À propos de l’œuvre
Les lilyes, par Claude Monet
Claude Monet · 1914–1915 · Portland 59.16 · W1795
Nymphéas, Portland Art Museum W1795reproduction peinte à la main
Des nymphéas blancs, roses et orangés flottent sur une eau où se croisent le ciel, les nuages et les branches du saule. Monet supprime toute rive et tout horizon : le bassin remplit la toile. Les feuilles forment une large bande transversale, tandis que les reflets verticaux descendent vers le premier plan. Cette œuvre de grand format marque le retour de Monet aux Nymphéas et prépare l’ampleur de ses Grandes Décorations.

Regarder l’œuvre
Les fleurs flottent sur un espace sans horizon où l’eau devient à la fois ciel, profondeur et surface
La moitié supérieure s’ouvre sur des bleus roses et des mauves clairs, comme un reflet de nuage. Une zone plus sombre occupe l’angle supérieur droit et évoque la présence d’un saule hors champ. Les feuilles de nénuphars traversent la composition sans former une frise régulière.
Dans la moitié inférieure, les touches verticales vertes, turquoise et violettes donnent le reflet de la végétation. Quelques fleurs rouges et orange ponctuent cette profondeur sombre. Les cercles peints près du bas peuvent se lire comme des feuilles, des rides d’eau ou des gestes presque abstraits.
En supprimant la rive, Monet ne montre plus le jardin autour du bassin : il place le spectateur au milieu des reflets.
Composition, touche et lumière
Ce que Monet construit derrière l’impression d’instantané
Trois éléments précis permettent de comprendre cette composition et les difficultés essentielles d’une reproduction fidèle.
Un nouveau départ autour de 1914
Après une période de deuil et de travail réduit, Monet revient aux Nymphéas sur de grandes toiles. Le Portland Art Museum situe cette œuvre en 1914–1915, au moment où mûrit le projet d’un décor capable d’envelopper le regard.
La surface et la profondeur réunies
Les fleurs et les feuilles indiquent la surface réelle de l’eau. Les nuages et les branches appartiennent à son reflet. Monet superpose ces deux lectures sans ligne d’horizon, ce qui fait osciller l’espace entre bassin et champ de couleur.
Une liberté de touche accrue
Les feuilles sont posées par gestes épais et arrondis, tandis que les reflets utilisent de longues traînées verticales. Des passages restent plus minces et lumineux. Cette diversité de matière annonce les grands panneaux tardifs.
Image de référence
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L’unique photographie de référence mesure 3 744 × 3 180 px. Elle montre l’œuvre 59.16 exposée au Portland Art Museum et a été encodée en véritable WebP à sa définition native, sans agrandissement artificiel.
Une bande de feuilles légèrement ascendante
Le groupe principal part de la gauche et monte vers la droite. Cette diagonale souple maintient le mouvement dans un format proche du carré et empêche la composition de se diviser en deux moitiés égales.
Bleu rose, vert profond et rouge corail
Les tons froids dominent, mais les fleurs chaudes introduisent des accents précis. Leur saturation doit rester localisée : trop de rouge ferait disparaître la lumière douce du ciel reflété.
Des cercles et des verticales lisibles
Les marques circulaires du premier plan et les longues coulures de couleur ne doivent pas être lissées. Elles rendent la surface mobile et rapprochent la peinture d’une abstraction sans perdre le motif du bassin.
Repères documentés
Trois informations propres à cette œuvre
Ces repères concernent précisément les Nymphéas du Portland Art Museum, inventaire 59.16 et Wildenstein 1795.
Portland Art Museum 59.16, W1795
Le musée catalogue cette huile sur toile de 1914–1915 sous le numéro 59.16. Les mesures actuelles de l’image sont 62 1/4 × 69 7/8 pouces, soit environ 158,1 × 177,5 cm.
Un vernis ajouté a été retiré
Le Portland Art Museum a mené une campagne de conservation pour retirer un vernis synthétique qui n’était pas d’origine. Le traitement a rapproché la surface de l’aspect mat et des rapports colorés voulus par Monet.
Achat grâce au Helen Thurston Ayer Fund
La toile appartient à la collection européenne du musée et porte le crédit Museum Purchase: Helen Thurston Ayer Fund. Elle compte parmi les œuvres les plus appréciées de l’institution.
Votre reproduction
Ce que le peintre doit préserver
La fidélité dépend ici de rapports précis entre lumière, touche, profondeur et température des couleurs.
- La version exacte du Portland Art Museum, 59.16 et Wildenstein 1795
- Le format monumental de 158,1 × 177,5 cm
- La bande de nymphéas conservée dans sa diagonale souple
- Les reflets verticaux, les cercles et les accents corail maintenus visibles
Fiche de l’œuvre
| Titre | Nymphéas, Portland Art Museum W1795 |
|---|---|
| Artiste | Claude Monet (1840–1926) |
| Date | 1914–1915 |
| Technique originale | Huile sur toile |
| Dimensions | 158,1 × 177,5 cm |
| Orientation | Presque carrée, légèrement horizontale |
| Conservation | Portland Art Museum, Portland, Oregon, États-Unis |
| Inventaire | 59.16 · Wildenstein 1795 |
| Votre reproduction | Peinture à l’huile réalisée à la main sur toile |
Présentation dans votre intérieur
Une palette pensée avec la pièce
Bleu mauve, vert saule, turquoise, rose pâle et corail donnent à cette reproduction peinte à la main une présence immersive. Le format presque carré convient à un grand mur dégagé, dans un salon ou un espace de lecture aux tons naturels.
