Le motif concret
Sur la route d’Ekeberg, une figure sans âge ni sexe se retourne vers nous, les mains plaquées contre les tempes. Deux promeneurs poursuivent leur chemin au fond, tandis que le fjord de Kristiania et le ciel rouge sang transforment une expérience individuelle d’angoisse en événement cosmique. Le personnage ne crie pas seulement : il semble aussi se protéger du « cri infini » que Munch disait avoir perçu dans la nature.
