À propos de l’œuvre
Le Mont Riboudet à Rouen au Printemps, par Claude Monet
Claude Monet · Les coteaux ruraux entre Rouen et Déville · Collection particulière
Le Mont Riboudet à Rouen au printemps W216reproduction peinte à la main
Un chemin clair traverse des champs verts et jaunes avant de rejoindre quelques maisons posées au pied du Mont Riboudet. Les coteaux se succèdent sous un ciel bleu lavé de nuages, tandis que des arbres jeunes ponctuent la campagne. Monet peint cette vue au début du printemps 1872, lors d’un séjour chez son frère Léon dans les environs de Rouen.

Regarder l’œuvre
Le chemin relie les champs du premier plan aux collines de Rouen
La voie beige part de l’angle inférieur droit, se rétrécit en avançant, puis disparaît près des maisons. Elle sépare les bandes de prairie tout en conduisant vers le versant bleu vert du mont. Les petites constructions blanches et rouges marquent le milieu de la composition.
Des taches jaunes éclairent les champs et répondent aux nuages crème. Les arbres de gauche, encore peu feuillus, laissent voir le relief derrière eux. Monet juxtapose verts, bleus et jaunes sans contour rigide, donnant au paysage la fraîcheur changeante du début de saison.
Le Mont Riboudet n’est pas traité comme un sommet spectaculaire : il devient la profondeur douce d’un paysage quotidien, observé avant l’avancée de la ville.
Composition, touche et lumière
Ce que Monet construit derrière l’impression d’instantané
Trois éléments précis permettent de comprendre cette composition et les difficultés essentielles d’une reproduction fidèle.
Une perspective construite par le chemin
Sa courbe part du spectateur et se dirige vers le groupe de maisons. Les bandes horizontales des champs ralentissent ce mouvement et maintiennent l’équilibre entre profondeur et surface.
Des couleurs juxtaposées qui annoncent l’impressionnisme
La notice Sotheby’s souligne les plages voisines de vert, de bleu et de jaune. Peintes directement sur la toile en plein air, elles décrivent la sensation lumineuse plutôt qu’un modelé académique continu.
Une campagne bientôt transformée par l’industrie
Le site se trouvait entre Rouen et Déville, à proximité de zones en rapide développement. Cette vue demeure pourtant rurale, sans cheminée ni voie ferrée, contrairement à plusieurs tableaux réalisés par Monet durant le même séjour.
Image de référence
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Le visuel correspond au Mont Riboudet à Rouen au printemps, huile sur toile de 1872, 56 × 74 cm, signée en bas à droite et répertoriée Wildenstein 216. L’unique WebP mesure 2 880 × 2 163 px, définition du fichier public exact, sans agrandissement artificiel.
Le chemin ne doit pas devenir une bande uniforme
Beiges, roses, bleus et verts modèlent sa surface et ses bords. Ces variations l’intègrent aux champs plutôt que de le poser par-dessus le paysage.
Les collines changent de température avec la distance
Vert chaud au premier plan, bleu vert au milieu puis bleu plus froid à l’horizon créent l’éloignement. Les contours restent souples sous la lumière.
Les maisons sont petites mais structurantes
Quelques rectangles clairs, toits rouges et accents sombres suffisent. Leur rôle est de mesurer l’échelle du coteau, non de devenir le sujet principal.
Repères documentés
Trois informations propres à cette œuvre
Peinte au début du printemps 1872, cette huile sur toile mesure 56 × 74 cm. Elle est conservée en collection particulière et porte le numéro 216 du catalogue raisonné Wildenstein.
Monet travaille près de son frère Léon
Au début de 1872, il se rend dans les environs de Rouen et peint environ une douzaine de paysages. Le Mont Riboudet se situait alors entre la ville et Déville, où vivait son frère.
Durand-Ruel puis Gustave Caillebotte
Le marchand Paul Durand-Ruel achète la toile à Monet en février 1873. Vers 1876, le peintre et collectionneur Gustave Caillebotte l’acquiert à son tour pour sa collection personnelle.
Peindre sans dessin préparatoire
Sotheby’s rattache cette œuvre au groupe de 1872 où Monet applique directement le pigment sur la toile en plein air. Lumière et ombre sont établies par les rapports de couleur plutôt que par un dessin préalable.
Votre reproduction
Ce que le peintre doit préserver
La fidélité dépend ici de rapports précis entre lumière, touche, profondeur et température des couleurs.
- Respecter la courbe et le rétrécissement du chemin.
- Juxtaposer les verts, jaunes et bleus sans les uniformiser.
- Garder les maisons petites au pied du coteau.
- Préserver la transparence lumineuse du ciel printanier.
Fiche de l’œuvre
| Titre | Le Mont Riboudet à Rouen au printemps W216 |
|---|---|
| Artiste | Claude Monet (1840–1926) |
| Date | 1872 |
| Technique originale | Huile sur toile |
| Dimensions | 56 × 74 cm |
| Orientation | Horizontale |
| Conservation | Collection particulière, Localisation non publique |
| Inventaire | Wildenstein 216 |
| Votre reproduction | Peinture à l’huile réalisée à la main sur toile |
Présentation dans votre intérieur
Une palette pensée avec la pièce
Ce paysage printanier convient à un salon, une salle à manger ou un bureau. Un cadre chêne clair, doré patiné ou vert profond accompagne les champs ; un mur crème, bleu pâle ou jaune grisé révèle le ciel.
