Toutes les œuvres de Léonard de Vinci
Peintures conservées, tableaux d’atelier, dessins d’anatomie et d’ingénierie, projets monumentaux et chefs-d’œuvre disparus : un guide pour comprendre ce qui est certain, discuté ou perdu.



Combien d’œuvres Léonard a-t-il laissées ?
Il n’existe pas un total unique
On retient généralement une quinzaine de peintures largement admises, puis plusieurs panneaux réalisés avec l’atelier, remaniés ou contestés. Les dessins sont beaucoup plus nombreux : la Royal Collection en conserve à elle seule près de six cents. Il faut encore ajouter les carnets, les fresques, les décors éphémères et les projets non exécutés. Dire « toutes les œuvres » exige donc de montrer le degré de certitude, pas d’additionner aveuglément.
Le noyau conservé, œuvre par œuvre
Les dates restent souvent approximatives. Les statuts ci-dessous résument le consensus actuel sans masquer les débats. Les liens « voir la reproduction » mènent uniquement vers des pages produit réellement présentes dans la boutique.

Le Baptême du Christ
Vers 1470–1478 · Offices, Florence. Tableau de Verrocchio auquel Léonard aurait notamment donné l’ange de gauche et une partie du paysage.
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L’Annonciation
Vers 1472–1475 · Offices, Florence. Jardin clos, ailes observées et vaste paysage atmosphérique annoncent déjà ses recherches.
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Ginevra de’ Benci
Vers 1474–1478 · National Gallery of Art, Washington. Unique peinture de Léonard conservée dans les Amériques.
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La Madone Benois
Vers 1478–1480 · Ermitage, Saint-Pétersbourg. Une mère et son enfant unis par le jeu d’une fleur.
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La Madone à l’œillet
Vers 1473–1478 · Alte Pinakothek, Munich. L’attribution à Léonard est généralement défendue, malgré une matière altérée.
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L’Adoration des Mages
1481–1482 · Offices. Le départ pour Milan laisse visible la construction du tableau, des premiers tracés aux zones modelées.
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Saint Jérôme au désert
Vers 1480–1490 · Musées du Vatican. Anatomie tendue, paysage rocheux et surface volontairement non finie.
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La Vierge aux rochers, Paris
Vers 1483–1486 · Louvre. Première version, où gestes, regards, eau et roches composent un monde continu.
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La Dame à l’hermine
Vers 1489–1491 · Musée Czartoryski, Cracovie. Cecilia Gallerani tourne le corps et le regard comme saisie par un événement.
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Portrait de musicien
Vers 1485–1490 · Ambrosienne, Milan. Seul panneau peint de Léonard resté à Milan ; l’identité du modèle n’est pas établie.
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La Belle Ferronnière
Vers 1490–1497 · Louvre. Regard frontal, parapet et modelé précis font du portrait une présence presque physique.
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La Cène
1494–1498 · Santa Maria delle Grazie, Milan. Peinte à sec sur le mur du réfectoire, elle est fragile dès le XVIe siècle.
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La Vierge aux rochers, Londres
Vers 1491/1499–1506/1508 · National Gallery. Seconde version, avec une participation d’atelier encore débattue.
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La Joconde
Vers 1503–1519 · Louvre. Portrait continuellement repris, où le sfumato relie visage, air, eau et paysage.
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La Vierge, l’Enfant et sainte Anne
Vers 1503–1519 · Louvre. Trois générations s’emboîtent dans une composition pyramidale en mouvement.
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Saint Jean-Baptiste
Vers 1508–1519 · Louvre. Le saint émerge de l’ombre, sourire et doigt levé conduisant vers l’invisible.
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Madone Litta
Vers 1490 · Ermitage. Conception léonardienne probable ; exécution souvent attribuée à un collaborateur milanais.
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La Scapigliata
Vers 1500–1510 · Galerie nationale de Parme. Tête féminine inachevée, souvent acceptée mais sans unanimité absolue.
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Bacchus
Vers 1510–1515 · Louvre. Ancien Saint Jean transformé en Bacchus ; l’exécution est aujourd’hui donnée à l’atelier.
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Salvator Mundi
Vers 1500 · collection privée. Certaines analyses défendent Léonard, d’autres une œuvre d’atelier largement restaurée.
Voir la reproductionLes nombreuses « Madones » attribuées autrefois à Léonard, les copies de disciples et les inventions léonardesques ne doivent pas être comptées comme des autographes. La Madone aux fuseaux, par exemple, est connue par plusieurs versions d’atelier liées à une composition perdue du maître.
Les dessins ne sont pas un supplément
Léonard dessine pour penser. Une même feuille peut associer un crâne, un tourbillon, une machine et une note écrite de droite à gauche. Le dessin prépare parfois une peinture, mais il sert surtout à observer les transformations : muscles en tension, eau en mouvement, lumière sur un visage, croissance d’une plante.
La Royal Collection conserve environ six cents feuilles. Il serait trompeur de les réduire à une liste de titres : beaucoup n’en ont pas d’origine, sont recto-verso et rassemblent plusieurs recherches. Le classement le plus utile est fonctionnel.
Figures et draperies · anatomie · animaux et botanique · eau et géologie · mécanique et vol · cartes, architecture et fêtes de cour.






Œuvres perdues, détruites ou jamais achevées
Une œuvre perdue ne peut pas être traitée comme un tableau conservé. Les copies transmettent une composition, rarement la matière, la couleur ou l’état final. Elles sont des indices, pas des substituts.

La Bataille d’Anghiari
Commandée en 1503 pour la salle du Grand Conseil du Palazzo Vecchio à Florence. Léonard expérimente une technique murale qui échoue ; la composition disparaît ensuite sous les transformations de la salle.
- Survivent : dessins préparatoires, descriptions et copies.
- La célèbre Bataille de l’Étendard de Rubens est une copie tardive d’après une autre source, non un fac-similé direct.
- Aucune peinture de Léonard n’est aujourd’hui visible sur le mur.

Léda et le Cygne
La composition de Léda debout avec le cygne et ses enfants est connue par plusieurs études de Léonard et par des copies anciennes. L’original, encore signalé dans les collections françaises au XVIe siècle, est perdu.
- Survivent : têtes, études de coiffure, poses et copies peintes.
- Les versions de Cesare da Sesto ou de l’entourage donnent une idée générale du projet.
- Leur qualité ne prouve pas qu’elles reproduisent chaque détail du prototype.
Monument équestre à Francesco Sforza : le bronze ne fut jamais coulé et le grand modèle d’argile fut détruit. Madone aux fuseaux : prototype perdu, connu par des versions d’atelier. Neptune et Méduse : œuvres citées par les sources anciennes mais non identifiées avec certitude. Décors de fêtes et machines de scène : conçus pour l’événement, ils ne subsistent que par notes et dessins.
Six moments pour replacer l’ensemble
Reproductions de Léonard peintes à la main
Trois œuvres emblématiques de la boutique, reliées directement à leur page produit. Chaque image ci-dessous est hébergée par Shopify et chaque lien a été construit à partir du catalogue actif.
Ce qu’il faut retenir
Combien de peintures de Léonard de Vinci existent encore ?
Environ quinze sont très largement admises, et le total monte vers vingt lorsque l’on inclut collaborations, panneaux d’atelier et attributions discutées. Le chiffre dépend donc de la méthode retenue.
L’Homme de Vitruve est-il un tableau ?
Non. C’est un dessin à la plume, à l’encre et à la pointe métallique, accompagné de notes, conservé à Venise. Sa fragilité explique qu’il ne soit pas exposé en permanence.
Le Salvator Mundi est-il vraiment de Léonard ?
Son attribution demeure débattue. Certaines autorités y voient une œuvre substantiellement autographe ; d’autres insistent sur l’atelier et les restaurations. Il faut le présenter comme controversé, non comme une certitude.
Où se trouve la plus importante collection de peintures ?
Le Louvre conserve cinq œuvres centrales : La Joconde, La Vierge aux rochers, La Belle Ferronnière, La Sainte Anne et Saint Jean-Baptiste. Pour les dessins, la Royal Collection est sans équivalent avec près de six cents feuilles.
Léonard a-t-il réalisé des sculptures ?
Il a conçu des monuments et modelé le gigantesque cheval Sforza en argile, mais aucune sculpture unanimement reconnue de sa main ne subsiste. Son activité de sculpteur est surtout documentée par les textes et les dessins.
Pourquoi tant d’œuvres sont-elles inachevées ?
Léonard expérimente lentement, change de ville et de commanditaire, et poursuit parfois une œuvre pendant des années. L’inachèvement révèle aussi une méthode : il cherche une cohérence entre observation, composition, lumière et matière qu’il juge difficile à clore.
Sources muséales et méthode
Les datations et attributions ont été confrontées aux notices des institutions conservant les œuvres. Les visuels documentaires libres ont été réhébergés sur Shopify pour garantir leur stabilité.
- Musée du Louvre — exposition Léonard de Vinci
- Gallerie degli Uffizi — salle Léonard
- Museo del Cenacolo Vinciano — histoire de La Cène
- National Gallery — carton de Burlington House
- Royal Collection — études anatomiques
- National Gallery of Art — Ginevra de’ Benci
- Musée national de Cracovie — Dame à l’hermine
- Pinacoteca Ambrosiana — Portrait de musicien



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