Le sujet et ses signes
Dans « Musique désuète (Portrait de Sarah Sagehorn Frishmuth) », Thomas Eakins concentre l’attention sur Sarah Sagehorn Frishmuth assise près d’un piano, vêtue de noir, une main sur l’accoudoir et l’autre près du clavier dans un intérieur aux étoffes sombres. Instrument, archet, cordes, partition, mains, posture, siège et présence d’un auditeur individualisent le moment musical. La concentration du modèle et l’obscurité du lieu donnent autant de poids au silence entre les notes qu’au geste de jouer. L’analyse distingue les éléments effectivement annoncés par le titre et visibles dans cette version, sans ajouter un récit, un personnage ou un symbole non vérifié. Le format vertical, la datation « 1900 » et les dimensions « 72 × 97 cm » servent à différencier précisément l’œuvre des variantes, études, copies et compositions proches.
