Catalogue illustré · 1452–1519

Toutes les œuvres de Léonard de Vinci

Peintures conservées, tableaux d’atelier, dessins d’anatomie et d’ingénierie, projets monumentaux et chefs-d’œuvre disparus : un guide pour comprendre ce qui est certain, discuté ou perdu.

≈ 20peintures survivantes selon le périmètre retenu
≈ 600dessins dans la seule Royal Collection
4 statutsautographe, collaboration, discuté, perdu
La Joconde de Léonard de Vinci vue en entier
La Joconde, Louvre — l’icône ne représente qu’une petite partie de l’œuvre de Léonard.
Emblème au laurier, palmier et genévrier de Léonard de Vinci
La Madone Dreyfus, œuvre de l’entourage de Léonard de Vinci
La réponse juste

Combien d’œuvres Léonard a-t-il laissées ?

Il n’existe pas un total unique

On retient généralement une quinzaine de peintures largement admises, puis plusieurs panneaux réalisés avec l’atelier, remaniés ou contestés. Les dessins sont beaucoup plus nombreux : la Royal Collection en conserve à elle seule près de six cents. Il faut encore ajouter les carnets, les fresques, les décors éphémères et les projets non exécutés. Dire « toutes les œuvres » exige donc de montrer le degré de certitude, pas d’additionner aveuglément.

Autographe largement admisLa main de Léonard domine et l’attribution fait largement consensus.
Collaboration ou atelierLéonard conçoit ou intervient, mais d’autres mains participent.
Attribution discutéeLes spécialistes divergent sur l’étendue de l’intervention du maître.
Perdu ou non réaliséL’œuvre est connue par des textes, études, copies ou fragments.
Catalogue des peintures

Le noyau conservé, œuvre par œuvre

Les dates restent souvent approximatives. Les statuts ci-dessous résument le consensus actuel sans masquer les débats. Les liens « voir la reproduction » mènent uniquement vers des pages produit réellement présentes dans la boutique.

Le Baptême du Christ de Verrocchio et Léonard de Vinci vu en entier
Collaboration

Le Baptême du Christ

Vers 1470–1478 · Offices, Florence. Tableau de Verrocchio auquel Léonard aurait notamment donné l’ange de gauche et une partie du paysage.

Voir la reproduction
L’Annonciation de Léonard de Vinci vue en entier
Admis

L’Annonciation

Vers 1472–1475 · Offices, Florence. Jardin clos, ailes observées et vaste paysage atmosphérique annoncent déjà ses recherches.

Voir la reproduction
Portrait de Ginevra de’ Benci par Léonard de Vinci vu en entier
Admis

Ginevra de’ Benci

Vers 1474–1478 · National Gallery of Art, Washington. Unique peinture de Léonard conservée dans les Amériques.

Voir la reproduction
La Madone Benois de Léonard de Vinci vue en entier
Admis

La Madone Benois

Vers 1478–1480 · Ermitage, Saint-Pétersbourg. Une mère et son enfant unis par le jeu d’une fleur.

Voir la reproduction
La Madone à l’œillet de Léonard de Vinci vue en entier
Très probable

La Madone à l’œillet

Vers 1473–1478 · Alte Pinakothek, Munich. L’attribution à Léonard est généralement défendue, malgré une matière altérée.

Voir la reproduction
L’Adoration des Mages de Léonard de Vinci vue en entier
Inachevé

L’Adoration des Mages

1481–1482 · Offices. Le départ pour Milan laisse visible la construction du tableau, des premiers tracés aux zones modelées.

Voir la reproduction
Saint Jérôme au désert de Léonard de Vinci vu en entier
Inachevé

Saint Jérôme au désert

Vers 1480–1490 · Musées du Vatican. Anatomie tendue, paysage rocheux et surface volontairement non finie.

Voir la reproduction
La Vierge aux rochers du Louvre vue en entier
Admis

La Vierge aux rochers, Paris

Vers 1483–1486 · Louvre. Première version, où gestes, regards, eau et roches composent un monde continu.

Voir la reproduction
La Dame à l’hermine de Léonard de Vinci vue en entier
Admis

La Dame à l’hermine

Vers 1489–1491 · Musée Czartoryski, Cracovie. Cecilia Gallerani tourne le corps et le regard comme saisie par un événement.

Voir la reproduction
Portrait de musicien de Léonard de Vinci vu en entier
Admis

Portrait de musicien

Vers 1485–1490 · Ambrosienne, Milan. Seul panneau peint de Léonard resté à Milan ; l’identité du modèle n’est pas établie.

Voir la reproduction
La Belle Ferronnière de Léonard de Vinci vue en entier
Admis

La Belle Ferronnière

Vers 1490–1497 · Louvre. Regard frontal, parapet et modelé précis font du portrait une présence presque physique.

Voir la reproduction
La Cène de Léonard de Vinci vue en entier
Mural

La Cène

1494–1498 · Santa Maria delle Grazie, Milan. Peinte à sec sur le mur du réfectoire, elle est fragile dès le XVIe siècle.

Voir la reproduction
La Vierge aux rochers de Londres vue en entier
Atelier et maître

La Vierge aux rochers, Londres

Vers 1491/1499–1506/1508 · National Gallery. Seconde version, avec une participation d’atelier encore débattue.

Voir la reproduction
La Joconde de Léonard de Vinci vue en entier
Admis

La Joconde

Vers 1503–1519 · Louvre. Portrait continuellement repris, où le sfumato relie visage, air, eau et paysage.

Voir la reproduction
La Vierge, l’Enfant Jésus et sainte Anne de Léonard de Vinci vue en entier
Admis

La Vierge, l’Enfant et sainte Anne

Vers 1503–1519 · Louvre. Trois générations s’emboîtent dans une composition pyramidale en mouvement.

Voir la reproduction
Saint Jean-Baptiste de Léonard de Vinci vu en entier
Admis

Saint Jean-Baptiste

Vers 1508–1519 · Louvre. Le saint émerge de l’ombre, sourire et doigt levé conduisant vers l’invisible.

Voir la reproduction
La Madone Litta, œuvre de Léonard de Vinci et de son atelier, vue en entier
Atelier / discuté

Madone Litta

Vers 1490 · Ermitage. Conception léonardienne probable ; exécution souvent attribuée à un collaborateur milanais.

Voir la reproduction
La Scapigliata de Léonard de Vinci vue en entier
Discuté

La Scapigliata

Vers 1500–1510 · Galerie nationale de Parme. Tête féminine inachevée, souvent acceptée mais sans unanimité absolue.

Voir la reproduction
Bacchus, œuvre de l’atelier de Léonard de Vinci, vu en entier
Atelier

Bacchus

Vers 1510–1515 · Louvre. Ancien Saint Jean transformé en Bacchus ; l’exécution est aujourd’hui donnée à l’atelier.

Voir la reproduction
Salvator Mundi attribué à Léonard de Vinci vu en entier
Très controversé

Salvator Mundi

Vers 1500 · collection privée. Certaines analyses défendent Léonard, d’autres une œuvre d’atelier largement restaurée.

Voir la reproduction
Ce qui n’entre pas dans le noyau

Les nombreuses « Madones » attribuées autrefois à Léonard, les copies de disciples et les inventions léonardesques ne doivent pas être comptées comme des autographes. La Madone aux fuseaux, par exemple, est connue par plusieurs versions d’atelier liées à une composition perdue du maître.

Dessiner pour comprendre

Les dessins ne sont pas un supplément

Léonard dessine pour penser. Une même feuille peut associer un crâne, un tourbillon, une machine et une note écrite de droite à gauche. Le dessin prépare parfois une peinture, mais il sert surtout à observer les transformations : muscles en tension, eau en mouvement, lumière sur un visage, croissance d’une plante.

La Royal Collection conserve environ six cents feuilles. Il serait trompeur de les réduire à une liste de titres : beaucoup n’en ont pas d’origine, sont recto-verso et rassemblent plusieurs recherches. Le classement le plus utile est fonctionnel.

Six familles

Figures et draperies · anatomie · animaux et botanique · eau et géologie · mécanique et vol · cartes, architecture et fêtes de cour.

L’Homme de Vitruve de Léonard de Vinci vu en entier
L’Homme de VitruveVenise, Gallerie dell’Accademia. Le corps devient mesure, géométrie et commentaire de Vitruve.
Carton de Burlington House de Léonard de Vinci vu en entier
Carton de Burlington HouseNational Gallery, Londres. Huit feuilles assemblées ; seul grand carton de Léonard parvenu jusqu’à nous.
Études du fœtus dans l’utérus par Léonard de Vinci
Le fœtus dans l’utérusVers 1511. Observation, dissection et analogies animales nourrissent un traité d’anatomie jamais publié.
Projet de machine volante dessiné par Léonard de Vinci
Machine volanteLéonard étudie l’aile comme une structure mécanique, sans que ses engins aient été construits et testés comme on le raconte parfois.
Un Déluge dessiné par Léonard de Vinci
Un DélugeVers 1517–1518. Dans les dernières années, nuages, eau, roches et débris deviennent une seule énergie en rotation.
Portrait d’homme à la sanguine attribué à Léonard de Vinci
« Autoportrait » de TurinL’identification reste une hypothèse. Cette tête de vieillard n’est pas une photographie certaine du visage de Léonard.
Ce qui a disparu

Œuvres perdues, détruites ou jamais achevées

Une œuvre perdue ne peut pas être traitée comme un tableau conservé. Les copies transmettent une composition, rarement la matière, la couleur ou l’état final. Elles sont des indices, pas des substituts.

Copie de la Bataille d’Anghiari d’après Léonard de Vinci

La Bataille d’Anghiari

Commandée en 1503 pour la salle du Grand Conseil du Palazzo Vecchio à Florence. Léonard expérimente une technique murale qui échoue ; la composition disparaît ensuite sous les transformations de la salle.

  • Survivent : dessins préparatoires, descriptions et copies.
  • La célèbre Bataille de l’Étendard de Rubens est une copie tardive d’après une autre source, non un fac-similé direct.
  • Aucune peinture de Léonard n’est aujourd’hui visible sur le mur.
Voir la reproduction disponible
Copie ancienne de Léda et le Cygne d’après Léonard de Vinci

Léda et le Cygne

La composition de Léda debout avec le cygne et ses enfants est connue par plusieurs études de Léonard et par des copies anciennes. L’original, encore signalé dans les collections françaises au XVIe siècle, est perdu.

  • Survivent : têtes, études de coiffure, poses et copies peintes.
  • Les versions de Cesare da Sesto ou de l’entourage donnent une idée générale du projet.
  • Leur qualité ne prouve pas qu’elles reproduisent chaque détail du prototype.
Voir une reproduction
Autres absences majeures

Monument équestre à Francesco Sforza : le bronze ne fut jamais coulé et le grand modèle d’argile fut détruit. Madone aux fuseaux : prototype perdu, connu par des versions d’atelier. Neptune et Méduse : œuvres citées par les sources anciennes mais non identifiées avec certitude. Décors de fêtes et machines de scène : conçus pour l’événement, ils ne subsistent que par notes et dessins.

Chronologie utile

Six moments pour replacer l’ensemble

1469–82Florence : atelier de Verrocchio, premières Madones, portraits et Adoration.
1482–99Milan : portraits de cour, Vierge aux rochers, Cène, monument Sforza.
1500–03Retour par Mantoue, Venise et Florence ; Sainte Anne et études.
1503–06Joconde et Bataille d’Anghiari ; rivalité symbolique avec Michel-Ange.
1506–13Milan : anatomie, eau, géologie et poursuite des peintures tardives.
1513–19Rome puis France : Saint Jean, retouches finales et manuscrits à Amboise.
Prolonger la découverte

Reproductions de Léonard peintes à la main

Trois œuvres emblématiques de la boutique, reliées directement à leur page produit. Chaque image ci-dessous est hébergée par Shopify et chaque lien a été construit à partir du catalogue actif.

Questions fréquentes

Ce qu’il faut retenir

Combien de peintures de Léonard de Vinci existent encore ?

Environ quinze sont très largement admises, et le total monte vers vingt lorsque l’on inclut collaborations, panneaux d’atelier et attributions discutées. Le chiffre dépend donc de la méthode retenue.

L’Homme de Vitruve est-il un tableau ?

Non. C’est un dessin à la plume, à l’encre et à la pointe métallique, accompagné de notes, conservé à Venise. Sa fragilité explique qu’il ne soit pas exposé en permanence.

Le Salvator Mundi est-il vraiment de Léonard ?

Son attribution demeure débattue. Certaines autorités y voient une œuvre substantiellement autographe ; d’autres insistent sur l’atelier et les restaurations. Il faut le présenter comme controversé, non comme une certitude.

Où se trouve la plus importante collection de peintures ?

Le Louvre conserve cinq œuvres centrales : La Joconde, La Vierge aux rochers, La Belle Ferronnière, La Sainte Anne et Saint Jean-Baptiste. Pour les dessins, la Royal Collection est sans équivalent avec près de six cents feuilles.

Léonard a-t-il réalisé des sculptures ?

Il a conçu des monuments et modelé le gigantesque cheval Sforza en argile, mais aucune sculpture unanimement reconnue de sa main ne subsiste. Son activité de sculpteur est surtout documentée par les textes et les dessins.

Pourquoi tant d’œuvres sont-elles inachevées ?

Léonard expérimente lentement, change de ville et de commanditaire, et poursuit parfois une œuvre pendant des années. L’inachèvement révèle aussi une méthode : il cherche une cohérence entre observation, composition, lumière et matière qu’il juge difficile à clore.

0 commentaire

Laisser un commentaire

Veuillez noter que les commentaires doivent être approuvés avant leur publication.