À propos de l’œuvre
Chasse-marée à l'ancre, par Claude Monet
Claude Monet · Un voilier de commerce sur la Seine en 1871–1872 · Orsay
Chasse-marée à l’ancre W207reproduction peinte à la main
Un chasse-marée noir est immobilisé sur un fleuve large et calme, ses mâts et ses cordages dressés contre un ciel gris bleu. La rive de Rouen se réduit à des arbres, quelques maisons et une bande verte. Monet donne toute son ampleur au navire sans recourir à une scène spectaculaire : la coque, le gréement et leurs reflets suffisent à faire sentir le poids du bateau dans une atmosphère humide.

Regarder l’œuvre
Le gréement dessine une architecture sur le ciel
Le bateau principal se place légèrement à droite du centre. Sa coque sombre, longue et basse, est surmontée d’un réseau de mâts inclinés, de vergues et de cordages. Un second voilier se superpose derrière lui, ce qui densifie le gréement et crée l’impression d’un petit groupe de navires à l’ancre.
La rive opposée reste très basse : arbres élancés, maisons aux toits rouges et une longue embarcation verte s’alignent sous l’horizon. Dans l’eau, les reflets des coques se brisent en verticales courtes. Le vaste ciel gris, à peine modulé, donne au navire une échelle monumentale.
Le bateau ne bouge pas, mais les mâts, les haubans et les reflets multiplient les directions et maintiennent toute la scène en tension.
Composition, touche et lumière
Ce que Monet construit derrière l’impression d’instantané
Trois éléments précis permettent de comprendre cette composition et les difficultés essentielles d’une reproduction fidèle.
Une masse sombre posée sur une ligne claire
La coque concentre les noirs et les bleus profonds au centre. L’eau et le ciel, beaucoup plus pâles, l’isolent avec une netteté qui reste atmosphérique.
Un réseau de lignes sans dessin sec
Mâts et cordages sont précis dans leur position mais varient en épaisseur et en couleur. Plusieurs se perdent dans le ciel avant de réapparaître plus bas.
Un horizon presque immobile
La rive se développe horizontalement derrière le bateau. Ses verts sourds et ses petites verticales d’arbres stabilisent le mouvement oblique du gréement.
Image de référence
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La référence unique correspond à l’inventaire RF 1677 du musée d’Orsay. La photographie en domaine public de 3 472 × 2 152 px a été optimisée à 3 000 × 1 859 px, sans agrandissement, puis encodée en WebP.
Une coque décrite par quelques plans
La proue, le bordage et la ligne de flottaison sont différenciés par des bandes noires, grises et bleues. Leur rapport doit conserver la lourdeur du navire.
Un ciel gris traversé de bleu
La surface paraît unie de loin, mais de longs passages bleu pâle, beige et gris chaud lui donnent une profondeur brumeuse.
Des reflets interrompus par le courant
Les silhouettes ne se répètent pas comme dans un miroir. Des touches verticales sont coupées par de petits gestes horizontaux qui suggèrent la surface du fleuve.
Repères documentés
Trois informations propres à cette œuvre
Le musée d’Orsay conserve cette huile sur toile de 48 × 75 cm sous l’inventaire RF 1677 ; le catalogue Wildenstein la classe sous le numéro 207.
Un sujet fluvial situé à Rouen
L’indexation du musée identifie Rouen et la Seine-Maritime. Le chasse-marée, navire de charge à voiles, inscrit l’œuvre dans l’activité commerciale du fleuve.
Une œuvre possédée par François Depeaux
Le grand collectionneur rouennais conserve la toile jusqu’à sa vente de 1901. Bernheim-Jeune et Durand-Ruel l’achètent ensemble avant sa transmission à Étienne Moreau-Nélaton.
Le don Moreau-Nélaton de 1906
Accepté cette année-là par l’État, le tableau passe par le musée des Arts décoratifs, le Louvre et le Jeu de Paume, puis rejoint le musée d’Orsay en 1986.
Votre reproduction
Ce que le peintre doit préserver
La fidélité dépend ici de rapports précis entre lumière, touche, profondeur et température des couleurs.
- Conserver la position exacte des mâts, des vergues et de la proue sombre.
- Maintenir le contraste du navire sans noircir uniformément la coque.
- Préserver la rive basse et les petits toits rouges derrière le gréement.
- Rendre les reflets par touches verticales fragmentées dans une eau gris bleu.
Fiche de l’œuvre
| Titre | Chasse-marée à l’ancre W207 |
|---|---|
| Artiste | Claude Monet (1840–1926) |
| Date | Entre 1871 et 1872 |
| Technique originale | Huile sur toile |
| Dimensions | 48 × 75 cm |
| Orientation | Horizontale |
| Conservation | Musée d’Orsay, Paris, France |
| Inventaire | RF 1677 · Wildenstein 207 |
| Votre reproduction | Peinture à l’huile réalisée à la main sur toile |
Présentation dans votre intérieur
Une palette pensée avec la pièce
Cette marine panoramique apporte une présence sobre à un salon, un bureau ou une salle à manger. Un cadre noir doux, chêne fumé ou argent vieilli accompagne les gris et les bleus du fleuve.
