Le sujet et ses signes
Dans « La légende des volcans », Saturnino Herrán concentre l’attention sur le jeune homme sombre qui se penche sur la femme pâle étendue et la soutient, sous la silhouette bleutée du volcan, dans l’interprétation moderne de Popocatépetl et Iztaccíhuatl. Le modèle est défini par son âge, son activité et ses objets : livre de confrérie et crucifix, corps légendaires sous le volcan, chapelet d’un vieillard, canne et bibliothèque d’un homme de lettres, ou fil rouge d’une tricoteuse. L’architecture et les signes religieux relient toujours l’individu à une mémoire mexicaine concrète. L’analyse distingue les éléments effectivement annoncés par le titre et visibles dans cette version, sans ajouter un récit, un personnage ou un symbole non vérifié. Le format vertical, la datation « 1912 » et les dimensions « 127 × 105 cm » servent à différencier précisément l’œuvre des variantes, études, copies et compositions proches.
