À propos de l’œuvre
Le Déjeuner sur l'herbe, par Claude Monet
Claude Monet · Fragment central du projet monumental de 1865–1866 · Musée d’Orsay
Le Déjeuner sur l’herbe, fragment central W63/2reproduction peinte à la main
Autour d’une nappe blanche couverte de fruits, de vaisselle et de paniers, quatre figures apparaissent dans une clairière. La robe claire de la femme assise capte une lumière presque aveuglante, tandis que les hommes et la femme debout se détachent dans les verts profonds. Ce fragment central est l’un des deux seuls vestiges conservés du Déjeuner sur l’herbe monumental de Monet.

Regarder l’œuvre
La nappe et la robe blanche concentrent la lumière de toute la clairière
Au premier plan, la nappe s’étend en diagonale et porte une nature morte abondante : fruits, pain, bouteille, vaisselle, panier et étoffes. La femme assise ouvre les bras et tourne le visage vers le spectateur. Derrière elle, un homme debout tient un vêtement ou une couverture, tandis qu’une femme en robe claire se penche vers le groupe.
À gauche, le personnage barbu reste partiellement pris dans l’ombre. Le musée d’Orsay remarque sa ressemblance frappante avec Gustave Courbet, venu voir Monet et Bazille durant l’hiver 1865–1866. Les bouleaux verticaux et les branches basses donnent une architecture naturelle à cette réunion mondaine en plein air.
Ce fragment ne doit pas être lu comme un tableau recadré au hasard : il conserve le cœur lumineux d’une composition qui mesurait à l’origine plus de quatre mètres sur six.
Composition, touche et lumière
Ce que Monet construit derrière l’impression d’instantané
Trois éléments précis permettent de comprendre cette composition et les difficultés essentielles d’une reproduction fidèle.
Un centre dominé par les blancs colorés
La robe, la nappe et les manches ne sont jamais d’un blanc uniforme. Elles reçoivent du bleu, du rose, de l’ocre et les ombres vertes de la clairière ; ces écarts donnent à la lumière sa puissance sans effacer les volumes.
Des figures prises dans le paysage
Les vêtements sombres, les feuillages et les troncs se répondent par la couleur. Monet évite l’effet de silhouettes posées devant un décor : les personnages appartiennent à la même lumière fragmentée que les arbres.
La diagonale du repas contre les verticales
La nappe et les gestes ouvrent l’espace vers la droite, tandis que les bouleaux montent presque parallèlement. Cette opposition stabilise une scène pourtant dense et explique son efficacité à l’échelle monumentale.
Image de référence
Lire cette version précise
L’image montre la partie centrale conservée au musée d’Orsay, inventaire RF 1987 12 et catalogue Wildenstein 63/2. Le fichier WebP de 2 247 × 2 590 px respecte la forme actuelle du fragment et permet d’examiner les figures comme la nature morte.
La femme assise est le foyer, pas une silhouette isolée
Ses manches, sa robe et la nappe s’emboîtent en une large zone claire. Il faut préserver leurs limites internes par de petites variations froides et chaudes sans poser un contour sombre.
Le personnage barbu demeure dans une ombre transparente
Son visage, son habit et sa barbe associent brun, vert et noir coloré. Une masse noire opaque ferait disparaître sa posture et romprait le passage progressif vers le sous-bois.
La nature morte organise le premier plan
Les fruits, paniers et contenants sont précis mais subordonnés à l’ensemble. Leurs touches ocre, rouges et brunes doivent rythmer la nappe sans devenir une succession d’objets minutieusement cernés.
Repères documentés
Trois informations propres à cette œuvre
Ce fragment central peint en 1865–1866 mesure 248,7 × 218 cm et pèse 97 kg. Il est conservé au musée d’Orsay sous l’inventaire RF 1987 12 et catalogué Wildenstein 63/2.
Plus de quatre mètres sur six à l’origine
Monet commence cette immense composition au printemps 1865 comme un hommage autant qu’un défi au Déjeuner sur l’herbe de Manet, montré au Salon des Refusés de 1863. Il voulait la présenter au Salon de 1866.
Une toile roulée, endommagée puis découpée
Donnée en gage pour un loyer, la toile est conservée roulée dans une cave et souffre de l’humidité. Monet la récupère en 1884, la découpe et garde trois fragments ; deux seulement sont aujourd’hui connus.
Le fragment central reçu par dation en 1987
Après être resté chez Monet puis dans la collection de son fils Michel, ce fragment entre dans les collections nationales par dation en 1987. Une bande supplémentaire avait déjà été retranchée à droite après 1920.
Votre reproduction
Ce que le peintre doit préserver
La fidélité dépend ici de rapports précis entre lumière, touche, profondeur et température des couleurs.
- Conserver la forme verticale et le cadrage propre au fragment central.
- Nuancer tous les blancs de la robe et de la nappe.
- Maintenir les figures sombres lisibles dans le sous-bois.
- Peindre la nature morte par accents sans durcir chaque objet.
Fiche de l’œuvre
| Titre | Le Déjeuner sur l’herbe, fragment central W63/2 |
|---|---|
| Artiste | Claude Monet (1840–1926) |
| Date | 1865–1866 |
| Technique originale | Huile sur toile |
| Dimensions | 248,7 × 218 cm |
| Orientation | Verticale monumentale |
| Conservation | Musée d’Orsay, Paris, France |
| Inventaire | RF 1987 12 · Wildenstein 63/2 |
| Votre reproduction | Peinture à l’huile réalisée à la main sur toile |
Présentation dans votre intérieur
Une palette pensée avec la pièce
Ce fragment spectaculaire convient à un salon haut de plafond, une entrée ou une bibliothèque. Un cadre noyer, bronze ou vert profond souligne le sous-bois ; un mur ivoire, pierre claire ou vert grisé révèle les grandes zones blanches.
