À propos de l’œuvre
Lilies d'eau (1904, par Claude Monet
Claude Monet · 1904 · don de 1910 au Havre · W1664
Les Nymphéas W1664reproduction peinte à la main
Quelques feuilles vertes et fleurs pâles flottent sur une eau saturée de bleu, de mauve et de rose. Aucun horizon ne fixe le regard : la surface du bassin devient le tableau tout entier. Monet offre cette toile de 1904 à la ville du Havre en 1910 ; elle est identifiée Wildenstein 1664.

Regarder l’œuvre
Le bassin sans rive, entre surface et profondeur
Le cadrage presque carré supprime le pont, la berge et le ciel direct. Les nymphéas, répartis en petits groupes, donnent seuls l’échelle. Certains sont nettement posés sur l’eau ; d’autres se fondent dans les reflets jusqu’à devenir de simples signes colorés.
Des stries verticales bleu violet suggèrent les arbres réfléchis, tandis que des passages roses et turquoise ouvrent la surface. Monet superpose ces directions sans les enfermer dans une perspective classique : le regard peut lire à la fois l’eau, le reflet et la peinture.
W1664 ne représente plus un paysage autour du bassin : le paysage existe désormais à l’intérieur de l’eau.
Composition, touche et lumière
Ce que Monet construit derrière l’impression d’instantané
Trois éléments précis permettent de comprendre cette composition et les difficultés essentielles d’une reproduction fidèle.
La version donnée par Monet au Havre
En 1910, l’artiste offre cette toile à sa ville natale. Ce don direct, aujourd’hui conservé au MuMa, associe l’un de ses motifs les plus novateurs à l’histoire havraise de Monet.
Une œuvre de 1904
La toile appartient à la phase où Monet concentre son regard sur la nappe d’eau. Son format de 89 × 93 cm et son numéro Wildenstein 1664 permettent de la différencier des nombreux Nymphéas proches.
Vers les Paysages d’eau de 1909
Le musée replace l’œuvre dans le travail qui mène aux quarante-huit Paysages d’eau présentés chez Durand-Ruel en 1909. La disparition progressive des repères topographiques annonce une peinture plus décorative et plus abstraite.
Image de référence
Lire cette version précise
Une seule image est utilisée : la vue complète de W1664, conservée en véritable WebP de 1 200 × 1 150 px, sans agrandissement artificiel.
Des îlots végétaux irréguliers
Les feuilles ne forment ni grille ni couronne régulière. Leurs écarts et leurs changements d’échelle créent le mouvement du regard, particulièrement entre la zone basse et le centre.
Bleu profond, mauve, rose et vert
La couleur de l’eau résulte de multiples couches. Les tons froids dominent, mais des passages roses réchauffent les reflets et empêchent la surface de devenir uniforme.
Touches flottantes et traits verticaux
Les fleurs et les feuilles portent des accents courts, parfois épais. Les reflets demandent au contraire des gestes plus longs et transparents. Leur superposition crée l’ambiguïté spatiale propre à l’œuvre.
Repères documentés
Trois informations propres à cette œuvre
Le MuMa du Havre date cette toile de 1904, indique un format de 89 × 93 cm et rappelle le don de l’artiste à la ville en 1910 ; elle correspond à Wildenstein 1664.
Les Nymphéas, Wildenstein 1664
Cette huile sur toile presque carrée mesure 89 × 93 cm. Son agencement de feuilles et de reflets permet d’identifier cette version particulière dans le vaste corpus de Giverny.
MuMa Le Havre, don de l’artiste en 1910
Monet offre lui-même l’œuvre à la ville du Havre. Cette provenance directe constitue un repère essentiel de son histoire matérielle.
Le jardin d’eau de Giverny
Monet transforme un bassin qu’il a fait aménager en laboratoire pictural. Ici, l’absence de rive et d’horizon concentre toute l’attention sur les reflets, les profondeurs et les fleurs flottantes.
Votre reproduction
Ce que le peintre doit préserver
La fidélité dépend ici de rapports précis entre lumière, touche, profondeur et température des couleurs.
- La version exacte donnée au Havre en 1910, Wildenstein 1664
- Le format presque carré de 89 × 93 cm
- Les groupes de feuilles irréguliers sur une eau bleu mauve
- La coexistence des reflets verticaux et des touches flottantes
Fiche de l’œuvre
| Titre | Les Nymphéas W1664 |
|---|---|
| Artiste | Claude Monet (1840–1926) |
| Date | 1904 |
| Technique originale | Huile sur toile |
| Dimensions | 89 × 93 cm |
| Orientation | Presque carrée |
| Conservation | MuMa – Musée d’art moderne André Malraux, Le Havre, France |
| Inventaire | Don de l’artiste en 1910 · Wildenstein 1664 |
| Votre reproduction | Peinture à l’huile réalisée à la main sur toile |
Présentation dans votre intérieur
Une palette pensée avec la pièce
Les bleus profonds et les accents roses installent une sensation enveloppante, idéale dans un salon, une chambre ou un espace de repos. Bois clair, lin naturel et murs gris bleuté prolongent sa palette sans la concurrencer.
