À propos de l’œuvre
Automne à Jeufosse, par Claude Monet
Claude Monet · Jeufosse · 1884 · W916
Automne à Jeufosse W916reproduction peinte à la main
À Jeufosse, la Seine s’élargit entre deux rives dont les feuillages passent du vert au jaune, au rose et au rouge. Monet dirige le regard vers l’aval : la colline de Jeufosse descend à gauche vers le coteau du Gibet, près de Port-Villez, tandis que l’eau absorbe les couleurs de l’automne en longues touches presque horizontales. Signée et datée « Claude Monet 84 » en bas à gauche, cette huile sur toile de 60 × 73 cm appartient à une collection particulière. Elle correspond à Wildenstein 916.

Regarder l’œuvre
La Seine devient une nappe de lumière automnale où la végétation des deux rives se défait en couleurs réfléchies
À gauche, un rideau d’arbres sombres se dresse contre un ciel laiteux ; sa base laisse apparaître une mince rive et quelques bandes d’ombre. La berge droite, plus basse et plus lumineuse, avance en diagonale vers le centre. Ses jaunes acides, ses roses et ses verts forment un contraste vibrant avec les bleus brumeux du coteau lointain.
L’eau ne reflète pas mécaniquement les arbres. Monet étire des roses, des bleus et des verts dans le sens du courant, puis les interrompt par des touches plus épaisses près des berges. Le ciel et la rivière partagent ainsi la même clarté argentée, mais leurs gestes différents maintiennent la profondeur et le mouvement.
Sotheby’s identifie précisément la direction du regard : en aval, avec la colline de Jeufosse à gauche descendant vers le coteau du Gibet à Port-Villez. Cette topographie discrète donne une assise réelle à la liberté colorée du tableau.
Composition, touche et lumière
Ce que Monet construit derrière l’impression d’instantané
Trois éléments précis permettent de comprendre cette composition et les difficultés essentielles d’une reproduction fidèle.
Les rives asymétriques organisent le passage
La masse verticale et sombre de gauche agit comme un seuil, tandis que la rive droite, plus ouverte, guide l’œil vers le coude du fleuve. Entre elles, la Seine devient un corridor de lumière.
Deux familles de gestes construisent le paysage
Les reflets sont étirés horizontalement ; les feuillages et le coteau sont posés par des touches rapides et diagonales. Sotheby’s souligne cette opposition qui donne au tableau son énergie sans rompre son calme.
L’automne est exprimé sans bruns dominants
Jaunes citron, roses, verts bleutés et quelques rouges suffisent à traduire la saison. La palette évite la tonalité terreuse attendue et fait de la transformation du feuillage un phénomène lumineux.
Image de référence
Lire cette version précise
L’unique image représente exactement Wildenstein 916. Le fichier publié par Sotheby’s mesure 2 000 × 1 648 px ; il est conservé à sa définition native, sans agrandissement artificiel, puis encodé en véritable WebP.
Conserver la masse sombre du bord gauche
Elle donne toute sa valeur à la rive claire et aux reflets rosés. Trop éclaircie, elle supprimerait l’effet d’entrée dans le motif et aplatirait la profondeur du fleuve.
Distinguer les gestes de l’eau et des feuillages
Les longues touches calmes de la Seine ne doivent pas imiter la touche fragmentée des arbres. Cette différence de direction est une clé documentée de W916.
Préserver la brume du coteau lointain
La colline bleue se fond dans le ciel sans contour dur. Elle doit rester lisible derrière l’éclat de la rive droite tout en donnant au paysage sa distance atmosphérique.
Repères documentés
Trois informations propres à cette œuvre
Sotheby’s documente Automne à Jeufosse, huile sur toile de 1884, 60 × 73 cm, signée et datée en bas à gauche et répertoriée Wildenstein 916.
Une campagne d’environ dix vues de la Seine à Jeufosse
Depuis sa barque-atelier, Monet explore en 1884 ce méandre situé en amont de Giverny. Il varie la direction du regard, la saison et l’heure afin d’observer les métamorphoses du feuillage et de l’eau.
La colline de Jeufosse et le coteau du Gibet à Port-Villez
Daniel Wildenstein identifie ces deux repères dans la vue vers l’aval. La composition reste donc liée à une portion précise du fleuve malgré l’effacement des détails topographiques.
Une œuvre passée très tôt par Durand-Ruel
Le marchand l’acquiert en 1888, probablement auprès de Monet, puis l’envoie à sa galerie de New York. Elle appartient ensuite au collectionneur Erwin Davis et figure dans plusieurs expositions Durand-Ruel dès les années 1890.
Votre reproduction
Ce que le peintre doit préserver
La fidélité dépend ici de rapports précis entre lumière, touche, profondeur et température des couleurs.
- La version Wildenstein 916, signée et datée 1884
- La vue en aval vers Port-Villez
- Les longues touches horizontales de la Seine
- Les feuillages jaunes, roses et verts de la rive droite
Fiche de l’œuvre
| Titre | Automne à Jeufosse W916 |
|---|---|
| Artiste | Claude Monet (1840–1926) |
| Date | 1884 |
| Technique originale | Huile sur toile |
| Dimensions | 60 × 73 cm |
| Orientation | Horizontale |
| Conservation | Collection particulière, Œuvre documentée par Sotheby’s |
| Inventaire | Wildenstein 916 |
| Votre reproduction | Peinture à l’huile réalisée à la main sur toile |
Présentation dans votre intérieur
Une palette pensée avec la pièce
Cette composition horizontale convient au-dessus d’un canapé, d’un buffet ou d’un bureau. Un mur vert sauge, rose minéral ou gris perle et un cadre en chêne clair mettent en valeur les couleurs automnales sans les durcir.
