Le sujet et ses signes
Dans « Sphinx et une femme fantôme », Wilhelm Kotarbiński concentre l’attention sur la tête monumentale du sphinx penchée au-dessus d’une femme spectrale allongée dans un paysage nocturne. La composition oppose l’échelle colossale de la pierre à la fragilité du corps féminin. Le sphinx, les fleurs blanches, la lune ou l’étoile, le lit de végétation et les montagnes lointaines forment une scène de rêve funèbre où l’Égypte imaginaire devient un décor de menace et de fascination. L’analyse distingue les éléments effectivement annoncés par le titre et visibles dans cette version, sans ajouter un récit, un personnage ou un symbole non vérifié. Le format horizontal, la datation « fin XIXe–début XXe siècle, sauf mention précise » et les dimensions « 138 × 75 cm » servent à différencier précisément l’œuvre des variantes, études, copies et compositions proches.
