À propos de l’œuvre
Le Bassin aux nymphéas, par Claude Monet
Claude Monet · 1917–1919 · Chicago · Wildenstein 1889
Le Bassin aux nymphéasreproduction peinte à la main
Aucune rive, aucun horizon : la toile entière devient la surface du bassin. Des îlots de nymphéas roses et crème flottent dans un réseau vert, turquoise, rouille et violet où les reflets verticaux sont sans cesse recouverts par de nouvelles couches.

Regarder l’œuvre
Un fragment d’eau élargi jusqu’à devenir un espace mural
Les groupes de nymphéas sont distribués autour d’un centre plus calme, bleu lilas. À gauche, les feuilles s’accumulent en masses épaisses ; à droite, des fleurs roses ponctuent des verts plus sombres. Ces deux foyers maintiennent l’équilibre d’un format deux fois plus large que haut.
Sous les fleurs, les directions se croisent. Les longues descentes verdâtres suggèrent les arbres reflétés, tandis que des gestes horizontaux bleus et jaunes réaffirment la surface de l’eau. Des zones brunes et orangées apparaissent sous les couches supérieures et donnent à l’ensemble une profondeur presque minérale.
L’œil ne regarde plus le bassin depuis sa rive : il entre dans une surface où profondeur, reflet et matière occupent simultanément le même plan.
Composition, touche et lumière
Ce que Monet construit derrière l’impression d’instantané
Trois éléments précis permettent de comprendre cette composition et les difficultés essentielles d’une reproduction fidèle.

Des groupes de fleurs déplacés au fil du travail
L’examen technique montre que Monet a ajouté, supprimé et déplacé des nymphéas à plusieurs étapes. Leur distribution irrégulière est donc une construction essentielle.
Une matière montée couche après couche
La surface a été largement bâtie par applications épaisses mouillé sur sec. Les strates vertes, bleues, rouille et mauves doivent rester perceptibles.
Des bords volontairement moins achevés
La préparation et des couches plus minces demeurent visibles près des angles. Une reproduction fidèle ne doit pas uniformiser ces respirations.
Détails et documents visuels
Observer la matière et la version exacte
Les images complémentaires montrent les passages difficiles à lire dans la vue complète et, lorsqu’elle existe, l’apparence réelle de l’œuvre au musée.


La vue officielle mesure 3000 × 1947 px. Les deux détails de 1400 × 900 px sont des recadrages directs de la même photographie. Aucun fichier n’a été agrandi ; les trois images sont de véritables WebP.
Repères documentés
Trois informations propres à cette œuvre
Ces faits concernent cette version précise et sont vérifiés à partir de la notice de l’institution qui la conserve.
L’inventaire 1982.825, catalogue Wildenstein 1889
Cette huile sur toile mesure 130,2 × 201,9 cm. Une estampille de succession, autrefois visible en bas à droite, a depuis été retirée. L’œuvre est un don de Mrs. Harvey Kaplan.
Un groupe de dix-neuf toiles peintes vers 1917–1919
Ce format appartient aux études de surface du bassin qui accompagnent le développement des panneaux monumentaux offerts à la France en 1922 et installés à l’Orangerie en 1927.
Un lin préparé probablement commandé sur mesure
Le format dépasse légèrement les plus grandes dimensions standard annoncées à l’époque. Le fond blanc cassé reste visible par endroits sous une matière très texturée.
Votre reproduction
Ce que le peintre doit préserver
La fidélité dépend ici de rapports précis entre lumière, touche, profondeur et température des couleurs.
- La version exacte 1982.825, Wildenstein 1889
- Le format panoramique de 130,2 × 201,9 cm
- Les couches épaisses superposées sans lissage
- Les nymphéas distribués en groupes asymétriques
Fiche de l’œuvre
| Titre | Le Bassin aux nymphéas |
|---|---|
| Artiste | Claude Monet (1840–1926) |
| Date | 1917–1919 |
| Technique originale | Huile sur toile |
| Dimensions | 130,2 × 201,9 cm |
| Orientation | Panoramique horizontale |
| Conservation | Art Institute of Chicago, Chicago, États-Unis |
| Inventaire | 1982.825 · Wildenstein 1889 |
| Votre reproduction | Peinture à l’huile réalisée à la main sur toile |
Présentation dans votre intérieur
Une palette pensée avec la pièce
Ce grand format horizontal crée une présence immersive au-dessus d’un canapé, d’une console ou d’une tête de lit. Les verts mousse, turquoise, rouille et rose s’accordent aux murs crème, terre claire, bleu nuit ou bois naturel.


