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Les 20 tableaux les plus célèbres de Léonard de Vinci
De la Joconde à la Bataille d’Anghiari, un classement qui montre les œuvres en entier, explique leur importance et distingue clairement peintures autographes, collaborations, attributions débattues et compositions perdues.

La réponse courte
Quels sont les tableaux les plus célèbres de Léonard ?
Les trois images les plus universellement reconnues sont La Joconde, La Cène et La Dame à l’hermine. Viennent ensuite le controversé Salvator Mundi, les deux versions de La Vierge aux rochers, Saint Jean-Baptiste, La Sainte Anne et les grands portraits de cour.
Mais le mot « tableau » demande ici une précision. Le corpus peint de Léonard est très réduit. Pour atteindre vingt compositions essentielles sans inventer une certitude, le classement inclut une collaboration avec Verrocchio, quelques attributions discutées et deux œuvres perdues connues par des copies. Chaque statut est indiqué.
Vue d’ensemble
Le classement en un coup d’œil
Cliquez sur un titre pour rejoindre son analyse. Le musée indiqué correspond au lieu de conservation actuel ou, pour les œuvres perdues, au lieu du projet original.
| Rang | Œuvre | Date | Lieu | Statut |
|---|---|---|---|---|
| 1 | La Joconde | vers 1503–1519 | Musée du Louvre, Paris | Œuvre autographe |
| 2 | La Cène | vers 1494–1498 | Santa Maria delle Grazie, Milan | Peinture murale autographe |
| 3 | La Dame à l’hermine | vers 1489–1491 | Musée Czartoryski, Cracovie | Œuvre autographe |
| 4 | Salvator Mundi | vers 1500 | Collection privée, localisation d’exposition incertaine | Attribution débattue |
| 5 | La Vierge aux rochers — version du Louvre | vers 1483–1494 | Musée du Louvre, Paris | Œuvre autographe |
| 6 | La Vierge aux rochers — version de Londres | vers 1491/1492–1508 | National Gallery, Londres | Léonard et atelier |
| 7 | Saint Jean-Baptiste | vers 1508–1519 | Musée du Louvre, Paris | Œuvre autographe |
| 8 | La Vierge, l’Enfant Jésus et sainte Anne | vers 1503–1519 | Musée du Louvre, Paris | Œuvre autographe inachevée |
| 9 | Ginevra de’ Benci | vers 1474–1478 | National Gallery of Art, Washington | Œuvre autographe |
| 10 | L’Annonciation | vers 1472–1475 | Galerie des Offices, Florence | Œuvre de jeunesse généralement admise |
| 11 | L’Adoration des Mages | 1481–1482 | Galerie des Offices, Florence | Œuvre autographe inachevée |
| 12 | La Belle Ferronnière | vers 1490–1497 | Musée du Louvre, Paris | Œuvre autographe, identité discutée |
| 13 | Portrait de musicien | vers 1483–1487 | Pinacothèque Ambrosienne, Milan | Attribution largement admise, non unanime |
| 14 | La Madone Benois | vers 1478–1482 | Musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg | Œuvre autographe généralement admise |
| 15 | Le Baptême du Christ | vers 1470–1478 | Galerie des Offices, Florence | Atelier de Verrocchio, intervention de Léonard |
| 16 | Saint Jérôme dans le désert | vers 1480–1482 | Musées du Vatican | Œuvre autographe inachevée |
| 17 | La Madone à l’œillet | vers 1473–1478 | Alte Pinakothek, Munich | Attribution à Léonard généralement admise |
| 18 | La Scapigliata | vers 1500–1510 | Galerie nationale de Parme | Attribution et fonction discutées |
| 19 | Léda et le Cygne | composition vers 1504–1508 | Original perdu, connu par copies d’atelier | Composition perdue |
| 20 | La Bataille d’Anghiari | projet commencé vers 1503 | Peinture murale perdue, Palazzo Vecchio, Florence | Œuvre perdue connue par copies |
Classement commenté
Les vingt œuvres à connaître
Toutes les images sont affichées avec un cadrage « contain » afin de respecter le format complet des peintures, y compris les œuvres verticales et les grandes compositions horizontales.
La Joconde
Musée du Louvre, Paris
Le portrait de Lisa Gherardini concentre le sfumato, le paysage atmosphérique et l’ambiguïté psychologique qui ont fait de Léonard le modèle du portrait moderne. Sa célébrité actuelle ne doit pas masquer sa lente élaboration : Léonard l’a probablement conservée et retravaillée pendant des années.
La Cène
Santa Maria delle Grazie, Milan
L’annonce de la trahison devient une expérience du temps : douze réactions se propagent autour du calme géométrique du Christ. La perspective conduit vers sa tête, tandis que les apôtres forment quatre groupes de trois. La technique expérimentale de Léonard explique l’extrême fragilité de la peinture.
La Dame à l’hermine
Musée Czartoryski, Cracovie
Cecilia Gallerani se tourne comme si quelqu’un venait d’entrer dans la pièce. L’hermine ajoute plusieurs niveaux de sens : emblème de pureté, jeu sur le nom de Cecilia et allusion possible à Ludovico Sforza. Le mouvement coordonné des mains, de l’animal et du visage donne au portrait une vie exceptionnelle.
Salvator Mundi
Collection privée, localisation d’exposition incertaine
Le Christ bénit de la main droite et tient un globe transparent. Son record de vente a rendu l’image mondialement célèbre, mais le degré d’intervention de Léonard reste discuté. Restaurations, état matériel et participation de l’atelier empêchent de présenter l’attribution comme un fait unanimement établi.
La Vierge aux rochers — version du Louvre
Musée du Louvre, Paris
Quatre figures forment une pyramide dans une grotte humide, presque originelle. Les gestes relient Marie, l’Enfant, saint Jean et l’ange, tandis que l’eau, les plantes et la pierre transforment le paysage en cosmologie. La douceur des passages d’ombre constitue une démonstration magistrale du sfumato.
La Vierge aux rochers — version de Londres
National Gallery, Londres
La seconde version reprend la composition du Louvre avec des contours plus nets, des auréoles et une croix portée par saint Jean. Les recherches techniques de la National Gallery ont révélé un premier dessin sous-jacent sensiblement différent, preuve que Léonard ne se contentait pas de répéter.
Saint Jean-Baptiste
Musée du Louvre, Paris
Le saint émerge de l’ombre avec un sourire presque aussi énigmatique que celui de la Joconde. Son doigt désigne le ciel, mais le corps sensuel et le regard direct compliquent l’image religieuse. Léonard transforme le prophète en apparition lumineuse.
La Vierge, l’Enfant Jésus et sainte Anne
Musée du Louvre, Paris
Trois générations s’emboîtent en une structure souple : Anne porte Marie, qui se penche vers Jésus jouant avec l’agneau. Le groupe paraît naturel malgré sa construction extraordinairement complexe. Les zones laissées inachevées rendent visible la méthode lente et révisionnelle de Léonard.
Ginevra de’ Benci
National Gallery of Art, Washington
Le genévrier placé derrière la jeune femme joue sur son prénom italien, Ginevra. Son expression réservée, le paysage brumeux et le revers peint portant la devise « La beauté orne la vertu » font du petit panneau l’un des portraits les plus intellectuellement construits de la Renaissance.
L’Annonciation
Galerie des Offices, Florence
Dans un jardin clos, Gabriel interrompt la lecture de Marie. La précision botanique, les plis, la lumière et le paysage lointain annoncent les recherches de Léonard. Quelques maladresses de perspective rappellent cependant qu’il s’agit d’une œuvre précoce, réalisée dans l’environnement de Verrocchio.
L’Adoration des Mages
Galerie des Offices, Florence
La Vierge et l’Enfant forment le calme central d’une foule agitée. Ruines, cavaliers, gestes et visages font circuler l’émotion à travers la composition. L’inachèvement est précieux : il permet de suivre les étapes de mise en place, les valeurs brunes et les corrections du peintre.
La Belle Ferronnière
Musée du Louvre, Paris
Le modèle se tient derrière un parapet et détourne légèrement le regard. La fermeté du buste contraste avec le modelé subtil du visage. Le surnom est tardif et probablement erroné ; Lucrezia Crivelli figure parmi les identifications proposées, sans certitude définitive.
Portrait de musicien
Pinacothèque Ambrosienne, Milan
Seul portrait masculin peint généralement rattaché à Léonard, il montre un jeune homme tenant une feuille de musique. Le visage très construit contraste avec les vêtements et la main plus sommaires, ce qui a nourri les débats sur l’intervention de l’atelier.
La Madone Benois
Musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg
Marie et l’Enfant jouent avec une fleur crucifère. L’image religieuse devient un échange intime, observé presque comme une scène familiale. Les regards et les mains construisent le sens, tandis que la lumière douce unifie les volumes.
Le Baptême du Christ
Galerie des Offices, Florence
Le tableau appartient à l’atelier d’Andrea del Verrocchio. La tradition et les analyses attribuent à Léonard notamment l’ange de gauche et des parties du paysage. Cette collaboration montre comment son modelé vaporeux se distingue déjà de la facture plus linéaire de son maître.
Saint Jérôme dans le désert
Musées du Vatican
Le corps émacié de Jérôme traduit l’étude anatomique en intensité spirituelle. Le saint frappe sa poitrine devant un lion à peine esquissé. Les passages achevés et les zones laissées au stade de préparation donnent l’impression d’assister au travail même du peintre.
La Madone à l’œillet
Alte Pinakothek, Munich
La fleur tenue par Marie annonce la Passion, tandis que l’Enfant s’en approche avec curiosité. L’architecture intérieure s’ouvre sur un paysage montagneux. Le tableau appartient encore au vocabulaire florentin de jeunesse, mais la lumière et les gestes préparent les Madones plus libres.
La Scapigliata
Galerie nationale de Parme
Une tête de femme inclinée apparaît dans une matière très légère, entourée de cheveux presque calligraphiques. L’œuvre pourrait être une étude, un fragment volontairement non fini ou une image autonome. Cette indétermination participe aujourd’hui à sa fascination.
Léda et le Cygne
Original perdu, connu par copies d’atelier
Le tableau original de Léonard a disparu, mais dessins et copies anciennes permettent de reconstruire sa composition. La torsion de Léda, les enfants sortant des œufs et le paysage végétal montrent l’intérêt du peintre pour le mouvement spiralé, la fécondité et la transformation.
La Bataille d’Anghiari
Peinture murale perdue, Palazzo Vecchio, Florence
La lutte pour l’étendard est connue par des études et des copies, notamment une célèbre adaptation liée à Rubens. Hommes et chevaux s’enchevêtrent dans une violence compacte. Face à Michel-Ange, Léonard devait transformer la grande salle florentine en manifeste du mouvement et des passions.
Aux portes du Top 20
Cinq œuvres également essentielles
Elles auraient pu entrer dans le classement, mais leur attribution, leur diffusion ou leur proximité avec d’autres Madones les place juste après les vingt premières.
Madone Litta
Composition célèbre de l’Ermitage, souvent discutée entre Léonard et son atelier.
Madone aux fuseaux
Une invention majeure connue par deux versions étroitement liées à l’atelier.
Madone Dreyfus
Petit panneau dont l’attribution a longtemps oscillé entre Léonard et Lorenzo di Credi.
Bacchus
Ancien Saint Jean au désert, aujourd’hui généralement rattaché à l’atelier.
Tavola Doria
Copie ancienne précieuse pour comprendre la composition perdue de la Bataille d’Anghiari.
Comment lire le classement
Pourquoi il n’existe pas une liste parfaitement définitive
Léonard travaillait lentement, expérimentait les techniques, abandonnait des commandes et dirigeait un atelier actif. Cela rend son corpus célèbre, mais historiquement complexe.
Peu d’œuvres
Le nombre de peintures unanimement acceptées est bien inférieur aux catalogues de Raphaël, Titien ou Rembrandt.
Travail collectif
Dans un atelier renaissant, le maître pouvait concevoir, corriger et peindre seulement certaines zones.
État matériel
Restaurations, transferts et altérations peuvent masquer ou transformer la main originale.
Œuvres perdues
La Cène a survécu très fragilisée ; Léda et Anghiari ne sont connues que par traces indirectes.
Célébrité variable
Un record d’enchères comme celui du Salvator Mundi peut modifier brutalement la notoriété publique.
Ce classement n’est pas un catalogue raisonné
Il mesure la célébrité, l’influence et la présence dans l’histoire culturelle. Les étiquettes d’attribution suivent les positions prudentes des institutions et signalent les cas contestés.
Explorer la boutique
Collections liées à Léonard et à la Renaissance
Chaque œuvre du classement mène vers sa reproduction. Ces collections permettent d’explorer le corpus par artiste, genre, période et musée.
Sources institutionnelles
Musées et œuvres de référence
Les localisations et statuts ont été rapprochés des notices officielles. L’attribution peut évoluer avec la recherche.
Musée du Louvre
Les cinq peintures essentielles conservées à Paris et la synthèse de la rétrospective Léonard.
Notice d’œuvreVierge aux rochers
Datation, dimensions, localisation et historique de la version du Louvre.
MilanMuseo del Cenacolo Vinciano
Site officiel du musée qui conserve La Cène dans son réfectoire original.
CracovieDame à l’hermine
Notice officielle du Musée national de Cracovie.
LondresNational Gallery
La seconde Vierge aux rochers, sa technique et son dessin sous-jacent.
WashingtonGinevra de’ Benci
Notice et présentation officielle de la National Gallery of Art.
VaticanSaint Jérôme
Notice officielle de la Pinacothèque vaticane.
FlorenceGalerie des Offices
L’Annonciation et les débuts florentins de Léonard.
Catalogue AlphaŒuvres de Léonard
Les reproductions liées au peintre, contrôlées dans le catalogue de la boutique.
Questions fréquentes
Comprendre le corpus de Léonard
Quel est le tableau le plus célèbre de Léonard de Vinci ?
La Joconde est son œuvre la plus célèbre et probablement la peinture la plus reconnue au monde. La Cène arrive juste après par son influence artistique et culturelle.
Léonard de Vinci a-t-il réellement peint vingt tableaux ?
Il a conçu ou participé à plus de vingt compositions, mais moins de vingt peintures sont unanimement acceptées comme entièrement autographes et conservées. Le classement signale donc les collaborations, attributions discutées et œuvres perdues.
Pourquoi L’Homme de Vitruve n’est-il pas dans la liste ?
Parce qu’il s’agit d’un dessin à la plume et à l’encre, non d’un tableau. Il reste l’une des images les plus célèbres de Léonard, mais ce classement est réservé aux peintures et compositions peintes.
Où voir le plus de tableaux de Léonard ?
Le musée du Louvre conserve cinq peintures essentielles : La Joconde, La Vierge aux rochers, La Belle Ferronnière, Saint Jean-Baptiste et La Vierge, l’Enfant Jésus et sainte Anne.
Le Salvator Mundi est-il vraiment de Léonard ?
Son attribution demeure débattue. Certains spécialistes défendent une intervention majeure de Léonard, tandis que d’autres insistent sur la participation de l’atelier, l’état de conservation et l’ampleur des restaurations.
Quelle différence entre les deux Vierges aux rochers ?
La première version se trouve au Louvre ; la seconde à la National Gallery de Londres. Elles reprennent une composition proche, mais diffèrent par la lumière, les gestes, certains attributs religieux et le degré d’intervention de l’atelier.
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