36 tableaux — catalogue reconnu
Johannes Vermeer : tous les tableaux reconnus
De Delft aux chambres silencieuses : les tableaux reconnus de Vermeer, avec les œuvres discutées replacées dans leur contexte.
Chaque notice explique l’histoire, les symboles ou les choix picturaux propres à l’œuvre. La Jeune Fille à la flûte, désormais attribuée à un associé, est exclue.
Pourquoi Vermeer compte
Un petit corpus, une lumière immense
Vermeer a laissé peu de tableaux, mais chacun semble condenser un monde : une chambre, une lettre, un geste, une lumière qui tombe de côté.
Chez Vermeer, le silence n’est pas vide : il organise tout.
Ce catalogue suit les œuvres reconnues depuis les débuts religieux jusqu’aux intérieurs tardifs, en gardant visible la question des attributions discutées.
Entrer dans le catalogueLes tableaux reconnus de Johannes Vermeer
Les premières œuvres, encore liées aux scènes religieuses, mythologiques ou morales.
#1Diane et ses compagnes
Cette grande scène mythologique appartient aux débuts de Vermeer, lorsqu’il cherche encore sa voie dans la peinture d’histoire. Diane, reconnaissable au croissant posé sur son front, se repose avec ses nymphes après la chasse. L’action est presque absente : la déesse baisse les yeux tandis qu’une compagne lui lave les pieds. Ce calme grave annonce déjà les figures absorbées de ses futurs intérieurs.
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#2Le Christ dans la maison de Marthe et Marie
Vermeer illustre l’épisode de Luc où Marthe reproche à sa sœur Marie de ne pas l’aider à servir le Christ. Jésus répond que Marie, attentive à sa parole, a choisi « la meilleure part ». Sa main placée devant la nappe blanche constitue le centre expressif du tableau. La composition oppose ainsi le service matériel, l’écoute spirituelle et la parole, sans réduire Marthe à un simple contre-exemple.
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#3Sainte Praxède
Cette toile datée de 1655 reprend presque exactement une composition du Florentin Felice Ficherelli. Praxède recueille avec une éponge le sang des martyrs chrétiens avant de le verser dans un vase. Une signature, des analyses techniques et la proximité avec le milieu catholique de Vermeer ont nourri l’attribution, qui reste discutée. L’œuvre documente surtout l’ambition internationale et religieuse du jeune peintre.
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#4L’Entremetteuse
Signée et datée de 1656, cette scène de maison close marque un tournant entre la peinture d’histoire et les sujets contemporains. Un client glisse une monnaie dans la main d’une jeune femme tandis qu’une entremetteuse surveille l’échange. Le personnage souriant à gauche pourrait être un autoportrait de Vermeer. La cruche, le verre et le tapis rapprochent la scène du spectateur tout en soulignant sa portée morale.
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#5Jeune Femme assoupie
Une jeune femme s’est assoupie à une table où subsistent verre, pichet et fruits. Les radiographies montrent que Vermeer a supprimé un homme dans la pièce voisine et un chien au premier plan. En retirant ces indices narratifs, il transforme une scène de sociabilité en image ambiguë de lassitude, d’ivresse ou de mélancolie. La porte ouverte promet une histoire que la peinture refuse finalement de raconter.
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#6La Liseuse à la fenêtre
La restauration achevée à Dresde a révélé le grand Cupidon que Vermeer avait peint sur le mur, puis qu’une main postérieure avait recouvert. Ce dieu de l’amour confirme que la lettre concerne une relation sentimentale. La fenêtre reflète discrètement le visage de la lectrice, tandis que le rideau vert et le tapis ferment l’espace autour d’elle. Le secret du message devient ainsi le véritable sujet.
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#7La Ruelle
Vermeer ne peint pas un monument de Delft, mais deux façades ordinaires, des enfants accroupis et des femmes absorbées par leurs tâches. Les briques, fissures et joints sont observés avec précision, pourtant la perspective est subtilement réorganisée. L’œuvre donne une dignité inhabituelle à l’entretien domestique et au voisinage. La lumière du ciel relie les murs discontinus et transforme une rue précise en mémoire calme de la ville.
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La lumière de Delft entre dans les chambres, les rues et les messages suspendus.
#8L’Officier et la jeune fille riant
L’officier vu de dos paraît immense parce qu’il est placé tout près du spectateur ; la jeune femme, en retrait, reçoit la lumière de la fenêtre. Cette disproportion construit une intimité plus convaincante qu’une perspective régulière. La carte de Hollande rappelle le monde extérieur et le métier militaire. Le sourire de la jeune femme reste cependant indéchiffrable : accueil sincère, séduction ou simple politesse sociale.
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#9La Laitière
Une servante verse du lait dans un récipient entouré de pain. Vermeer a effacé du mur un porte-cruches et un panier afin d’isoler davantage son geste. Le point de fuite, marqué par une petite perforation près du bras, place le regard légèrement au-dessous d’elle et renforce sa monumentalité. Les miettes et la croûte sont faites de touches lumineuses qui donnent au silence une densité presque tactile.
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#10Le Verre de vin
Un homme présente un verre à une jeune femme qui vient de le boire, tandis qu’un deuxième verre attend sur la table. La scène peut évoquer la cour, mais la figure de Tempérance dans le vitrail introduit un avertissement moral. Vermeer organise la distance entre les personnages par le carrelage, la chaise et le rideau. Le raffinement de la pièce rend l’insistance masculine d’autant plus perceptible.
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#11La Jeune Fille au verre de vin
Au centre d’un intérieur très construit, une jeune femme sourit en tenant son verre, entourée de deux hommes. Le portrait d’ancêtre, les armes du vitrail et les instruments suggèrent une maison aisée, mais le vin rend les rapports incertains. L’homme assis paraît retiré de l’échange principal. Vermeer transforme ainsi une réunion élégante en petite étude de pouvoir, de séduction et de vigilance.
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#12La Leçon de musique interrompue
La musique s’est arrêtée : l’homme se penche vers la jeune femme et leurs mains se rapprochent autour d’une partition ou d’une lettre. Le Cupidon accroché au mur, aujourd’hui partiellement visible, donne à l’interruption un sens amoureux. Une restauration ancienne a beaucoup modifié la surface. Malgré cela, le tableau conserve son idée essentielle : un apprentissage musical devient le seuil d’une conversation plus intime.
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#13Vue de Delft
Vermeer observe Delft depuis le sud, de l’autre côté du port, mais adapte la topographie pour construire quatre bandes de lumière, d’eau, de bâtiments et de ciel. Le clocher de la Nieuwe Kerk reçoit le soleil du matin, tandis que les portes de la ville restent dans l’ombre. Les petites touches claires sur les bateaux et les toits rendent l’atmosphère visible sans dissoudre l’architecture.
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#14Jeune Femme à l’aiguière
La jeune femme entrouvre la fenêtre d’une main et tient une aiguière de l’autre. Elle ne verse rien : Vermeer suspend le geste entre toilette, fraîcheur et contemplation. La carte murale élargit la chambre au monde, tandis que le bassin d’argent reflète la lumière locale. Le voile blanc et bleu, traité avec peu de contours, unit le visage, la fenêtre et la table dans une même clarté.
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#15La Femme à la balance
Une femme tient une balance vide devant une représentation du Jugement dernier. Les plateaux encore immobiles peuvent évoquer la mesure de l’âme, la modération ou l’examen intérieur. Des pièces et des perles reposent sur la table, biens terrestres confrontés au jugement divin. Vermeer ne livre pourtant pas une morale univoque : la lumière qui entoure le visage donne à l’équilibre matériel une profondeur spirituelle.
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#16La Femme en bleu lisant une lettre
La femme se tient seule, entièrement absorbée par une lettre. La grande carte des Provinces-Unies fait entrer la distance géographique dans la pièce et permet d’imaginer un correspondant absent. Vermeer supprime fenêtre et mobilier superflus pour concentrer la scène sur le bleu ultramarin, le ventre éclairé et les mains. La coupe légèrement floue des contours traduit moins un instant photographique qu’une attention intérieure.
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#17La Femme au collier de perles
Face à un miroir hors champ, la jeune femme noue ou ajuste un collier de perles. La fenêtre, le ruban jaune et la nappe structurent une scène de toilette, thème souvent associé à la vanité. Vermeer évite cependant toute condamnation explicite. Le geste étire l’espace entre les mains et le cou, tandis que le mur presque vide transforme l’essayage d’un bijou en exercice de lumière et de concentration.
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Instruments, cartes, balances, dentelle et savoirs composent un monde ordonné.
#18La Leçon de musique
Une femme joue du virginal tandis qu’un homme l’écoute. L’inscription latine sur l’instrument affirme que la musique est la compagne de la joie et le remède de la douleur. Dans le miroir, le visage de la musicienne se tourne vers lui, détail qui nuance sa posture apparemment distante. Le carrelage et la viole de gambe organisent un espace où l’accord musical suggère aussi l’accord amoureux.
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#19La Femme au luth
La musicienne accorde son luth en regardant vers la fenêtre, comme si elle attendait un partenaire ou un signal venu de la rue. La carte d’Europe et les livres ouvrent la pièce à un réseau plus vaste d’échanges. L’œuvre a souffert d’usure, mais la diagonale du manche demeure décisive : elle relie le visage, les mains et la lumière dans une scène d’attente plutôt que de concert.
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#20Le Concert
Trois musiciens jouent dans un intérieur décoré d’un tableau de Dirck van Baburen représentant une entremetteuse. Cette image dans l’image lie traditionnellement musique, désir et amour vénal, sans imposer une lecture certaine aux personnages. Volé au musée Isabella Stewart Gardner en 1990, le tableau demeure introuvable. Son absence physique a fait de cette harmonie domestique l’une des œuvres perdues les plus recherchées au monde.
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#21La Jeune Fille à la perle
Ce n’est probablement pas le portrait d’une personne identifiée, mais une tronie : étude d’un visage et d’un costume imaginé. La jeune fille se retourne, lèvres entrouvertes, devant un fond sans profondeur. Le célèbre « bijou » est rendu par deux éclats clairs et pourrait être une imitation plutôt qu’une véritable perle. Le turban bleu et jaune éloigne la figure du quotidien hollandais pour intensifier son apparition.
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#22Une dame écrivant
La jeune femme interrompt son écriture et regarde directement le spectateur, plume en main. Contrairement aux liseuses absorbées, elle semble reconnaître une présence extérieure. Le petit coffret, les perles et le tableau sombre indiquent un intérieur aisé, mais ne révèlent pas le destinataire. Vermeer transforme ainsi l’acte privé d’écrire en rencontre : nous sommes placés à la position de celui qui vient d’entrer.
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#23Étude d’une jeune femme
Cette jeune femme n’est pas identifiée et l’œuvre fonctionne comme une tronie plutôt que comme un portrait commandé. Son visage, moins idéalisé que celui de la Jeune Fille à la perle, est construit par des transitions très douces. Le tissu bleu argenté reprend une formule de costume exotique. Vermeer cherche ici la variation d’une présence tournée vers nous, non la description sociale d’un modèle particulier.
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#24La Maîtresse et la servante
Une servante apporte une lettre à sa maîtresse assise devant son écritoire. La lumière tombe surtout sur les visages, les mains et la perle, tandis que l’arrière-plan reste presque entièrement noir. Cette obscurité exceptionnelle supprime les repères domestiques et accentue l’hésitation. La maîtresse suspend sa plume : le message venu de l’extérieur interrompt l’ordre de la maison avant même d’avoir été ouvert.
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#25L’Art de la peinture
Un peintre vu de dos travaille devant un modèle vêtu comme Clio, muse de l’Histoire, avec couronne de laurier, trompette et livre. La carte des Pays-Bas et le lustre aux armes des Habsbourg ont suscité des lectures politiques et historiques. Vermeer conserva cette toile jusqu’à sa mort. Elle peut être comprise comme une démonstration ambitieuse du pouvoir de la peinture à transformer atelier, mémoire et réalité.
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#26La Jeune Fille au chapeau rouge
Peinte sur panneau, fait rare chez Vermeer, cette tronie paraît plus expérimentale que ses intérieurs. Le chapeau rouge absorbe la lumière en touches épaisses, tandis que le visage demeure lisse et clair. Une tapisserie a été remplacée par le personnage au cours du travail. L’opposition entre le dossier sculpté, le bleu du vêtement et le rouge éclatant montre Vermeer explorant volontairement des effets optiques plus audacieux.
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#27L’Astronome
L’astronome touche un globe céleste édité par Jodocus Hondius et consulte un livre d’Adriaan Metius ouvert sur la recherche d’inspiration divine. La peinture de Moïse sauvé des eaux, à l’arrière-plan, peut renforcer l’idée de providence et de savoir. Datée de 1668, la toile forme un pendant naturel au Géographe : l’une étudie le ciel, l’autre mesure la terre.
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#28Le Géographe
Le géographe se penche sur une carte, compas en main, puis lève les yeux comme au moment d’une découverte. La lumière atteint son front avant le papier, donnant une forme visible à la réflexion. Cartes, globe et livres évoquent l’expansion commerciale et scientifique des Provinces-Unies. Signée et datée de 1669, l’œuvre complète L’Astronome sans répéter sa pose plus méditative.
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#29La Dentellière
Dans ce petit format, la dentellière se penche si près de son ouvrage que le spectateur partage sa concentration sans pouvoir suivre chaque fil. Au premier plan, les fils rouges et blancs deviennent des coulées presque abstraites ; l’arrière-plan se dissout. Vermeer combine ainsi précision du geste et flou optique. La scène domestique n’est pas un inventaire : elle met en peinture l’attention elle-même.
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Les œuvres tardives et les tableaux parfois discutés dans le périmètre large du corpus.
#30La Lettre d’amour
Nous observons la scène depuis une antichambre sombre, derrière un balai, des chaussures et un rideau relevé. Une servante vient de remettre une lettre à sa maîtresse, qui tient encore un cistre. Le paysage marin accroché au mur associe traditionnellement amour et navigation. Ce recul transforme le spectateur en témoin indiscret et donne au message une importance que son contenu reste incapable de confirmer.
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#31L’Allégorie de la foi catholique
Une femme personnifie la Foi catholique : main sur le cœur, pied posé sur un globe, elle contemple une sphère de verre suspendue. Au sol, la pierre angulaire écrase le serpent près de la pomme du péché originel. Le tableau de la Crucifixion appartenait probablement à la belle-mère catholique de Vermeer. L’accumulation symbolique distingue cette commande tardive de ses intérieurs plus ambigus.
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#32Femme écrivant une lettre et sa servante
La maîtresse écrit avec énergie tandis que la servante attend devant la fenêtre, bras croisés. Une lettre froissée et un cachet gisent au sol, indices d’une correspondance contrariée. Le Jugement de Moïse peint au mur peut évoquer la loi ou la confiance. L’opposition entre l’écriture active et l’attente immobile donne à la servante un rôle autonome, tourné vers le monde extérieur.
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#33La Joueuse de guitare
La jeune femme sourit vers quelqu’un situé hors champ tout en faisant vibrer une guitare, instrument plus moderne et mobile que le luth. Son mouvement décentre la composition vers la droite, contrairement aux équilibres habituels de Vermeer. La chevelure, les rubans et les manches jaunes sont peints avec une liberté tardive. La musique n’est plus attente silencieuse : elle devient énergie et adresse directe.
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#34La Dame debout au virginal
La musicienne regarde le spectateur en posant les mains sur le virginal. Derrière elle, un Cupidon brandit une carte, symbole d’un amour fidèle à une seule personne. Le paysage peint sur le couvercle de l’instrument se répète au mur, redoublant le monde imaginaire de la pièce. La verticalité de la femme, de la fenêtre et des cadres donne à l’invitation musicale une grande stabilité.
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#35La Dame assise au virginal
Assise au virginal, la jeune femme se tourne vers nous tandis qu’une viole de gambe attend un partenaire au premier plan. Le tableau de Dirck van Baburen derrière elle représente une entremetteuse et associe musique et désir. Les formes deviennent plus schématiques que dans les œuvres des années 1660. Vermeer maintient pourtant une tension précise entre le regard, l’instrument silencieux et la place vide du musicien.
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#36Jeune Femme assise au virginal
Longtemps discutée, cette petite toile sur toile a retrouvé une place importante dans le corpus après des études techniques de la préparation, des pigments et de la construction. La jeune femme joue devant une peinture de Dirck van Baburen déjà utilisée par Vermeer. L’exécution inégale peut refléter son état inachevé ou tardif. L’œuvre reste essentielle pour comprendre les limites mouvantes du catalogue de l’artiste.
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Méthode éditoriale
Pourquoi 36 œuvres ?
Le Mauritshuis annonce 36 peintures de Vermeer. La National Gallery de Londres parle d’environ 35 : l’écart tient principalement aux attributions discutées. La Jeune Fille à la flûte, donnée depuis 2022 à un associé, a été exclue.
Œuvres reconnues
Le corpus réunit les peintures actuellement retenues par les grands catalogues institutionnels.
Statut explicite
Sainte Praxède reste incluse, mais son attribution discutée est indiquée sans ambiguïté.
Contrôle visuel
Le faux doublon créé par deux recadrages d’Étude d’une jeune femme a été supprimé.
Sources et liens
Sources de référence
Le périmètre s’appuie sur la National Gallery, le Rijksmuseum, le Mauritshuis et les catalogues consacrés à Vermeer.
Questions fréquentes
Lire le corpus Vermeer
Quelques repères sur le nombre d’œuvres, les débats et la méthode.
Combien de tableaux de Vermeer sont reconnus ?
Le Mauritshuis retient 36 peintures. D’autres institutions parlent d’environ 35, selon le statut accordé à Sainte Praxède et à quelques œuvres autrefois discutées.
Pourquoi la Jeune Fille à la flûte est-elle absente ?
La National Gallery of Art l’attribue désormais à un associé de Vermeer plutôt qu’au peintre lui-même. Elle n’appartient donc pas à ce catalogue des œuvres reconnues.
Les images viennent-elles de la boutique ?
Oui. Les 36 entrées renvoient à des fiches Alpha Reproduction actives avec image et URL publique.
Y a-t-il un diaporama ?
Non. Le catalogue est affiché en cartes statiques pour rester lisible et vérifiable.
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