À propos de l’œuvre
Les lilies d'eau, par Claude Monet
Claude Monet · 1907 · Nymphéas verticaux · Wildenstein 1706
Nymphéas W1706, ancienne collection Kawamurareproduction peinte à la main
Dans cette version verticale peinte en 1907, Monet resserre le bassin de Giverny jusqu’à faire disparaître la rive et l’horizon. Une coulée de lumière jaune, rose, lilas et bleue descend au centre de l’eau, encadrée par des masses plus sombres de végétation réfléchie. Les nénuphars flottent à plusieurs profondeurs apparentes et rendent incertaine la limite entre la surface réelle, le ciel et les arbres.

Regarder l’œuvre
Une colonne de lumière traverse le bassin et transforme un fragment d’eau en paysage vertical
Le centre de la toile s’ouvre comme un passage lumineux. Des jaunes pâles se mêlent à des roses froids et à des bleus grisés, puis se reflètent jusque dans la moitié inférieure. Autour de cet axe, les verts plus denses ferment progressivement le champ sans former de bord régulier.
Les feuilles de nénuphars interrompent les reflets par des ovales irréguliers. Certaines restent presque plates et sombres ; d’autres reçoivent une lumière rose, bleue ou crème. Monet varie leur netteté pour que le regard oscille entre les plantes posées sur l’eau et la profondeur suggérée par les verticales.
Le bassin n’est pas représenté depuis sa rive : il devient une surface autonome où lumière, feuilles et reflets se superposent.
Composition, touche et lumière
Ce que Monet construit derrière l’impression d’instantané
Trois éléments précis permettent de comprendre cette composition et les difficultés essentielles d’une reproduction fidèle.
Un format inspiré par la verticalité
Cette toile appartient au groupe de quinze Nymphéas verticaux peints en 1907. Le rapport étroit du support rapproche la composition d’un rouleau suspendu japonais : le regard descend dans l’image au lieu de parcourir un horizon panoramique.
Une lumière centrale sans source visible
La zone claire n’est ni un chemin ni une ouverture entre des arbres. Elle correspond au ciel reflété dans l’eau. Sa continuité verticale donne de la profondeur, tandis que les feuilles posées à la surface ramènent constamment le regard vers le plan du tableau.
Des couleurs rompues plutôt que descriptives
Les verts contiennent du bleu, du brun et du violet ; les jaunes glissent vers le rose ou le gris. Pour une reproduction fidèle, ces mélanges doivent rester visibles et éviter aussi bien le vert uniforme que le contraste artificiellement renforcé.
Image de référence
Lire cette version précise
L’unique image de référence mesure 2 530 × 3 200 px. Elle montre la toile de face, sans cadre, et a été encodée en véritable WebP à sa définition native, sans agrandissement artificiel.
Des nénuphars distribués par îlots
Les feuilles se rassemblent surtout dans le haut et sur les côtés, puis deviennent plus rares au centre. Cette répartition laisse respirer le reflet lumineux et maintient l’équilibre entre les parties occupées et les passages ouverts.
Or pâle, rose, lilas et vert profond
La chaleur du centre est contenue par des verts bleutés et des bruns froids. Les quelques fleurs roses agissent comme des ponctuations, sans dominer les reflets ni transformer la toile en scène florale décorative.
Une touche qui change avec le motif
Les feuilles sont posées par gestes courts et plutôt horizontaux, alors que les reflets suivent des directions verticales plus longues. Le croisement de ces touches construit l’eau sans dessiner de vagues ni de contours fermes.
Repères documentés
Trois informations propres à cette œuvre
Ces repères concernent précisément les Nymphéas de 1907 répertoriés Wildenstein 1706.
Wildenstein 1706, signé et daté en 1907
Cette huile sur toile mesure 92 × 73,6 cm. Monet l’a signée et datée en bas à droite. Le format vertical et le numéro W1706 permettent de la distinguer des nombreuses autres vues du bassin exécutées la même année.
Présentée chez Durand-Ruel en 1909
L’œuvre figurait sous le numéro 36 dans l’exposition consacrée aux Nymphéas organisée à Paris par la galerie Durand-Ruel en 1909. Cette présentation réunissait le cycle auquel Monet travaillait depuis plusieurs années.
Ancienne collection du Kawamura Memorial DIC Museum of Art
La toile fut acquise conjointement auprès de Monet par Durand-Ruel et Bernheim-Jeune en décembre 1920. Elle a ensuite appartenu au Kawamura Memorial DIC Museum of Art avant son retour sur le marché de l’art.
Votre reproduction
Ce que le peintre doit préserver
La fidélité dépend ici de rapports précis entre lumière, touche, profondeur et température des couleurs.
- La version verticale exacte, répertoriée Wildenstein 1706
- Le rapport original de 92 × 73,6 cm, sans élargissement du cadrage
- La colonne centrale jaune, rose et lilas maintenue sous les feuilles flottantes
- Les verts profonds conservés avec leurs nuances bleues, violettes et brunes
Fiche de l’œuvre
| Titre | Nymphéas W1706, ancienne collection Kawamura |
|---|---|
| Artiste | Claude Monet (1840–1926) |
| Date | 1907 |
| Technique originale | Huile sur toile |
| Dimensions | 92 × 73,6 cm |
| Orientation | Verticale |
| Conservation | Collection particulière, ancienne collection du Kawamura Memorial DIC Museum of Art, Japon |
| Inventaire | Wildenstein 1706 |
| Votre reproduction | Peinture à l’huile réalisée à la main sur toile |
Présentation dans votre intérieur
Une palette pensée avec la pièce
Vert d’eau, bleu gris, lilas, rose tendre et or pâle donnent à cette reproduction peinte à la main une présence à la fois calme et lumineuse. Son format vertical convient particulièrement à un pan de mur étroit, entre deux ouvertures ou au-dessus d’un meuble bas.
