)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile collée sur bois

Vermeer concentre toute une scène sur une jeune femme absorbée par son ouvrage. Le fil, les fuseaux et les touches de couleur au premier plan sont moins décrits que suggérés par de petites vibrations de peinture. Cette toile de format minuscule, probablement réalisée vers 1669-1670, montre comment l’attention quotidienne peut devenir un événement silencieux et monumental.

Voir cette reproduction →
La Vierge du chancelier Rolin, peinture de Jan van Eyck#10
Jan van Eyck

La Vierge du chancelier Rolin

Date2e quart du XVe siècle (vers 1430 - 1435)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur bois (chêne)

Jan van Eyck place le chancelier Nicolas Rolin face à la Vierge et à l’Enfant dans une loggia ouverte sur une ville infiniment détaillée. Le donateur et la figure sacrée partagent le même espace, signe audacieux de prestige autant que de dévotion. Peint vers 1435 pour l’église d’Autun, le panneau révèle dans les pierres, les bijoux et le paysage la révolution optique de la peinture flamande.

Voir la source →
La Vierge aux rochers - Léonard de Vinci image 1 copie peinte à la main à l’huile#11
Léonard de Vinci

La Vierge aux rochers

Date4e quart du XVe siècle (vers 1483 - 1494)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile (transposition (de bois sur toile))

Léonard installe la Vierge, l’Enfant Jésus et saint Jean dans une grotte humide où les gestes remplacent presque entièrement les attributs religieux. Le clair-obscur et les contours fondus unissent les figures au paysage minéral. Première version d’une composition commandée à Milan, le tableau du Louvre garde les traces d’un long conflit avec la confrérie qui l’avait demandé.

Voir cette reproduction →
La Vierge, l'Enfant Jésus et sainte Anne - Léonard de Vinci image 2 reproduction réalisée par Alpha Reproduction#12
Léonard de Vinci

La Vierge et l’Enfant avec sainte Anne

DateVers 1500/1501CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniqueplume et encre brune sur première pensée au charbon de bois et à l'estompe. traits d'encadrement à la plume et encre brune, et à la pierre noire. perforations du papier correspondant à des reprises au stylet pour reports de certains contours sur une nouvelle feuille. le papier porte un filigrane "aux trois monts", que l'on trouve plutôt à florence. restauré en 2003.

Léonard imbrique trois générations dans un mouvement continu : Anne retient Marie, qui se penche vers l’Enfant jouant avec l’agneau du sacrifice. Le paysage montagneux prolonge les courbes des corps et transforme la doctrine religieuse en expérience affective. Longuement mûrie et laissée inachevée par endroits, l’œuvre accompagna le peintre dans ses dernières années.

Voir cette reproduction →
La Belle Jardinière, peinture de Raphaël#13
Raphaël

La Belle Jardinière

Date1e quart du XVIe siècle (vers 1507 - 1508)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur bois (peuplier)

Raphaël organise la Vierge, Jésus et le petit saint Jean dans une pyramide d’une limpidité presque musicale. Les gestes des enfants annoncent la Passion sans interrompre la douceur d’une rencontre dans le paysage. Peinte à Florence vers 1507-1508, l’œuvre fut probablement achevée par Ridolfo del Ghirlandaio avant d’entrer dans la collection de François Ier.

Voir la source →
Le Tricheur à l'as de carreau - Georges de La Tour image 2 copie peinte à la main à l’huile#14
Georges de La Tour

Le Tricheur à l’as de carreau

Date2e quart du XVIIe siècle (vers 1636 - 1640)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Autour d’une table de jeu, une courtisane détourne le regard du jeune homme pendant que sa complice lui montre la carte cachée du tricheur. Georges de La Tour construit le piège avec les mains, les étoffes et les regards, sans avoir besoin d’une action spectaculaire. Le spectateur voit tout et devient ainsi le témoin amusé, peut-être un peu coupable, de la duperie.

Voir cette reproduction →
Le Bain turc - Jean-Auguste-Dominique Ingres image 1 reproduction d’œuvre d’art à l’huile#15
Jean-Auguste-Dominique Ingres

Le Bain turc

Date3e quart du XIXe siècle (1862)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile collée sur bois

Ingres rassemble dans un espace circulaire des baigneuses inspirées de dessins accumulés pendant plus d’un demi-siècle. Peint sur toile rectangulaire puis transformé en tondo, le tableau porte la date de 1862 alors que l’artiste a plus de quatre-vingts ans. Son Orient est imaginaire, nourri de récits et de souvenirs picturaux, et pousse la ligne classique vers une sensualité presque abstraite.

Voir cette reproduction →
La Mort de Sardanapale - Eugène Delacroix image 1 reproduction de peinture à l’huile#16
Eugène Delacroix

La Mort de Sardanapale

Date2e quart du XIXe siècle (1827)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Delacroix emprunte à Byron la fin du roi assyrien Sardanapale, qui ordonne la destruction de ses biens et de ses proches avant la défaite. La diagonale du lit domine une mêlée de corps, d’étoffes, de chevaux et de bijoux peints dans une couleur incandescente. Refusée par une grande partie de la critique au Salon de 1827, l’œuvre est devenue le manifeste de son romantisme.

Voir cette reproduction →
Le Massacre de Scio, peinture de Eugène Delacroix#17
Eugène Delacroix

Le Massacre de Scio

Date1800 - 1900CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquetechnique : photographie

Delacroix présente au Salon de 1824 des familles grecques attendant la mort ou l’esclavage après les massacres commis sur l’île de Chios. Il renonce au héros central et disperse la tragédie dans des groupes épuisés, sous un ciel lumineux qui ne console personne. Le tableau participe au mouvement philhellène européen tout en renouvelant profondément la peinture d’histoire.

Voir la source →
Les Sabines - Jacques-Louis David image 1 reproduction de peinture à l’huile#18
Jacques-Louis David

Les Sabines

Date4e quart du XVIIIe siècle (1799)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

David imagine les femmes sabines s’interposant entre leurs pères romains et leurs maris sabins pour arrêter la guerre. Commencée en prison après la Terreur et exposée contre paiement en 1799, la toile plaide pour la réconciliation nationale. Le peintre mêle nudité héroïque, archéologie et émotion familiale dans une composition conçue comme un appel à sortir de la violence révolutionnaire.

Voir cette reproduction →
Portrait de Juliette Récamier, née Bernard (1777-1849) - Jacques-Louis David#19
Jacques-Louis David

Portrait de Madame Récamier

DateXVIIIe siècle (1700 - 1800)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Madame Récamier est représentée pieds nus, vêtue de blanc, sur une méridienne devenue depuis un type de mobilier portant son nom. David laisse autour d’elle un vaste espace presque vide et abandonne le tableau avant d’en achever le décor. Ce caractère suspendu, qui déplut au modèle, donne aujourd’hui au portrait sa fraîcheur et son élégance singulière.

Voir cette reproduction →
L’Embarquement pour Cythère, peinture de Antoine Watteau#20
Antoine Watteau

L’Embarquement pour Cythère

Date1e quart du XVIIIe siècle (1717)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Watteau montre des couples quittant, ou peut-être gagnant, l’île de Cythère sous le regard de Vénus. Les gestes successifs racontent le désir, l’hésitation et le départ sans imposer une lecture unique. Présenté en 1717 comme morceau de réception à l’Académie, le tableau conduisit à créer pour lui la catégorie nouvelle de la « fête galante ».

Voir la source →
II
Peinture française

Poussin, Claude Lorrain, Chardin, Watteau, La Tour, Le Nain et Ingres donnent sa profondeur au parcours.

Pierrot, peinture de Antoine Watteau#21
Antoine Watteau

Pierrot

Date1e quart du XVIIIe siècle (vers 1718 - 1719)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Le grand personnage en blanc, autrefois appelé Gilles et aujourd’hui Pierrot, se tient maladroitement devant une troupe de comédiens. Sa frontalité immobile contraste avec le monde du théâtre qui s’agite derrière lui. Watteau donne à ce costume comique une mélancolie sans explication, raison pour laquelle cette figure grandeur nature semble encore attendre une réplique qui ne vient pas.

Voir la source →
La Madeleine à la veilleuse - Georges de La Tour image 1 reproduction de peinture à l’huile#22
Georges de La Tour

La Madeleine à la veilleuse

Date2e quart du XVIIe siècle (vers 1642 - 1644)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Une Madeleine médite devant une flamme, un crâne posé sur ses genoux et quelques objets de pénitence. Georges de La Tour réduit la scène à la rencontre de la chair, du verre, de l’ombre et du feu. La lumière n’illustre pas seulement la conversion de la sainte : elle mesure le temps qui passe et fait de la peinture une méditation matérielle sur la mort.

Voir cette reproduction →
Saint Joseph charpentier, peinture de Georges de La Tour#23
Georges de La Tour

Saint Joseph charpentier

Date2e quart du XVIIe siècle (vers 1642 - 1644)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Joseph perce une poutre pendant que l’Enfant Jésus tient une chandelle dont la lumière traverse ses doigts. La scène d’atelier annonce discrètement la Passion par le bois et par le regard grave de l’enfant. La Tour transforme le clair-obscur caravagesque en intimité domestique, où un détail aussi simple qu’une main éclairée devient le centre spirituel du tableau.

Voir la source →
Le Nouveau-né - Georges de La Tour image 1 copie de tableau peinte à la main#24
Georges de La Tour

Le Nouveau-né

Date2e quart du XVIIe siècle (vers 1642 - 1644)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Trois femmes entourent un nouveau-né éclairé par une bougie dissimulée derrière une main. Aucun attribut ne transforme explicitement la scène en Nativité, mais le silence, les visages et la lumière lui donnent une gravité sacrée. Cette ambiguïté entre vie paysanne et image religieuse est l’une des inventions les plus émouvantes de Georges de La Tour.

Voir cette reproduction →
Le Verrou, peinture de Jean-Honoré Fragonard#25
Jean-Honoré Fragonard

Le Verrou

Date3e tiers du XVIIIe siècle (vers 1777 - 1778)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Dans une chambre, un homme pousse le verrou tandis qu’une femme tente de se dégager ; le bouquet tombé et le lit défait rendent la scène volontairement équivoque. Fragonard oppose le mouvement violent du couple à la nature morte de la pomme et des fleurs. Peint dans les années 1770, le tableau oblige le regard moderne à mesurer toute la tension entre désir, théâtre et contrainte.

Voir la source →
Gabrielle d’Estrées et une de ses sœurs, peinture de École de Fontainebleau#26
École de Fontainebleau

Gabrielle d’Estrées et une de ses sœurs

Date4e quart du XVIe siècle (1575 - 1600)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur bois (chêne)

Deux femmes nues dans un bain présentent un geste célèbre : l’une pince le sein de Gabrielle d’Estrées, allusion probable à sa grossesse et à son statut de favorite d’Henri IV. À l’arrière-plan, une couturière travaille près d’une cheminée où apparaît un tableau partiellement caché. L’anonymat de l’auteur renforce l’étrangeté de cette icône raffinée de l’École de Fontainebleau.

Voir la source →
La Pietà de Villeneuve-lès-Avignon, peinture de Enguerrand Quarton#27
Enguerrand Quarton

La Pietà de Villeneuve-lès-Avignon

Date3e quart du XVe siècle (1450 - 1475)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquefond d'or sur bois (noyer)

Dans « La Pietà de Villeneuve-lès-Avignon », la Vierge soutient le corps du Christ avec une rigidité presque architecturale, entourée de saint Jean, Marie Madeleine et du donateur. Le fond d’or, rare dans la peinture française du XVe siècle, n’efface pas la violence des plaies ni la douleur contenue des visages. Probablement peinte en Provence, l’œuvre unit tradition médiévale et observation humaine avec une puissance austère.

Voir la source →
Portrait d’un vieillard et d’un jeune garçon, peinture de Domenico Ghirlandaio#28
Domenico Ghirlandaio

Portrait d’un vieillard et d’un jeune garçon

Date4e quart du XVe siècle (1490)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquebois (peuplier)

Un vieil homme au nez déformé regarde tendrement un enfant qui lui rend son regard. Ghirlandaio ne cache pas la maladie du modèle, mais la proximité des deux figures transforme le défaut physique en histoire d’affection. Le paysage aperçu par la fenêtre ouvre la scène intime vers le monde et fait de ce portrait florentin l’un des plus humains de la Renaissance.

Voir la source →
Le Prêteur et sa femme, peinture de Quentin Metsys#29
Quentin Metsys

Le Prêteur et sa femme

DateFin du XVe siècle - début du XVIe siècle (1514)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur bois

Metsys place un changeur pesant des pièces à côté de son épouse, qui détourne un instant les yeux de son livre de prières. Le miroir convexe, les objets et les visiteurs au fond transforment la boutique en réflexion sur l’argent et l’attention morale. Daté de 1514, le panneau oscille ainsi entre scène professionnelle, portrait conjugal et avertissement contre l’avidité.

Voir la source →
Autoportrait au chardon, peinture de Albrecht Dürer#30
Albrecht Dürer

Autoportrait au chardon

Date4e quart du XVe siècle (1493)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniqueparchemin collé sur toile

Dürer se peint à vingt-deux ans tenant un chardon, plante qui peut évoquer la fidélité conjugale, la Passion ou simplement une promesse personnelle. L’inscription affirme que les événements de sa vie suivent la volonté divine. Réalisé en 1493, probablement pendant ses années de voyage, ce petit portrait est l’un des premiers autoportraits autonomes de la peinture occidentale.

Voir la source →
La Nef des fous - Hieronymus Bosch image 1 copie peinte à la main à l’huile#31
Jérôme Bosch

La Nef des fous

Date4e quart du XVe siècle (1475 - 1500)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur bois (chêne)

Bosch embarque religieux, musiciens et buveurs sur une barque où chacun mange, chante ou se dispute tandis que le gouvernail manque. Fragment probable d’un triptyque consacré aux folies humaines, le panneau associe satire morale et détails délicieusement absurdes. Le petit arbre devenu mât paraît pousser au milieu du désordre comme si la fête avait elle-même pris le commandement.

Voir cette reproduction →
L'Astronome - Johannes Vermeer image 1 copie peinte à la main à l’huile#32
Johannes Vermeer

L’Astronome

DateXVIIe siècle et 3e quart du XVIIe siècle (1668 et 1673)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Vermeer montre un savant tourné vers un globe céleste, une main posée sur la table et l’autre tendue vers l’instrument. La lumière de la fenêtre organise cartes, livres et étoffes sans dissiper le mystère de la recherche. Daté de 1668, le tableau forme un pendant avec « Le Géographe » et célèbre une connaissance fondée sur l’observation autant que sur la contemplation.

Voir cette reproduction →
La Diseuse de bonne aventure - Le Caravage image 1 reproduction d’œuvre d’art à l’huile#33
Caravage

La Diseuse de bonne aventure

Repère artiste1571-1610Date4e quart du XVIe siècle (vers 1595 - 1598)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile (transposition)

Caravage raconte une escroquerie avec une économie parfaite : une jeune bohémienne lit la main d’un élégant tout en lui retirant sa bague. Les deux personnages se sourient, chacun persuadé de maîtriser la rencontre. Peinte dans les premières années romaines de l’artiste, la scène remplace l’idéal antique par le théâtre très concret de la rue et du regard.

Voir cette reproduction →
Le Bœuf écorché - Rembrandt image 1 reproduction de peinture à l’huile#34
Rembrandt

Le Bœuf écorché

Repère artiste1606-1669DateMilieu du XVIIe siècle (1655)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur bois (b. - hêtre- cintré.) (hêtre)

Rembrandt suspend le bœuf ouvert dans un espace sombre comme une masse de chair traversée de lumière. Sujet de boucherie courant dans les Pays-Bas, l’animal prend ici une présence presque tragique qui a souvent été rapprochée de la Crucifixion. Peinte en 1655 avec une matière épaisse et libre, l’œuvre fascina notamment les artistes modernes, de Soutine à Bacon.

Voir cette reproduction →
Bethsabée au bain tenant la lettre de David, peinture de Rembrandt#35
Rembrandt

Bethsabée au bain tenant la lettre de David

Repère artiste1606-1669DateMilieu du XVIIe siècle (1654)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Bethsabée tient la lettre par laquelle le roi David la convoque, tandis qu’une servante lui soigne les pieds. Rembrandt délaisse le spectacle du bain pour le moment intérieur où la jeune femme comprend les conséquences du désir royal. Le corps lumineux n’efface ni l’inquiétude du visage ni le poids moral du récit biblique.

Voir la source →
Les pèlerins d'Emmaüs - Rembrandt image 1 copie peinte à la main à l’huile#36
Rembrandt

Les Pèlerins d’Emmaüs

Repère artiste1606-1669Date2e quart du XVIIe siècle (1648)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur bois

Le Christ ressuscité rompt le pain devant deux disciples qui le reconnaissent soudain. Rembrandt place la silhouette sombre au centre d’une architecture baignée de lumière, tandis qu’un jeune serviteur poursuit son travail sans comprendre la révélation. La version de 1648 transforme le miracle en changement de perception plutôt qu’en démonstration spectaculaire.

Voir cette reproduction →
Charles Ier à la chasse - Antoine van Dyck image 1 copie de tableau peinte à la main#37
Antoine van Dyck

Charles Ier à la chasse

Datevers 1635CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Van Dyck représente Charles Ier après une chasse, appuyé sur une canne comme s’il venait de s’arrêter par hasard. Le point de vue bas, le vaste paysage et l’élégance du costume construisent pourtant une souveraineté soigneusement mise en scène. Peint vers 1635, le portrait a durablement fixé l’image aristocratique du roi quelques années avant la guerre civile anglaise.

Voir cette reproduction →
Portrait de Baldassare Castiglione, peinture de Raphaël#38
Raphaël

Portrait de Baldassare Castiglione

Date1e quart du XVIe siècle (vers 1514 - 1515)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Raphaël peint l’auteur du « Livre du courtisan » avec une palette de gris, de noirs et de blancs d’une sobriété remarquable. Les mains jointes et le regard direct traduisent l’idéal d’une noblesse fondée sur la maîtrise de soi plutôt que sur l’apparat. Le portrait, réalisé vers 1514-1515, fut admiré et copié par des générations de peintres, dont Rembrandt.

Voir la source →
La Bataille de San Romano - Paolo Uccello image 1 reproduction artisanale de tableau#39
Paolo Uccello

La Bataille de San Romano

Date3e quart du XVe siècle (1450 - 1475)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquetempera (?) sur bois

Uccello transforme une bataille florentine de 1432 en spectacle réglé par la perspective. Lances cassées, armures et chevaux construisent un échiquier où la violence devient presque décorative. Le panneau du Louvre appartenait à un ensemble de trois scènes commandées pour le palais Médicis ; ses compagnons se trouvent aujourd’hui à Londres et à Florence.

Voir cette reproduction →
Le Couronnement de la Vierge, peinture de Fra Angelico#40
Fra Angelico

Le Couronnement de la Vierge

Date2e quart du XVe siècle (1425 - 1450)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquebois (peuplier, panneau d'un seul tenant)

Fra Angelico peint le Christ couronnant la Vierge au-dessus d’une assemblée de saints ordonnée comme une cité céleste. Les couleurs, l’or et la précision des visages servent une contemplation destinée à un couvent dominicain de Fiesole. Prélevée en Italie à l’époque napoléonienne, l’œuvre réunit au Louvre la ferveur du gothique tardif et les premiers espaces de la Renaissance.

Voir la source →
Portrait de Charles VII, peinture de Jean Fouquet#41
Jean Fouquet

Portrait de Charles VII

DateMilieu du XVe siècle (vers 1445 - 1450)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur bois (chêne)

Fouquet peint Charles VII sans couronne, devant un rideau vert, avec un visage observé sans flatterie. L’inscription désigne pourtant « le très victorieux roi de France », vainqueur de la guerre de Cent Ans. Cette tension entre apparence fragile et affirmation politique fait du panneau, réalisé vers 1450, un jalon essentiel du portrait royal français.

Voir la source →
Portrait de François Ier, peinture de Jean Clouet#42
Jean Clouet

Portrait de François Ier

DateXVIe siècle (1500 - 1600)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur bois

Jean Clouet élargit les épaules de François Ier jusqu’à faire du costume brodé un véritable territoire de pouvoir. Le roi tourne légèrement le visage, mais son regard rejoint directement le spectateur. Réalisé autour de 1530, le portrait remplace les insignes traditionnels par la magnificence textile et fixe pour des siècles l’image du souverain de la Renaissance française.

Voir la source →
La Raie - Jean Siméon Chardin image 1 reproduction réalisée par Alpha Reproduction#43
Jean-Baptiste-Siméon Chardin

La Raie

Date2e quart du XVIIIe siècle (1728)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Chardin suspend une raie ouverte au-dessus d’une table encombrée de poissons, d’huîtres, d’un couteau et d’un chat hérissé. Présentée à l’Académie en 1728, cette nature morte impressionna Diderot puis Proust par sa capacité à transformer des matières ordinaires en drame visuel. Le rouge, le blanc et l’humidité de la chair font presque oublier que rien ne bouge.

Voir cette reproduction →
Le Bénédicité, peinture de Jean-Baptiste-Siméon Chardin#44
Jean-Baptiste-Siméon Chardin

Le Bénédicité

Date2e quart du XVIIIe siècle (1725 - 1750)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Une mère fait réciter la prière avant le repas à deux jeunes enfants, dans un intérieur réduit à quelques objets. Chardin évite l’anecdote bruyante et construit l’attention par les gestes, la nappe et les regards. Exposé en 1740, « Le Bénédicité » connut un grand succès par la gravure et devint un modèle de vertu familiale au XVIIIe siècle.

Voir la source →
Le Château de cartes, peinture de Jean-Baptiste-Siméon Chardin#45
Jean-Baptiste-Siméon Chardin

Le Château de cartes

Date2e quart du XVIIIe siècle (vers 1736)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Un garçon empile des cartes avec une concentration qui donne à cette occupation fragile la dignité d’un travail. Chardin peint moins un récit qu’un état mental, celui de l’attention avant la chute inévitable. La lumière, les bruns et la géométrie des cartes font de cette scène modeste une réflexion sur l’équilibre et le temps suspendu.

Voir la source →
III
Nord, Flandres et Hollande

Rembrandt, Rubens, Van Dyck, Bosch, Dürer et Van Eyck ouvrent les salles européennes.

Les Bergers d'Arcadie - Nicolas Poussin image 1 reproduction de peinture à l’huile#46
Nicolas Poussin

Les Bergers d’Arcadie

Date2e quart du XVIIe siècle (vers 1638)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Quatre bergers découvrent sur un tombeau la formule « Et in Arcadia ego », rappel que la mort existe même dans le pays idéal d’Arcadie. Poussin règle les gestes et les profils comme un bas-relief antique, tout en laissant le sens de l’inscription ouvert. Peinte vers 1638, cette seconde version est devenue l’une des méditations les plus célèbres du classicisme français.

Voir cette reproduction →
Portrait de Monsieur Bertin, peinture de Jean-Auguste-Dominique Ingres#47
Jean-Auguste-Dominique Ingres

Portrait de Monsieur Bertin

Date2e quart du XIXe siècle (1832)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Ingres peint Louis-François Bertin, directeur du « Journal des débats », assis de face, les mains puissamment posées sur les cuisses. La pose fut trouvée après de longues hésitations et donne au modèle une autorité presque physique. Présenté au Salon de 1833, le portrait a été lu comme l’image sans décor de la bourgeoisie triomphante sous la monarchie de Juillet.

Voir la source →
Bonaparte visitant les pestiférés de Jaffa, peinture de Antoine-Jean Gros#48
Antoine-Jean Gros

Bonaparte visitant les pestiférés de Jaffa

Date1e quart du XIXe siècle (1804)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Gros montre Bonaparte touchant un malade de la peste à Jaffa en 1799, geste construit comme celui d’un roi thaumaturge. Commandée après l’avènement de l’Empire, la toile transforme un épisode militaire controversé en scène de courage et de compassion. L’architecture orientale, les corps malades et la lumière théâtrale annoncent pourtant aussi la peinture romantique.

Voir la source →
Femmes d’Alger dans leur appartement, peinture de Eugène Delacroix#49
Eugène Delacroix

Femmes d’Alger dans leur appartement

Date2e quart du XIXe siècle (1834)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Delacroix découvre Alger en 1832 et obtient exceptionnellement l’accès à un intérieur féminin. De retour à Paris, il recompose souvenirs, croquis et objets dans une pièce où la couleur circule entre vêtements, tapis et faïences. Présentée au Salon de 1834, l’œuvre marqua profondément Renoir, Cézanne, Matisse et Picasso, chacun y voyant une autre possibilité de peindre l’espace et la couleur.

Voir la source →
Dante et Virgile aux enfers, peinture de Eugène Delacroix#50
Eugène Delacroix

Dante et Virgile aux enfers

Date1e quart du XIXe siècle (1822)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Pour ses débuts au Salon de 1822, Delacroix choisit l’épisode de Dante où deux damnés s’affrontent dans la barque de Phlégias. Les corps nus, l’eau sombre et les gouttes colorées révèlent son dialogue avec Michel-Ange et Rubens. Achetée par l’État, cette œuvre de jeunesse imposa immédiatement une voix nouvelle dans la peinture française.

Voir la source →
Jeune orpheline au cimetière, peinture de Eugène Delacroix#51
Eugène Delacroix

Jeune orpheline au cimetière

Date1e quart du XIXe siècle (1824)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Une jeune fille lève les yeux dans un cimetière, devant un paysage assombri qui laisse deviner une tragédie plus vaste. Delacroix peint cette étude vers 1824 pendant la préparation des « Massacres de Scio ». Isolée de la grande composition, la figure est devenue un tableau autonome où la peur, le deuil et l’attente tiennent dans un seul regard.

Voir la source →
Roger délivrant Angélique, peinture de Jean-Auguste-Dominique Ingres#52
Jean-Auguste-Dominique Ingres

Roger délivrant Angélique

Date1e quart du XIXe siècle (1819)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Ingres illustre un épisode du « Roland furieux » : Roger, monté sur l’hippogriffe, délivre Angélique enchaînée à un rocher et menacée par un monstre marin. Présentée au Salon de 1819, la toile associe précision linéaire, corps volontairement irréel et goût du merveilleux. Le contraste entre la peau nacrée d’Angélique et l’armure du chevalier fait de la scène une apparition glacée.

Voir la source →
Léonidas aux Thermopyles - Jacques-Louis David image 1 copie de tableau peinte à la main#53
Jacques-Louis David

Léonidas aux Thermopyles

Date1813CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniqueplume, encre noire, lavis gris et rehauts de blanc sur crayon noir. signé et daté à la plume encre noire en bas à gauche : 'l. david. / 1813'. dessin restauré

David reprend pendant près de quinze ans le sujet du roi spartiate préparant le sacrifice des Thermopyles. Achevé en 1814, au moment où l’Empire s’effondre, le tableau montre moins le combat que la décision collective précédant la mort. Les soldats écrivent, s’arment et se saluent autour de Léonidas, donnant à l’héroïsme antique une tonalité tardive et méditative.

Voir cette reproduction →
L'Enlèvement des Sabines - Nicolas Poussin image 1 copie peinte à la main à l’huile#54
Nicolas Poussin

L’Enlèvement des Sabines

Date2e quart du XVIIe siècle (vers 1637 - 1638)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Poussin saisit l’instant où les Romains enlèvent les femmes sabines sur le signal de Romulus. Les gestes violents s’emboîtent dans une architecture rigoureuse, comme si la perspective tentait de contenir le chaos. Peinte vers 1637-1638, cette version du Louvre démontre comment le classicisme peut organiser une foule sans atténuer la brutalité du récit fondateur.

Voir cette reproduction →
L'Inspiration du poète - Nicolas Poussin image 1 tableau peint à l’huile sur toile#55
Nicolas Poussin

L’Inspiration du poète

Date2e quart du XVIIe siècle (vers 1629)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile (transposition)

Apollon couronne le poète sous le regard de Calliope, tandis que des putti présentent des livres portant des noms d’auteurs. Poussin peint cette allégorie au début de sa carrière romaine, quand il cherche à unir poésie antique et ambition moderne. Les modifications visibles montrent que l’œuvre a évolué pendant son exécution, jusque dans l’identité possible du poète représenté.

Voir cette reproduction →
Éliézer et Rébecca, peinture de Nicolas Poussin#56
Nicolas Poussin

Éliézer et Rébecca

Date2e quart du XVIIe siècle (1648)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile (transposition (1848))

Éliézer offre des bijoux à Rébecca après avoir reconnu en elle l’épouse destinée à Isaac. Poussin écarte les chameaux du récit biblique et concentre l’épisode sur une chorégraphie de jeunes femmes autour du puits. Cette décision, discutée dès le XVIIe siècle, donne au tableau sa clarté théâtrale et sa remarquable variété de gestes.

Voir la source →
L’Automne ou La Grappe de la Terre promise, peinture de Nicolas Poussin#57
Nicolas Poussin

L’Automne ou La Grappe de la Terre promise

Date3e quart du XVIIe siècle (1660 - 1664)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Deux hommes portent une grappe gigantesque rapportée de la Terre promise, épisode du Livre des Nombres que Poussin associe à l’automne. Le tableau appartient à la dernière série des « Quatre Saisons », peinte pour le duc de Richelieu à la fin de la vie de l’artiste. Le paysage biblique devient une méditation sur l’abondance, la promesse et la vieillesse.

Voir la source →
Port de mer au soleil couchant - Claude Lorrain image 1 reproduction artisanale de tableau#58
Claude Lorrain

Port de mer au soleil couchant

Date2e quart du XVIIe siècle (1639)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Claude Lorrain ouvre un port imaginaire vers un soleil couchant qui absorbe progressivement architectures, navires et personnages. Commandé en 1639 pour le pape Urbain VIII, le tableau donne au commerce maritime la grandeur d’une scène antique. La lumière n’éclaire pas simplement le paysage : elle en règle la profondeur et conduit le regard jusqu’à l’horizon.

Voir cette reproduction →
Paysage avec Pâris et Œnone, peinture de Claude Lorrain#59
Claude Lorrain

Paysage avec Pâris et Œnone

Date2e quart du XVIIe siècle (1648)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Dans un paysage conçu comme une scène, Pâris quitte Œnone après le jugement qui le conduira vers Hélène et la guerre de Troie. Claude Lorrain laisse les personnages presque minuscules devant les arbres, l’eau et les architectures lointaines. Le mythe devient ainsi le prétexte d’une lumière idéale où la nature semble déjà connaître la catastrophe à venir.

Voir la source →
Famille de paysans, peinture de Louis Le Nain#60
Louis Le Nain

Famille de paysans

Date2e quart du XVIIe siècle (vers 1642)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Louis Le Nain réunit une famille paysanne dans un intérieur pauvre sans transformer ses modèles en caricatures. Les vêtements usés, le pain et les regards directs donnent à la scène une dignité inhabituelle dans la peinture française du XVIIe siècle. L’identité exacte des figures reste inconnue, mais leur présence collective résiste à toute lecture simplement pittoresque.

Voir la source →
La Forge, peinture de Louis Le Nain#61
Louis Le Nain

La Forge

Date2e quart du XVIIe siècle (vers 1640)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile (transposition)

Autour d’un foyer de forge, Louis Le Nain confronte le rouge du métal chauffé aux gris et aux bruns de l’atelier. Ouvriers, femmes et enfants partagent un espace où le travail devient le véritable sujet de la peinture. La scène, rare par son attention au monde artisanal, combine observation sociale et solennité presque monumentale.

Voir la source →
Diane sortant du bain, peinture de François Boucher#62
François Boucher

Diane sortant du bain

Date2e quart du XVIIIe siècle (1742)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Boucher représente Diane et une compagne après le bain, entourées de soieries, de chiens et de gibier qui identifient la déesse chasseresse. Présentée au Salon de 1742, la toile transforme le mythe en intimité raffinée. Les bleus, les roses et la peau nacrée montrent le rococo à son plus haut degré de virtuosité sensuelle.

Voir la source →
Le Déjeuner, peinture de François Boucher#63
François Boucher

Le Déjeuner

Date2e quart du XVIIIe siècle (1733)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Une famille prend du chocolat dans un intérieur élégant où chaque meuble, jouet et vêtement participe au récit du confort moderne. Boucher peint probablement sa propre épouse et ses enfants, loin de ses mythologies pastorales. Datée de 1739, la scène constitue un précieux aperçu de la vie bourgeoise parisienne autant qu’un exercice de décoration brillante.

Voir la source →
La Kermesse, peinture de Pierre Paul Rubens#64
Pierre Paul Rubens

La Kermesse

Repère artiste1577-1640Date2e quart du XVIIe siècle (vers 1635 - 1638)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur bois

Rubens peint une fête villageoise entraînée dans une ronde où danse, boisson et désir font perdre toute stabilité au paysage. Réalisée vers la fin de sa vie, l’œuvre ne juge pas la foule : elle en épouse l’énergie avec une matière rapide et charnelle. La diagonale des couples emporte le regard comme si la peinture elle-même participait à la danse.

Voir la source →
Le Débarquement de Marie de Médicis à Marseille, peinture de Pierre Paul Rubens#65
Pierre Paul Rubens

Le Débarquement de Marie de Médicis à Marseille

Repère artiste1577-1640Date1e quart du XVIIe siècle (1600 - 1625)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Marie de Médicis arrive à Marseille accueillie par la France tandis que Neptune, les Néréides et la Renommée transforment l’événement en mythe. Rubens peint cette scène pour le cycle commandé par la reine afin de raconter sa vie au palais du Luxembourg. L’histoire diplomatique, assez sobre en réalité, devient un débarquement spectaculaire où la mer applaudit.

Voir la source →
La Remise de la régence à Marie de Médicis, peinture de Pierre Paul Rubens#66
Pierre Paul Rubens

La Remise de la régence à Marie de Médicis

Repère artiste1577-1640Date1e quart du XVIIe siècle (1600 - 1625)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Henri IV confie symboliquement la régence à Marie de Médicis avant son départ pour la guerre. Peint pour le grand cycle du palais du Luxembourg, l’épisode réécrit la biographie de la reine en termes de légitimité et de continuité dynastique. Rubens mêle portraits, gestes politiques et figures allégoriques avec une aisance destinée à rendre l’autorité naturelle.

Voir la source →
Portrait d’Hélène Fourment, peinture de Pierre Paul Rubens#67
Pierre Paul Rubens

Portrait d’Hélène Fourment

Repère artiste1577-1640DateXVIIe siècle (vers 1639)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur bois

Rubens représente Hélène Fourment, sa seconde épouse, dans un costume noir dont la sobriété fait ressortir le visage, les mains et les bijoux. Peint vers 1639, le portrait appartient aux dernières années heureuses passées au château de Steen. La rapidité de la touche donne à l’image officielle une chaleur intime absente de nombreux portraits de cour.

Voir la source →
Le Concert champêtre, peinture de Titien#68
Titien

Le Concert champêtre

Date1e quart du XVIe siècle (1500 - 1525)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Le « Concert champêtre », aujourd’hui généralement attribué à Titien ou à son entourage proche, réunit deux musiciens vêtus et deux femmes nues dans un paysage. Les figures féminines peuvent être comprises comme des muses invisibles plutôt que comme des participantes réelles. Peinte au début du XVIe siècle, cette énigme pastorale devint un modèle majeur pour Manet et « Le Déjeuner sur l’herbe ».

Voir la source →
L’Homme au gant, peinture de Titien#69
Titien

L’Homme au gant

Date1e quart du XVIe siècle (1500 - 1525)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Un jeune homme vêtu de noir pose une main gantée sur son autre poignet et regarde le spectateur avec une réserve étudiée. Titien réduit les attributs pour faire du visage, de la soie et de la main les instruments du rang social. Peint vers 1520, ce portrait anonyme incarne l’idéal aristocratique vénitien avec une économie qui lui donne une modernité durable.

Voir la source →
La Femme au miroir, peinture de Titien#70
Titien

La Femme au miroir

Date2e quart du XVIe siècle (1525 - 1550)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Une femme arrange sa chevelure tandis qu’un homme tient deux miroirs qui montrent simultanément son visage et l’arrière de sa tête. Titien transforme un thème de vanité en expérience sur la vision, la beauté et les reflets. La fourrure, la peau et le verre permettent au jeune peintre de démontrer que la couleur peut rivaliser avec la sculpture en multipliant les points de vue.

Voir la source →
IV
Italie, Espagne et XIXe siècle

Titien, Raphaël, Mantegna, Murillo, Ribera, Gros, Delacroix et Ingres ferment la visite en grand format.

La Mise au tombeau, peinture de Titien#71
Titien

La Mise au tombeau

Date1e quart du XVIe siècle (1500 - 1525)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Titien rapproche le corps mort du Christ des spectateurs qui semblent participer au transport vers le tombeau. Les gestes, la diagonale du linceul et le rouge sombre donnent à la scène une gravité compacte. Peinte vers 1520 pour les Gonzague, l’œuvre passa dans la collection de Charles Ier d’Angleterre avant d’être acquise par Louis XIV.

Voir la source →
Saint François d'Assise recevant les stigmates - Giotto image 1 reproduction d’œuvre d’art à l’huile#72
Giotto

Saint François recevant les stigmates

Date1e quart du XIVe siècle (1300 - 1325)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquefond d'or (forme en gâble à la partie supérieure.) sur bois (peuplier)

Giotto raconte la vision de saint François recevant les stigmates devant une chapelle simplifiée et un paysage rocheux. Les scènes de la prédelle développent d’autres épisodes de sa vie avec une clarté narrative nouvelle. Réalisé pour Pise autour de 1300, ce panneau marque le passage d’un monde d’icônes à des figures qui occupent un espace et expriment une expérience.

Voir cette reproduction →
Portrait de Sigismond Malatesta, peinture de Piero della Francesca#73
Piero della Francesca

Portrait de Sigismond Malatesta

Datevers 1450-1451CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesFormat44,9 × 34 cmTechniqueHuile sur bois

Piero della Francesca peint le seigneur de Rimini de profil, selon la tradition des médailles antiques. Le nez accusé, la peau pâle et le fond sombre composent une image de contrôle politique plus que de séduction. Daté vers 1450, le portrait accompagne l’affirmation humaniste de Sigismondo Malatesta, condottiere aussi cultivé que redouté.

Voir la source →
Saint Jean Baptiste, peinture de Léonard de Vinci#74
Léonard de Vinci

Saint Jean Baptiste

Date1e quart du XVIe siècle (vers 1517 - 1520)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile (transposition (de bois sur toile))

Saint Jean surgit d’un fond obscur, sourit et pointe vers le ciel dans l’un des derniers tableaux de Léonard. Le geste annonce la venue du Christ, mais le clair-obscur, la peau et l’expression ambiguë déplacent l’image vers le mystère. Conservée par l’artiste jusqu’à sa mort, l’œuvre entra très tôt dans les collections royales françaises.

Voir la source →
Bacchus - Léonard de Vinci image 1 tableau peint à l’huile sur toile#75
Léonard de Vinci

Bacchus

Datevers 1510-1515CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur bois

Cette figure couronnée de pampres fut longtemps considérée comme un saint Jean Baptiste avant d’être transformée en Bacchus par l’ajout d’attributs antiques. L’œuvre dérive d’une composition de Léonard, mais son exécution est généralement attribuée à son atelier. Son histoire matérielle raconte ainsi la facilité avec laquelle une image sacrée pouvait changer d’identité.

Voir cette reproduction →
Saint Michel terrassant le démon, dit Le Grand Saint Michel - dit Raphaël Santi Raffaello#76
Raphaël

Saint Michel terrassant le démon

Date2e quart du XVIe siècle (1518)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Raphaël arme l’archange Michel d’une épée tandis qu’il foule le démon dans un paysage inspiré de l’Apocalypse. Commandée pour François Ier et offerte dans un contexte diplomatique, la grande peinture arrive en France en 1518. Son mouvement diagonal, ses couleurs et son format monumental traduisent l’ambition romaine tardive du peintre.

Voir cette reproduction →
La Vierge au lapin, peinture de Titien#77
Titien

La Vierge au lapin

DateXVIe siècle (1500 - 1600)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

La Vierge tient l’Enfant près d’un lapin blanc caressé par sainte Catherine, dans un paysage où un berger conduit son troupeau. Titien associe le symbole de pureté à une scène de tendresse presque quotidienne. Signée et datée de 1530, l’œuvre fut offerte au duc de Mantoue avant de rejoindre la collection de Charles Ier puis celle de Louis XIV.

Voir la source →
Le Repos pendant la fuite en Égypte, peinture de Orazio Gentileschi#78
Orazio Gentileschi

Le Repos pendant la fuite en Égypte

Date2e quart du XVIIe siècle (1625 - 1650)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Orazio Gentileschi montre la Sainte Famille épuisée pendant la fuite en Égypte, Joseph couché au premier plan et Marie allaitant l’enfant. Le sujet sacré devient une halte corporelle, silencieuse, débarrassée d’anges et de merveilleux. La lumière claire et les étoffes rappellent le caravagisme, mais avec une douceur très personnelle.

Voir la source →
Le Jeune Mendiant, peinture de Bartolomé Esteban Murillo#79
Bartolomé Esteban Murillo

Le Jeune Mendiant

Date2e quart du XVIIe siècle (1647 - 1648)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Murillo peint un jeune garçon retirant les puces de sa chemise dans un intérieur délabré, entouré d’une cruche et de quelques fruits. La lumière donne une présence chaleureuse à cette image de pauvreté sévillane sans en effacer la dureté. Réalisée vers 1645-1650, la toile fut l’une des premières œuvres de l’artiste à connaître une grande fortune hors d’Espagne.

Voir la source →
Repas de paysans, peinture de Louis Le Nain#80
Louis Le Nain

Repas de paysans

Date2e quart du XVIIe siècle (1642)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Les Le Nain réunissent des paysans autour d’un repas frugal, avec du pain, du vin et presque aucun geste spectaculaire. La frontalité des figures et la lumière grise donnent à la scène la gravité d’un portrait collectif. Peinte au XVIIe siècle, l’œuvre demeure difficile à attribuer précisément à l’un des trois frères, qui partageaient atelier et signature.

Voir la source →
Le Pied-bot, peinture de Jusepe de Ribera#81
Jusepe de Ribera

Le Pied-bot

Date2e quart du XVIIe siècle (1642)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Ribera représente un jeune mendiant atteint d’un pied bot qui sourit en tenant une feuille demandant l’aumône « pour l’amour de Dieu ». Le point de vue bas et le vaste ciel lui donnent la stature d’un prince, sans dissimuler sa pauvreté. Daté de 1642, le tableau inverse les codes du portrait de cour avec une humanité profondément espagnole.

Voir la source →
Le Chancelier Séguier - Charles Le Brun image 1 reproduction d’œuvre d’art à l’huile#82
Charles Le Brun

Le chancelier Séguier

Date2e quart du XVIIe siècle (1660 - 1661)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Le chancelier Séguier avance à cheval sous un parasol, entouré de pages aux costumes somptueux. Le Brun transforme une sortie officielle en ballet de tissus, de gestes et de couleurs, tout en maintenant l’autorité calme du ministre. Peint vers 1660, le tableau est l’un des grands portraits collectifs du règne de Louis XIV.

Voir cette reproduction →
L’Infante Marie-Thérèse, peinture de Diego Velázquez#83
Diego Velázquez

L’Infante Marie-Thérèse

Date2e quart du XVIIe siècle (1653 - 1654)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Velázquez peint l’infante Marie-Thérèse avec une perruque latérale, une robe structurée et un mouchoir tenu du bout des doigts. Le protocole de cour rigidifie le corps, mais le visage conserve une présence fragile. Réalisé dans les années précédant son mariage avec Louis XIV, le portrait participe aux échanges diplomatiques entre Madrid et Paris.

Voir la source →
Saint Bonaventure au concile de Lyon, peinture de Francisco de Zurbarán#84
Francisco de Zurbarán

Saint Bonaventure au concile de Lyon

Date2e quart du XVIIe siècle (vers 1629)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Zurbarán représente le franciscain Bonaventure assis parmi les prélats du concile de Lyon, défendant l’union des Églises. Les blancs monastiques, les noirs et les rouges organisent une scène où la parole semble suspendue. Le tableau appartenait à un cycle commandé pour un collège franciscain de Séville et dispersé au XIXe siècle.

Voir la source →
La Crucifixion, peinture de Andrea Mantegna#85
Andrea Mantegna

La Crucifixion

Date3e quart du XVe siècle (après 1456 - 1459)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquetempera sur bois (peuplier)

Mantegna place la Crucifixion dans un paysage rocheux rendu avec une précision presque minérale. Soldats, bourreaux et proches du Christ occupent des groupes distincts, tandis que la perspective du sol conduit brutalement vers les croix. Le panneau formait la partie centrale de la prédelle du retable de San Zeno à Vérone, démembré à l’époque napoléonienne.

Voir la source →
Minerve chassant les Vices du jardin de la Vertu, peinture de Andrea Mantegna#86
Andrea Mantegna

Minerve chassant les Vices du jardin de la Vertu

Date4e quart du XVe siècle (1475 - 1500)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquetempera sur toile

Minerve surgit en armes pour chasser du jardin les personnifications des vices, créatures hybrides qui s’enfuient ou s’enlisent. Commandée par Isabelle d’Este pour son studiolo de Mantoue, l’œuvre transforme un programme moral complexe en théâtre fantastique. Mantegna y réunit érudition antique, satire et invention monstrueuse avec un plaisir visuel évident.

Voir la source →
L’Été, peinture de Giuseppe Arcimboldo#87
Giuseppe Arcimboldo

L’Été

Date3e quart du XVIe siècle (1573)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Arcimboldo compose le buste de l’Été avec des fruits, des légumes, des épis et des fleurs mûrs. Chaque élément garde son identité tout en participant à un visage, jeu savant offert à la cour des Habsbourg. Datée de 1573, cette version appartient à une série des saisons où l’abondance naturelle devient aussi une allégorie du pouvoir impérial.

Voir la source →
Retable de la Déploration du Christ : La Cène, peinture de Joos van Cleve#88
Joos van Cleve

Retable de la Déploration du Christ : La Cène

Date1e quart du XVIe siècle (1520 - 1525)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur bois

Le panneau de la Cène appartenait au retable de la Déploration peint par Joos van Cleve. L’artiste combine une salle inspirée de la Renaissance italienne avec la précision flamande des visages, des tissus et de la table. Réalisée au début du XVIe siècle, l’œuvre témoigne des échanges rapides entre Anvers, l’Italie et les grands commanditaires européens.

Voir la source →
Le Diptyque de Jean Carondelet, peinture de Jan Gossaert#89
Jan Gossaert

Le Diptyque de Jean Carondelet

DateDébut du XVIe siècle (1517)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur bois

Jan Gossaert représente le chanoine Jean Carondelet en prière face à la Vierge, dans un diptyque conçu pour se fermer comme un livre. Le réalisme du portrait dialogue avec une architecture et des corps nourris par le voyage italien du peintre. L’ensemble, daté de 1517, montre comment la dévotion privée devient également affirmation sociale.

Voir la source →
La Visitation avec Marie-Jacobie et Marie-Salomé - Domenico Ghirlandaio image 2 copie peinte à la main à l’huile#90
Domenico Ghirlandaio

La Visitation avec Marie-Jacobie et Marie-Salomé

Date4e quart du XVe siècle (1491)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquetempera sur bois (peuplier)

Ghirlandaio organise la rencontre de Marie et Élisabeth devant une architecture classique, accompagnées de Marie-Jacobie et Marie-Salomé. Commandée pour une chapelle florentine, la scène combine solennité religieuse, portraits contemporains et profondeur perspective. Les couleurs franches et les détails des vêtements expliquent la réputation de l’artiste comme grand chroniqueur de Florence.

Voir cette reproduction →
Triptyque de l'Annonciation - Rogier van der Weyden image 1 copie peinte à la main à l’huile#91
Rogier van der Weyden

L’Annonciation

DateXVe siècle (1400 - 1500)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur bois

Rogier van der Weyden installe l’Annonciation dans une chambre bourgeoise où le lit, le vase et la lumière portent chacun un sens symbolique. Le mouvement de l’ange répond au geste de surprise de Marie. Ce panneau central d’un triptyque, peint vers 1435, montre la capacité flamande à faire entrer le mystère religieux dans un intérieur minutieusement crédible.

Voir cette reproduction →
Portrait du cardinal de Richelieu - Philippe de Champaigne image 1 reproduction réalisée par Alpha Reproduction#92
Philippe de Champaigne

Portrait du cardinal de Richelieu

Date2e quart du XVIIe siècle (vers 1635 - 1640)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Philippe de Champaigne représente Richelieu debout dans ses robes cardinalices, sans décor superflu et avec un visage d’une précision sévère. La silhouette allongée et le rouge gouvernent entièrement la composition. Peint pour fixer l’image officielle du principal ministre de Louis XIII, ce portrait unit autorité politique et retenue presque monastique.

Voir cette reproduction →
Ex-voto de 1662 - Philippe de Champaigne#93
Philippe de Champaigne

Ex-voto de 1662

DateXVIIe siècle (1662)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Champaigne peint mère Catherine-Agnès Arnauld et sœur Catherine de Sainte-Suzanne après la guérison jugée miraculeuse de cette dernière à Port-Royal. L’inscription latine expose les faits comme un document, tandis que les deux religieuses restent absorbées dans la prière. Offert en 1662, l’ex-voto transforme une histoire intime en profession de foi janséniste.

Voir cette reproduction →
L’Accordée de village, peinture de Jean-Baptiste Greuze#94
Jean-Baptiste Greuze

L’Accordée de village

Date3e quart du XVIIIe siècle (1761)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Greuze met en scène un père remettant la dot de sa fille à son futur époux, entouré d’une famille émue. Présenté au Salon de 1761, le tableau fut admiré pour sa narration morale et la lisibilité de chaque sentiment. Diderot y vit la preuve qu’une scène domestique pouvait atteindre la dignité expressive de la grande peinture d’histoire.

Voir la source →
Le Fils puni, peinture de Jean-Baptiste Greuze#95
Jean-Baptiste Greuze

Le Fils puni

Date3e tiers du XVIIIe siècle (1778)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Dans « Le Fils puni », Greuze montre le retour trop tardif du fils ingrat auprès de son père mourant. Les gestes accusateurs et les larmes donnent à la chambre familiale l’intensité d’une scène de théâtre. Conçu comme la suite morale du « Fils ingrat », le tableau illustre le goût du XVIIIe siècle pour les récits où la peinture distribue clairement faute, remords et châtiment.

Voir la source →
Le Fils ingrat, peinture de Jean-Baptiste Greuze#96
Jean-Baptiste Greuze

Le Fils ingrat

Date3e tiers du XVIIIe siècle (1777)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Greuze raconte le départ d’un jeune homme qui abandonne sa famille malgré les supplications de son père. Chaque personnage occupe une place précise dans la chaîne des reproches, de la colère à l’effondrement. Peint comme le premier épisode d’un diptyque moral achevé par « Le Fils puni », le tableau transpose sur toile les effets du drame bourgeois.

Voir la source →
Napoléon sur le champ de bataille d’Eylau, peinture de Antoine-Jean Gros#97
Antoine-Jean Gros

Napoléon sur le champ de bataille d’Eylau

Date1e quart du XIXe siècle (1808)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Gros montre Napoléon parcourant le champ d’Eylau après la bataille de février 1807, entouré de morts, de blessés et de prisonniers. Commandée pour répondre aux récits du carnage, la toile présente l’empereur en souverain compatissant au milieu d’une victoire incertaine. Le froid, la boue et les corps donnent pourtant à la propagande une puissance sombre difficile à maîtriser.

Voir la source →
La Sainte Famille de François Ier, peinture de Raphaël#98
Raphaël

La Sainte Famille de François Ier

Date1e quart du XVIe siècle (1518)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur toile

Titien place Marie, Jésus et Joseph dans une architecture monumentale où les gestes relient tendrement la famille aux saints qui l’entourent. Commandée pour François Ier et envoyée en France en 1518, l’œuvre manifeste le prestige diplomatique de la peinture italienne. Sa composition fut largement admirée et copiée dans les collections royales.

Voir la source →
Autoportrait au chevalet et à l’appuie-main de peintre, peinture de Rembrandt#99
Rembrandt

Autoportrait au chevalet et à l’appuie-main de peintre

Repère artiste1606-1669Date1660CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesFormat111 × 85 cmTechniqueHuile sur toile

Rembrandt se représente dans son atelier, palette et pinceaux à la main, devant une grande toile dont le contenu reste invisible. Le visage vieilli, le bonnet blanc et la matière libre donnent au peintre une présence sans mise en scène héroïque. Réalisé vers 1660, l’autoportrait transforme le travail quotidien et l’expérience accumulée en véritable sujet de peinture.

Voir la source →
Le Philosophe en méditation, peinture de Rembrandt#100
Rembrandt

Le Philosophe en méditation

Repère artiste1606-1669Date2e quart du XVIIe siècle (1632)CollectionMusée du Louvre, Département des PeinturesTechniquehuile sur bois

Dans un intérieur assombri, un escalier en spirale conduit le regard vers une fenêtre lumineuse et deux petites figures. Le titre traditionnel de « Philosophe en méditation » est tardif et le sujet exact reste discuté ; la peinture fonctionne surtout comme une architecture de lumière. Réalisée en 1632, elle doit une grande part de sa célébrité à cette énigme silencieuse.

Voir la source →

Trois façons de regarder

Devant le tableau

Une visite devient plus vivante quand on alterne les grands formats qui happent la salle, les petits panneaux qui exigent de s’approcher et les portraits qui semblent avoir remarqué votre présence avant vous.

01

Premier regard

Certaines images sont déjà connues avant la visite. Les retrouver en vrai permet enfin de mesurer leur matière, leur échelle et tout ce que les reproductions avaient discrètement aplati.

02

Temps long

D’autres tableaux se révèlent lentement : un geste secondaire, un reflet dans un miroir ou un personnage minuscule peut changer entièrement le récit.

03

Retour

Le Louvre ne se termine pas au rang cent. Ce parcours est surtout une réserve de futurs détours, ce qui est une manière élégante d’admettre qu’une seule journée ne suffira jamais.

Sources

Le musée et ses histoires

Les salles réunissent des œuvres passées par des églises, des palais, des collections royales, des saisies révolutionnaires et des achats modernes. Leur arrivée au Louvre fait partie de leur histoire, sans jamais remplacer celle de leur création.

Questions fréquentes

Lire le classement Louvre

Quelques repères pour circuler entre les écoles, les siècles et les salles sans transformer la visite en épreuve d’endurance olympique.

Par quelles peintures commencer au Louvre ?

Commencez par la salle des États pour Léonard et Véronèse, puis gagnez les grands formats français de David, Géricault et Delacroix. Les salles plus calmes de Chardin, La Tour, Rembrandt et Van Eyck offrent ensuite un changement de rythme bienvenu.

Combien de temps faut-il prévoir ?

Deux à trois heures permettent d’en voir une sélection resserrée ; une journée entière donne le temps d’alterner chefs-d’œuvre et découvertes. Mieux vaut choisir vingt tableaux et vraiment les regarder que courir devant cent cadres avec l’élégance d’un train en retard.

Les cent peintures sont-elles toujours exposées ?

Les accrochages changent en fonction des prêts, restaurations et rotations. Les œuvres les plus fragiles ou certains ensembles peuvent quitter temporairement les salles ; le site du musée et le plan du jour restent les meilleurs compagnons de visite.

Pourquoi certains titres possèdent-ils plusieurs formes ?

Les titres anciens sont souvent tardifs et peuvent varier selon les inventaires, les attributions ou les usages. Une même peinture peut donc conserver un titre officiel très long et un surnom devenu plus familier au public.

Retour aux salles

Cent peintures pour traverser le Louvre

Le classement donne une trajectoire, mais chaque tableau invite à ralentir devant la matière, la lumière et le regard.

Revenir aux 100 peintures

0 commentaire

Laisser un commentaire

Veuillez noter que les commentaires doivent être approuvés avant leur publication.