Gerbes de blé a été réalisé en 1889 à Paris. Arrivé à Paris en mars 1886, Van Gogh vit avec son frère Théo, galerie Laffitte. Il y découvre l'impressionnisme (Pissarro, Monet, Sisley), le pointillisme (Seurat, Signac), l'art japonais. En deux ans, sa palette s'éclaircit radicalement, passant des bruns néerlandais aux couleurs pures. Il peint des vues de Montmartre, des portraits de ses amis peintres, des natures mortes, et surtout les fameuses compositions de fleurs. C'est aussi la période de la cohabitation houleuse avec Gauguin à Arles (octobre-décembre 1888). Ce tableau s'inscrit dans la période parisienne (1886-1888), où Van Gogh vit avec son frère Théo et découvre l'impressionnisme et le pointillisme. Sa palette s'éclaircit radicalement, sa touche se libère, et il s'initie aux techniques de juxtaposition des couleurs complémentaires. Paris est aussi la période des portraits d'amis (Père Tanguy, Père Pilon), des scènes de Montmartre et des nombreuses natures mortes.
Exécuté en huile sur toile, Gerbes de blé mesure —. Van Gogh y développe Sous l'influence des impressionnistes, Van Gogh adopte une palette claire et fragmentée : jaunes vifs, bleus cobalt, rouges vermillon, verts tendres. La touche se fait plus courte, juxtaposée en petits traits directionnels. Il s'initie aux techniques de juxtaposition des couleurs complémentaires, et sa matière se libère peu à peu du modelé tonal. Chaque coup de pinceau est visible, modelant la forme et l'espace par la couleur plus que par le dessin. Cette approche fait de Van Gogh l'un des précurseurs de l'expressionnisme et de l'art moderne du XXe siècle.
Conservée au Van Gogh Museum, Amsterdam, l'œuvre date du séjour parisien de Van Gogh (1886-1888), où il découvre l'impressionnisme et le pointillisme. En deux ans, sa palette passe des bruns néerlandais aux couleurs pures, et sa touche se libère. Cette transition fait de Paris un tournant décisif dans l'histoire de l'art moderne.