À propos de l’œuvre
Les Tuileries, par Claude Monet
Claude Monet · Paris vu du cinquième étage de Victor Chocquet · Musée Marmottan Monet
Les Tuileries W401reproduction peinte à la main
Depuis un appartement de la rue de Rivoli, le regard plonge sur les allées, les bassins et les bosquets du jardin des Tuileries. Le pavillon de Marsan se dresse sur la gauche, coupé par le bord du tableau, tandis que la ville s’étend en une mince frise claire sous le ciel. Monet transforme le dessin régulier du parc à la française en une mosaïque d’ocres, de verts, de bleus et de roses.

Regarder l’œuvre
Une vue plongeante où les allées ordonnent la foule et les feuillages
Le pavillon de Marsan occupe le bord gauche comme une grande verticale pierreuse traversée d’ombres bleues. À ses pieds, les promenades et les statues se réduisent en touches claires. La ligne d’horizon très haute réserve la majorité de la toile au jardin.
Bassins, parterres et allées forment des courbes et des axes successifs. Les personnages minuscules ponctuent les chemins, tandis que les arbres sont construits par masses vertes, jaunes et brun rouge. Au loin, les toits et les monuments de Paris vibrent dans une brume bleutée.
La régularité du jardin fournit l’ossature ; les touches de couleur rendent à chaque arbre, statue et promeneur son instant de lumière.
Composition, touche et lumière
Ce que Monet construit derrière l’impression d’instantané
Trois éléments précis permettent de comprendre cette composition et les difficultés essentielles d’une reproduction fidèle.
Un point de vue exceptionnellement élevé
La plongée permet de voir simultanément les tracés du parc et la ville. Les personnages perdent leur individualité et deviennent des accents qui mesurent l’échelle des allées.
Le pavillon comme bord architectural
La façade n’est pas centrée : elle entre depuis la gauche et agit comme un montant vertical. Sa masse équilibre l’étendue horizontale du parc sans fermer la perspective.
Une palette du milieu des années 1870
Ocres blonds, verts variés, bleus et roses se juxtaposent en touches courtes. Le musée rapproche cette gamme de celle qu’emploie Monet dans ses scènes d’Argenteuil à la même époque.
Image de référence
Lire cette version précise
La référence correspond à l’inventaire 4016 du musée Marmottan Monet, version Wildenstein 401. Le fichier exact disponible mesure 1 120 × 825 px ; il a été converti en WebP à sa définition d’origine, sans agrandissement artificiel.
L’horizon reste placé très haut
Cette proportion est indispensable à la vue plongeante. Abaisser la ville réduirait l’importance du dessin des allées et des bosquets.
Les sculptures sont des accents clairs
Leur succession ordonne les promenades, mais elles ne doivent pas être surdéfinies par rapport aux personnages et aux feuillages.
Les arbres combinent plusieurs saisons de couleur
Verts sombres, verts jaunes, roux et roses coexistent. Cette diversité empêche les massifs de former une seule nappe uniforme.
Repères documentés
Trois informations propres à cette œuvre
Datée de 1876, cette huile sur toile de 54 × 73 cm est conservée au musée Marmottan Monet sous l’inventaire 4016 et classée Wildenstein 401.
Le 198, rue de Rivoli
Victor Chocquet met son appartement du cinquième étage à la disposition de Monet. Cette hauteur donne au peintre une vue plongeante inhabituelle sur les Tuileries et les toits de Paris.
Quatre vues du même jardin
Le séjour inspire quatre peintures. Le musée Marmottan décrit sa version comme la plus accomplie, notamment pour l’équilibre entre le pavillon, la ligne d’horizon et l’ordonnance du parc.
Le don Donop de Monchy
Eugène et Victorine Donop de Monchy donnent le tableau en 1940. L’œuvre, signée en bas à droite, porte aujourd’hui l’inventaire 4016.
Votre reproduction
Ce que le peintre doit préserver
La fidélité dépend ici de rapports précis entre lumière, touche, profondeur et température des couleurs.
- Conserver la plongée et la ligne d’horizon très haute.
- Maintenir le pavillon coupé par le bord gauche.
- Distinguer bassins, allées, sculptures et pelouses.
- Peindre les figures comme de petites touches colorées.
Fiche de l’œuvre
| Titre | Les Tuileries W401 |
|---|---|
| Artiste | Claude Monet (1840–1926) |
| Date | 1876 |
| Technique originale | Huile sur toile |
| Dimensions | 54 × 73 cm |
| Orientation | Horizontale |
| Conservation | Musée Marmottan Monet, Paris, France |
| Inventaire | 4016 · Wildenstein 401 |
| Votre reproduction | Peinture à l’huile réalisée à la main sur toile |
Présentation dans votre intérieur
Une palette pensée avec la pièce
Cette vue de Paris apporte profondeur et mouvement à un salon, une salle à manger ou un bureau. Un cadre doré mat, chêne clair ou bleu gris accompagne la pierre du pavillon et la diversité des feuillages.
