LÉONARD DE VINCI · VIERGE À L’ENFANT · 1475–1519

Les Vierges et Madones de Léonard de Vinci

L’évolution d’un thème : de la tendresse florentine aux grandes compositions où le geste annonce déjà la Passion.

Léonard ne répète jamais une formule. Il transforme la Vierge à l’Enfant en laboratoire du mouvement, des émotions, de la lumière et du paysage — tout en laissant derrière lui des tableaux certains, des projets perdus et des œuvres d’atelier au statut débattu.

Détail des visages de sainte Anne et de la Vierge peintes par Léonard de Vinci
Deux générations, deux expressions. Ce détail de La Sainte Anne montre la douceur attentive de Marie et le sourire plus distant de sa mère.
≈ 45 ansDu premier panneau florentin aux dernières reprises de la Sainte Anne
2 versionsLa Vierge aux rochers, au Louvre et à Londres
1 original perduLa Madone au fuseau est connue par des versions proches
Atelier actifLitta, Fuseau et copies exigent une attribution nuancée
RÉPONSE DIRECTE

Comment le thème évolue-t-il ?

Au début, Léonard part d’un type familier de la Renaissance florentine : Marie assise dans un intérieur, tenant l’Enfant près d’une fenêtre ouverte sur le paysage. Dans la Madone à l’œillet, l’architecture et les tissus demeurent encore très présents. Mais le geste de Jésus vers la fleur introduit déjà ce qui deviendra sa marque : un objet apparemment quotidien porte le pressentiment de la Passion.

Avec la Madone Benois, la scène se resserre. Marie n’est plus une icône distante ; elle joue avec son fils, observe sa curiosité et réagit à son mouvement. À Milan, la Vierge aux rochers élargit ensuite le duo en un système de quatre figures reliées par des mains, des regards et des bénédictions. Le paysage n’est plus un décor derrière une fenêtre : il enveloppe les personnages et leur donne une origine presque cosmique.

Vers 1500, le symbole devient action. Dans la Madone au fuseau, l’Enfant s’arrache aux bras de sa mère pour saisir l’objet en forme de croix. Dans la Sainte Anne, il enlace l’agneau du sacrifice tandis que Marie tente de le retenir. La tendresse n’efface pas le destin : elle le rend humainement douloureux.

Le fil conducteur : Léonard passe de la Vierge qui présente l’Enfant à une mère qui observe, accompagne puis accepte un mouvement qu’elle ne peut arrêter.
SIX ÉTAPES

Une chronologie de l’invention

Les dates restent parfois discutées, surtout lorsque le tableau implique l’atelier. La séquence montre néanmoins une progression claire : intérieur, jeu, groupe, symbole, paysage puis fusion des générations.

vers 1475

Madone à l’œillet

Encore proche de Verrocchio : intérieur, vase, bijou et fenêtre. L’huile devient un terrain d’expérience.

1478–1481

Benois et le chat

Le jeu de l’Enfant anime le groupe. Les dessins explorent une infinité de torsions et de prises.

1483–1486

Rochers, Louvre

Quatre figures forment un organisme gestuel dans une grotte humide et lumineuse.

vers 1490

Madone Litta

Une image d’allaitement plus stable, conçue par Léonard mais dont l’exécution est débattue.

vers 1501

Madone au fuseau

Le jouet devient croix ; plusieurs versions transmettent une invention probablement perdue.

1503–1519

Sainte Anne

Marie, sa mère, l’Enfant et l’agneau s’emboîtent dans une composition longuement reprise.

Madone à l’œillet de Léonard de Vinci vers 1475
Léonard de Vinci, Madone à l’œillet, vers 1475, huile sur peuplier, 62 × 48,5 cm, Alte Pinakothek, Munich.
FLORENCE · VERS 1475

La Madone à l’œillet : apprendre et déjà déplacer la tradition

La Vierge est installée dans une pièce élégante ouverte par deux fenêtres. Les colonnes, la balustrade, le coussin, le vase de cristal et le vêtement enrichi d’un fermail la relient encore à la peinture d’atelier florentine. Pourtant, le paysage lointain, presque humide, annonce les horizons bleus de Léonard.

Le centre psychologique est minuscule : l’œillet rouge que Marie tient et que l’Enfant cherche à saisir. La fleur peut évoquer l’amour mais aussi le sang de la Passion. Jésus ne bénit pas solennellement le spectateur ; il réagit comme un bébé attiré par une couleur. Le symbole théologique passe par un comportement naturel.

La technique est elle aussi expérimentale. Les couches d’huile permettent des transitions plus souples que la tempera traditionnelle, mais certains passages ont souffert : le visage de la Vierge et les carnations présentent aujourd’hui un réseau de craquelures. L’œuvre reste celle d’un jeune peintre qui teste rapidement les possibilités du médium.

Intérieur florentinŒillet rougeHuile expérimentalePaysage lointainPassion annoncée
Madone Benois de Léonard de Vinci vers 1478-1480
Léonard de Vinci, Madone Benois, vers 1478–1480, huile transférée du bois sur toile, musée de l’Ermitage.
1478–1480 · LE JEU

La Madone Benois : une mère qui rit avec son enfant

Léonard abandonne l’apparat du premier panneau. Le fond devient sombre, la fenêtre se réduit, la robe perd sa rigidité. Marie se penche avec un sourire ouvert vers Jésus et lui propose une petite fleur. L’Enfant la touche, la tourne et concentre sur elle son attention.

Cette interaction transforme la peinture religieuse en observation du développement infantile. Les mains ne servent plus seulement à identifier ou bénir : elles saisissent, retiennent, offrent et testent. Le corps de Jésus pivote entre les bras de sa mère, créant une spirale modeste qui rend le groupe vivant.

La fleur reste symbolique, mais la scène ne se réduit pas à un code. Marie connaît la signification future de ce signe tandis que l’Enfant semble n’y voir qu’un objet. Léonard fait coexister deux niveaux de conscience dans un même échange de regards.

Ce qui change : la sainteté n’est plus exprimée par la distance. Elle apparaît dans l’attention réciproque, le sourire et la découverte du monde.
Études de Léonard de Vinci pour une Madone au chat
Léonard de Vinci, études pour une Madone au chat, vers 1478–1481. Le projet de tableau n’a probablement jamais été exécuté.
LE DESSIN COMME LABORATOIRE

La Madone au chat : inventer par variations

Six feuilles environ sont liées à une composition de la Vierge, de l’Enfant et d’un chat. Aucun tableau certain n’en subsiste. L’importance du dossier tient à ce qu’il montre : Léonard ne cherche pas une pose parfaite d’un seul coup. Il change l’angle du buste, la position des jambes, la direction de la tête et la manière dont Jésus étreint l’animal.

Le chat agit comme un ressort. Il veut s’échapper, l’Enfant le serre, Marie encadre l’ensemble. Le mouvement circule de l’animal au bébé puis au corps maternel. Le British Museum souligne la rapidité du trait : il s’agit moins d’une copie d’après nature que d’un flux d’idées mis sur le papier.

Cette méthode prépare toutes les grandes Madones suivantes. Dans la Vierge aux rochers, les gestes relieront quatre figures ; dans la Sainte Anne, l’agneau remplacera le chat et transformera le jeu en annonce du sacrifice.

Projet perdu1478–1481VariationsTorsionAnimal moteur
MILAN · DEUX VERSIONS

La Vierge aux rochers : du duo au monde total

Commandée en 1483 pour une confrérie de l’Immaculée Conception, la composition réunit Marie, Jésus, le petit saint Jean et un ange dans une grotte. Un conflit de paiement conduit à deux tableaux proches mais non identiques.

La Vierge aux rochers de Léonard de Vinci, version du Louvre
Louvre · 1483–1486La première version

Plus souple et mystérieuse : l’ange regarde le spectateur et désigne saint Jean. Les figures émergent sans halos évidents d’une pénombre traversée d’eau, de plantes et de roches.

La Vierge aux rochers, version de la National Gallery de Londres
Londres · 1491/92–1508La version de remplacement

Plus froide et plus hiératique : halos et croix de saint Jean clarifient les identités. Léonard reprend le schéma après avoir abandonné une autre composition révélée sous la peinture.

Les mains construisent une architecture invisible

Marie étend sa main droite autour de saint Jean et suspend la gauche au-dessus de Jésus. L’ange stabilise l’Enfant, qui bénit son cousin. Aucune ligne matérielle ne ferme la pyramide, mais les gestes dessinent un circuit : protection, présentation, bénédiction, reconnaissance.

La grotte donne au thème marial une profondeur inédite. Les roches ne sont pas une simple fantaisie ; elles évoquent un monde antérieur à l’histoire humaine, tandis que l’eau et les plantes suggèrent germination et création. Marie apparaît au cœur de cette nature comme la mère prévue avant le temps, en accord avec le programme de l’Immaculée Conception.

Entre les deux versions, Léonard ne « corrige » pas seulement des détails. Il revoit la lisibilité du récit, la température de la lumière et le rapport entre mystère et doctrine. La seconde version a été menée sur une longue durée avec la participation de l’atelier, mais la National Gallery la catalogue comme une œuvre de Léonard.

Détail Louvre Londres
Datation 1483–1486 environ 1491/92–1499 puis 1506–1508
Ange Regarde le spectateur et pointe vers saint Jean Regard plus intérieur, sans geste de désignation
Attributs Identités rendues par les gestes et la relation Halos et croix de saint Jean renforcent la lecture
Lumière Plus chaude, transitions très fondues Plus claire et plus froide, volumes plus séparés
Statut Premier panneau, probablement vendu après le conflit Remplacement destiné à l’autel milanais
Madone Litta attribuée à Léonard de Vinci et à son atelier
Madone Litta, vers 1490–1491, tempera transférée du bois sur toile, musée de l’Ermitage. L’attribution et la part de l’atelier restent débattues.
VERS 1490 · UNE ATTRIBUTION OUVERTE

La Madone Litta : image célèbre, auteur discuté

Marie allaite Jésus devant deux fenêtres donnant sur un paysage bleu. La composition est frontale et resserrée, presque héraldique. Le regard de la Vierge se baisse avec douceur ; celui de l’Enfant se tourne vers le spectateur. La petite ouverture de la robe, recousue à gauche, rappelle que Marie avait décidé de sevrer son fils avant de céder à sa demande.

L’Ermitage présente le tableau sous le nom de Léonard, mais de nombreux historiens distinguent une invention du maître et une exécution largement confiée à l’atelier. Giovanni Antonio Boltraffio est souvent proposé. Une étude de tête au Louvre et des dessins préparatoires rapprochent nettement la conception de Léonard ; certaines rigidités du corps de l’Enfant et du drapé semblent moins caractéristiques de sa main.

Le transfert du panneau sur toile au XIXe siècle et les interventions anciennes compliquent encore le jugement. Il est donc plus honnête d’écrire « Léonard et/ou son atelier » que de présenter l’œuvre comme un cas définitivement tranché.

Ce que l’on peut affirmer : la composition appartient au milieu milanais de Léonard et dépend directement de ses recherches. La répartition exacte des mains reste discutée.
VERS 1501 · L’ORIGINAL ABSENT

La Madone au fuseau : un symbole devenu action

Une lettre de Fra Pietro da Novellara à Isabelle d’Este décrit précisément Léonard travaillant en 1501 à une Vierge dont l’Enfant saisit un fuseau en forme de croix. L’œuvre originale n’est pas identifiée avec certitude ; plusieurs versions en transmettent la composition.

Madone au fuseau, version Buccleuch d’après Léonard de Vinci
Version BuccleuchLe geste de retenue

Marie avance une main vers son fils sans le saisir. L’Enfant se penche vers le fuseau-croix avec une énergie qui fait glisser son corps hors du giron maternel.

Madone au fuseau, version Lansdowne liée à Léonard et à son atelier
Version Lansdowne · MetLéonard et atelier

Le Metropolitan Museum la catalogue « Léonard de Vinci et atelier ». Le paysage et plusieurs détails diffèrent, mais le noyau dramatique reste identique.

Du jouet à la croix

Un fuseau à quatre branches sert à enrouler le fil. Entre les mains de Jésus, sa forme annonce la croix. L’Enfant ne recule pas devant ce signe : il l’étreint et le contemple. Marie, elle, semble comprendre. Sa main suspendue exprime simultanément la protection maternelle et l’impossibilité de détourner la destinée.

Le paysage s’ouvre désormais sans architecture. La mère et l’enfant sont assis dans un monde immense, traversé de cours d’eau et de montagnes atmosphériques. La profondeur géologique élargit le drame intime : l’événement chrétien s’inscrit dans une histoire de la Terre.

L’existence de nombreuses copies ne prouve pas que chacune sorte de la main du maître. Elle prouve la puissance d’une invention qui circulait dans l’atelier. Réflectographie, repentirs et qualité d’exécution permettent de distinguer les versions les plus proches du processus de Léonard.

01

Objet

Un outil domestique lié au fil et au travail féminin.

02

Forme

Quatre branches organisées comme une petite croix.

03

Désir

L’Enfant reconnaît et saisit volontairement le signe.

04

Retenue

Marie tend la main, sans interrompre le mouvement.

05

Acceptation

L’amour maternel devient conscience de la Passion.

Carton de Burlington House avec la Vierge, l’Enfant, sainte Anne et saint Jean
Léonard de Vinci, La Vierge et l’Enfant avec sainte Anne et saint Jean Baptiste, dit carton de Burlington House, vers 1506–1508, National Gallery.
LE CARTON DE LONDRES

Quatre figures dans un seul corps collectif

Ce dessin grandeur nature est composé de plusieurs feuilles assemblées. Sainte Anne porte presque sa fille sur ses genoux ; Marie se penche vers Jésus ; l’Enfant se tourne vers saint Jean. Les têtes forment une courbe et les corps un réseau si serré qu’il devient difficile de savoir où l’un finit et où l’autre commence.

Anne lève l’index vers le ciel, geste qui indique l’origine divine et la nécessité du plan de salut. Jésus chatouille ou bénit son cousin. Marie, concentrée sur l’Enfant, reste prise entre la stabilité de sa mère et la mobilité des deux garçons.

La National Gallery date aujourd’hui le carton vers 1506–1508, tandis que son rapport exact avec des projets décrits autour de 1501 fait encore débat. Il pourrait être une œuvre de présentation autonome ou le souvenir d’un tableau perdu. Il ne s’agit pas du carton directement transféré pour la peinture du Louvre.

Dessin grandeur natureCharbon et craie8 feuilles assembléesSaint JeanŒuvre très achevée
La Vierge, l’Enfant Jésus et sainte Anne de Léonard de Vinci au Louvre
Léonard de Vinci, La Vierge, l’Enfant Jésus et sainte Anne, vers 1503–1519, huile sur peuplier, Louvre. Le tableau était encore inachevé à la mort du peintre.
1503–1519 · LE TABLEAU DU LOUVRE

La Sainte Anne : l’acceptation en mouvement

Dans la peinture finale, saint Jean disparaît et l’agneau entre dans la composition. Jésus l’enlace avec vigueur ; l’animal cherche à s’échapper. Marie se soulève des genoux de sa mère et étend les bras pour retenir son fils. Anne reste assise et sourit, témoin silencieux d’un destin qu’elle accepte.

Le groupe forme une pyramide, mais aucune figure n’est immobile. Le bassin de Marie repose en arrière tandis que son buste et ses bras avancent. Jésus répond par une torsion inverse. Léonard obtient ainsi une continuité qui ne dépend presque plus des gestes démonstratifs du carton.

Le paysage fusionne avec la scène. Les plis bleus du manteau se prolongent dans les eaux et les vallées ; les montagnes semblent aussi anciennes que le geste maternel. La perspective atmosphérique ne sert pas seulement à créer de la profondeur : elle relie les générations humaines au temps géologique.

Léonard conserva le tableau et le retravailla pendant des années, jusque tard en France. Certaines zones — notamment le vêtement de sainte Anne — sont restées au stade de sous-couche. Cette inachèvement visible appartient à l’histoire même de l’œuvre.

L’ultime transformation : Marie ne présente plus Jésus au monde. Elle accompagne le mouvement par lequel l’Enfant choisit le symbole de son sacrifice.
BILAN VISUEL

Cinq évolutions décisives

Les Madones ne forment pas une simple série de variations décoratives. Elles enregistrent les changements profonds de la méthode de Léonard.

Question Œuvres de jeunesse Œuvres milanaises Œuvres tardives
Relation mère-enfant Présentation et découverte d’une fleur. Protection au sein d’un groupe hiérarchisé. Retenir, comprendre puis accepter le choix de l’Enfant.
Mouvement Petits gestes encore contenus par le cadre. Circulation entre quatre corps et plusieurs regards. Torsions en chaîne ; le groupe devient presque un organisme unique.
Symbole Œillet ou fleur tenue comme un objet de jeu. Gestes, bénédiction, grotte et végétation construisent le sens. Fuseau-croix et agneau sont activement saisis par Jésus.
Espace Intérieur ouvert par une fenêtre. Grotte qui enveloppe entièrement les figures. Paysage cosmique sans architecture, ouvert sur l’eau et les montagnes.
Technique Expérimentation rapide de l’huile et transitions encore contrastées. Sfumato, ombre colorée, botanique et sous-dessins révisés. Glacis très lents, reprises continues, inachèvement assumé ou subi.
ATTRIBUTION

Pourquoi le catalogue reste-t-il ouvert ?

Le succès des inventions mariales multiplie copies, variantes et participations d’atelier. Une image « de Léonard » peut désigner une conception du maître, sans que chaque centimètre ait été peint par lui.

01

Document

Une commande ou une lettre peut attester le sujet sans identifier le tableau conservé.

02

Dessin

Une étude autographe prouve l’invention, pas nécessairement l’exécution finale.

03

Repentir

Les changements sous la peinture signalent une recherche plutôt qu’une copie mécanique.

04

Matière

Supports, pigments et couches permettent de distinguer époque, atelier et restauration.

05

Qualité

Modelé, mains et transitions sont comparés aux œuvres certaines, sans verdict automatique.

Formulation recommandée : Madone Litta « attribuée à Léonard et/ou à son atelier » ; versions de la Madone au fuseau « Léonard et atelier » ou « d’après une invention de Léonard », selon la notice du musée.
OÙ LES VOIR ?

Un parcours entre cinq musées

Les tableaux sont dispersés, mais chaque étape éclaire une phase distincte : Florence, Milan, l’atelier et les dernières années.

Musée Œuvre Ce qu’il faut regarder
Alte Pinakothek, Munich Madone à l’œillet L’objet rouge, les fenêtres, le vase et les premiers essais de modelé à l’huile.
Ermitage, Saint-Pétersbourg Madone Benois et Madone Litta Comparer une interaction mobile à une image d’allaitement plus frontale et débattue.
Louvre, Paris Vierge aux rochers et Sainte Anne Mesurer le passage du groupe dans la grotte au groupe ouvert sur un paysage total.
National Gallery, Londres Vierge aux rochers et carton de Burlington House Comparer peinture, sous-dessin caché et composition grandeur nature au charbon.
Metropolitan Museum, New York Madone au fuseau, version Lansdowne, en prêt Observer les repentirs, le paysage et la participation conjointe de Léonard et de l’atelier.
SOURCES MUSÉALES

Vérifier les dates et les attributions

Toutes les images de l’article sont servies depuis Shopify. Les liens ci-dessous conduisent aux notices institutionnelles utilisées pour les dates, dimensions et statuts d’attribution.

Alte PinakothekMadone à l’œillet

Notice officielle : vers 1475, peuplier, 62 × 48,5 cm, contexte florentin et expérimentation à l’huile.

Consulter la notice →
State Hermitage MuseumMadone Benois

Catalogue officiel : datation 1478–1480, dimensions, provenance et lecture de la fleur comme symbole de la Croix.

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Musée du LouvreVierge aux rochers

Notice du premier panneau, daté de 1483–1494 dans le catalogue et exposé en salle 710.

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National GalleryVierge aux rochers

Commande, seconde version, technique, sous-dessin caché et chronologie jusqu’en 1508.

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National GalleryCarton de Burlington House

Le seul grand carton conservé de Léonard, daté vers 1506–1508 par le musée.

Voir le carton →
Musée du LouvreLa Sainte Anne

Genèse de 1503 à 1519, transformations de la composition et état inachevé.

Lire la notice complète →
Metropolitan Museum of ArtMadone au fuseau

Version Lansdowne cataloguée « Léonard de Vinci et atelier », vers 1501, actuellement en prêt.

Consulter la notice →
British MuseumMadone au chat

Feuille de 1478–1481 et explication du projet probablement jamais peint.

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National GalleryLes deux Rochers réunies

Synthèse du conflit de paiement et de la création de la version londonienne de remplacement.

Lire la synthèse →
QUESTIONS FRÉQUENTES

Les Madones de Léonard en six réponses

Combien de Madones Léonard de Vinci a-t-il peintes ?

Le nombre dépend du niveau d’attribution. La Madone à l’œillet, la Madone Benois, les deux Vierges aux rochers et la Sainte Anne forment le noyau le plus solide. La Madone Litta et les versions de la Madone au fuseau impliquent davantage l’atelier ou restent discutées.

Pourquoi existe-t-il deux Vierges aux rochers ?

La première version, aujourd’hui au Louvre, fut probablement vendue après un conflit de paiement avec la confrérie commanditaire. Une seconde version fut réalisée pour l’autel milanais et achevée sur une longue période jusqu’en 1508.

La Madone Litta est-elle vraiment de Léonard ?

L’Ermitage l’expose sous son nom, mais de nombreux spécialistes attribuent une grande part de l’exécution à un élève, souvent Boltraffio. Sa conception dépend clairement des recherches de Léonard.

Où est l’original de la Madone au fuseau ?

Il n’est pas identifié avec certitude. La version Buccleuch et la version Lansdowne sont parmi les témoins les plus importants d’une composition décrite dans une lettre de 1501.

Quelle est la dernière Madone de Léonard ?

La Vierge, l’Enfant Jésus et sainte Anne du Louvre est son grand aboutissement marial. Conçue au début du XVIe siècle, elle fut reprise jusque dans les dernières années de sa vie et resta inachevée.

Que signifie le fuseau tenu par Jésus ?

Ses branches forment une croix. L’Enfant le saisit volontairement, annonçant sa Passion, tandis que le geste suspendu de Marie exprime l’amour maternel et l’acceptation progressive du destin.

De la fleur à l’agneau

En quarante ans, Léonard transforme un thème traditionnel en réflexion sur la curiosité de l’Enfant, la conscience de la mère, le mouvement des corps et l’histoire profonde du paysage.

Voir les Vierges et Madones

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