VIENNE · 1897–1905 · MODERNITÉ

Gustav Klimt et la Sécession viennoise

Une rupture avec le Künstlerhaus, un pavillon-manifeste, des expositions internationales, la Frise Beethoven — puis un départ collectif en 1905. Huit années qui transforment Klimt et la scène artistique de Vienne.

Membres de la Sécession viennoise photographiés en 1902 avec Gustav Klimt assis
Les membres de la Sécession en 1902. Gustav Klimt est assis dans le fauteuil ; Kolo Moser, Carl Moll, Emil Orlik, Ernst Stöhr et d’autres membres l’entourent. Photographie de Moriz Nähr, domaine public.
3 avril 1897Constitution de l’association autour de Klimt, premier président.
1898Premières expositions, lancement de Ver Sacrum et ouverture du pavillon d’Olbrich.
60 000 visiteursEnviron, pour l’exposition Beethoven de 1902 selon les archives de la Sécession.
14 juin 1905Le conflit interne aboutit au retrait du groupe Klimt.
RÉPONSE COURTE

Une institution avant d’être une étiquette de style

La Sécession viennoise naît d’un problème concret : qui décide de ce que le public peut voir à Vienne, comment les œuvres sont-elles sélectionnées et quelle place accorde-t-on aux artistes étrangers ? En 1897, Gustav Klimt et ses alliés ne cherchent pas seulement une apparence nouvelle. Ils créent une association, un programme d’expositions, une revue et bientôt leur propre bâtiment.

Le mot « sécession » désigne une séparation volontaire. Les artistes quittent la Coopérative des artistes plasticiens de Vienne, installée au Künstlerhaus, parce qu’ils jugent sa politique trop conservatrice, insuffisamment internationale et trop dépendante de formes commerciales anciennes. Ils veulent présenter l’art de leur temps sans soumission à une doctrine unique.

C’est pourquoi les œuvres exposées ne se ressemblent pas toutes. Peinture symboliste, architecture, affiche, typographie, mobilier et sculpture coexistent. L’unité vient moins d’un vocabulaire décoratif uniforme que d’une méthode : organiser librement l’espace, confronter Vienne à l’Europe et considérer l’exposition elle-même comme une création.

À retenir. Klimt devient le visage le plus célèbre de la Sécession, mais l’aventure est collective. Joseph Maria Olbrich conçoit le pavillon, Kolo Moser et Alfred Roller renouvellent le graphisme, Josef Hoffmann relie architecture et arts appliqués, tandis que Carl Moll joue un rôle d’organisateur décisif.
HUIT ANNÉES DÉCISIVES

De la rupture au départ

La chronologie montre une accélération remarquable : en quelques mois, le groupe se dote d’un nom, d’une revue, d’une politique internationale et d’un bâtiment. Le succès rend ensuite visibles des divergences que l’enthousiasme initial avait contenues.

1897

Fondation et rupture

L’association est constituée le 3 avril. Klimt est élu premier président. Après le conflit du mois de mai, plusieurs membres quittent officiellement le Künstlerhaus.

1898

Exposer et publier

Première exposition au printemps, lancement de Ver Sacrum, puis deuxième exposition en novembre dans le nouveau pavillon d’Olbrich.

1900

Klimt au centre des polémiques

Les Peintures des Facultés déclenchent une controverse qui dépasse la Sécession et rend la liberté artistique de Klimt inséparable du débat public.

1902

L’exposition Beethoven

Vingt et un artistes coordonnent architecture, peinture et sculpture autour de Beethoven. Klimt peint une frise monumentale pour trois murs.

1903

Grande rétrospective Klimt

La dix-huitième exposition offre à Klimt une présentation d’ensemble. Ver Sacrum cesse cependant de paraître cette même année.

1905

La scission interne

Les tensions autour de Carl Moll, de la Galerie Miethke et de l’orientation de l’association aboutissent au retrait du groupe Klimt.

Affiche de Gustav Klimt pour la première exposition de la Sécession viennoise en 1898
Gustav Klimt, affiche pour la première exposition de la Sécession, 1898. Thésée affronte le Minotaure sous le regard d’Athéna. Domaine public. Fichier source.
1897–1898 · LE MANIFESTE

Rompre, puis montrer immédiatement

La fondation ne se réduit pas à un geste de refus. Les artistes doivent prouver qu’une autre politique d’exposition est possible. Ils s’organisent autour de Klimt, premier président, de Carl Moll, vice-président, et désignent Rudolf von Alt président d’honneur. Leur ambition associe autonomie locale et ouverture internationale.

L’affiche conçue par Klimt pour la première exposition résume le conflit sous la forme d’un mythe. Thésée combat le Minotaure tandis qu’Athéna observe la scène. Le héros peut être lu comme la nouvelle génération artistique ; le monstre, comme l’ordre ancien. Cette image n’illustre pas simplement un événement : elle fabrique un récit de libération.

Une affiche elle-même censurée

La première version montre le corps nu de Thésée. Pour l’affichage public, Klimt doit masquer certaines parties par des éléments typographiques. L’épisode est révélateur : avant même l’ouverture, le programme de liberté rencontre les normes morales et administratives de la ville.

Ver Sacrum, le laboratoire imprimé

Le périodique de l’association paraît à partir de janvier 1898. Textes, ornements, illustrations et caractères sont pensés ensemble. La revue prolonge l’exposition sur papier et permet aux membres de travailler l’unité entre contenu, image et mise en page.

Façade actuelle du palais de la Sécession viennoise à Vienne
Le bâtiment de Joseph Maria Olbrich, vu depuis la Friedrichstraße. Photographie de Greymouser, 2009, CC BY-SA 3.0 AT. Source et licence.
JOSEPH MARIA OLBRICH · 1898

Un pavillon qui expose déjà une idée

Le bâtiment de la Sécession n’est pas un musée traditionnel. Olbrich conçoit un pavillon d’exposition adaptable, doté d’une grande salle éclairée par le haut. Les cloisons et les parcours peuvent être recomposés selon chaque projet. L’architecture sert donc directement la politique artistique du groupe.

À l’extérieur, les volumes blancs, les surfaces relativement nues et la célèbre coupole de feuilles dorées composent une image immédiatement reconnaissable. Les Viennois lui donnent rapidement des surnoms, dont celui de « chou doré ». Ce contraste entre géométrie claire et ornement organique annonce l’équilibre recherché par la modernité viennoise.

« Der Zeit ihre Kunst. Der Kunst ihre Freiheit. »
À chaque époque son art, à l’art sa liberté.

La devise inscrite sur la façade ne promet pas une liberté sans institutions. Elle affirme qu’une institution moderne doit laisser les artistes répondre à leur présent. Le pavillon devient ainsi à la fois un outil de travail, un emblème urbain et un argument visible contre l’immobilisme reproché au Künstlerhaus.

PHOTOGRAPHIES ET DOCUMENTS

Voir le mouvement au-delà du décor

Deux photographies historiques replacent la rupture dans une trajectoire humaine : la génération formée à l’École des arts appliqués, puis Klimt devenu une autorité indépendante après son départ.

Classe de Ferdinand Laufberger vers 1880 avec Gustav et Ernst Klimt au premier rang
Avant la Sécession : apprendre en réseau

Vers 1880, Gustav Klimt et son frère Ernst figurent au premier rang de la classe de Ferdinand Laufberger. Leur formation associe déjà peinture, décor et commande architecturale, trois domaines que la Sécession réunira autrement.

Source Wikimedia Commons →
Photographie de Gustav Klimt en 1907
Klimt après la Sécession, 1907

Deux ans après son départ, Klimt est devenu la figure de proue de la Galerie Miethke. Son autorité artistique ne dépend plus de la présidence d’une association, mais d’un réseau de collectionneurs, de commanditaires et d’expositions.

Source Wikimedia Commons →
Affiche d’Alfred Roller pour la quatorzième exposition de la Sécession en 1902
Alfred Roller, affiche pour la XIVe exposition de la Sécession, 1902. Domaine public. Fichier source.
15 AVRIL – 27 JUIN 1902

Beethoven : l’exposition comme œuvre totale

La quatorzième exposition est organisée comme un hommage collectif à Beethoven. Sous la direction de Josef Hoffmann, vingt et un artistes travaillent autour de la statue monumentale du compositeur réalisée par Max Klinger. Architecture, sculpture, peinture murale, typographie et parcours ne sont pas juxtaposés : ils sont coordonnés.

Klimt reçoit le couloir latéral gauche, que le visiteur traverse avant d’apercevoir la statue centrale. Sa Frise Beethoven déploie sur trois murs une quête du bonheur inspirée de l’interprétation de la Neuvième Symphonie par Richard Wagner. Les figures flottantes, le chevalier, Typhée, les Gorgones, la Poésie et le couple final composent une narration sans illusion de profondeur traditionnelle.

Les archives de la Sécession indiquent près de 60 000 visiteurs. Le succès public n’efface pas le scandale critique : plusieurs figures sont jugées difformes, obscènes ou pathologiques. Pour Klimt, l’expérience est pourtant déterminante. La surface, la ligne et l’ornement prennent une autonomie qui annonce la période dorée.

Une œuvre destinée à disparaître. La frise devait être retirée après l’exposition. Conservée pour la rétrospective Klimt de 1903, elle est ensuite découpée en huit panneaux, vendue, stockée, restaurée puis installée définitivement dans le bâtiment en 1986.
Couple enlacé dans la Frise Beethoven de Gustav Klimt
Le couple final de la Frise Beethoven : le bonheur est atteint par les arts. Voir la reproduction disponible dans la boutique.
1903 · XVIIIe EXPOSITION

Une rétrospective qui consacre Klimt

L’année suivant l’exposition Beethoven, la Sécession consacre sa dix-huitième exposition à Gustav Klimt. La présentation réunit un ensemble important d’œuvres et confirme que le premier président est devenu la figure centrale — et la plus controversée — du mouvement.

Cette concentration produit un paradoxe. La Sécession a été fondée pour remplacer une autorité académique par un espace pluraliste ; elle se trouve désormais fortement identifiée à la personnalité de Klimt. Le succès de ce dernier attire collectionneurs et critiques, mais il accentue aussi les questions internes : quelle place pour la vente, pour les arts appliqués, pour les expositions individuelles et pour les autres membres ?

La même année, Ver Sacrum cesse de paraître. Le groupe conserve son bâtiment et son programme, mais l’outil éditorial commun qui avait donné une forme graphique à ses idées disparaît. L’élan fondateur entre progressivement dans une phase de redéfinition.

14
06
1905
Le vote qui rend la rupture visible
L’AFFAIRE MOLL

Pourquoi Klimt quitte-t-il la Sécession ?

Le départ de 1905 n’est pas un simple caprice de vedette. Des divergences anciennes opposent les membres sur la finalité de l’association. Certains privilégient l’exposition d’œuvres autonomes et craignent une trop grande proximité avec les intérêts commerciaux. Le groupe de Klimt défend davantage la collaboration avec les arts appliqués, l’architecture et de nouvelles structures de vente.

Carl Moll concentre le conflit. Son rôle auprès de la Galerie H. O. Miethke et le projet d’utiliser cette galerie comme relais d’exposition et de commercialisation sont contestés. Le 14 juin 1905, un vote défavorable à la position de Moll transforme le désaccord en scission. Moll se retire, puis Klimt et plusieurs proches quittent à leur tour l’association.

Il serait trompeur d’opposer mécaniquement des « artistes purs » à des « marchands ». La Sécession elle-même organisait des expositions et vendait des œuvres. Le débat porte plutôt sur le contrôle du dispositif, la place des arts appliqués, l’influence d’une galerie privée et la direction culturelle du groupe.

AU SEIN DE LA SÉCESSION

Continuer l’institution

Les membres restants maintiennent l’association, le pavillon et une programmation indépendante. Le bâtiment ne devient pas un monument figé dédié à Klimt.

LE GROUPE KLIMT

Créer ailleurs

Klimt, Moll, Moser, Hoffmann, Roller et leurs alliés poursuivent leurs collaborations hors de l’association, notamment dans les Kunstschau de 1908 et 1909.

UN RÉSEAU DE COMPÉTENCES

Huit acteurs à reconnaître

La Sécession doit sa force à la complémentarité des pratiques. Identifier quelques noms permet de comprendre pourquoi les débats sur l’exposition, l’architecture, l’imprimé et les arts appliqués étaient inséparables.

Gustav KlimtPEINTURE · PREMIER PRÉSIDENT

Figure publique du groupe, auteur de Pallas Athéna, Nuda Veritas et de la Frise Beethoven.

Carl MollPEINTURE · ORGANISATION

Vice-président à la fondation, animateur des réseaux de collectionneurs et acteur central de la crise de 1905.

Kolo MoserGRAPHISME · DESIGN

Contribue à Ver Sacrum et relie la Sécession aux arts appliqués, puis à la Wiener Werkstätte.

Josef HoffmannARCHITECTURE · SCÉNOGRAPHIE

Dirige l’aménagement collectif de l’exposition Beethoven et défend l’unité des arts.

J. M. OlbrichARCHITECTURE

Conçoit le pavillon de la Sécession comme un espace modulable et un manifeste urbain.

Alfred RollerAFFICHE · SCÉNOGRAPHIE

Éditeur de Ver Sacrum et auteur de l’affiche très verticale de l’exposition Beethoven.

Rudolf von AltPRÉSIDENT D’HONNEUR

Le grand aquarelliste, âgé de quatre-vingt-cinq ans en 1897, apporte son prestige à la nouvelle association.

Ludwig HevesiCRITIQUE D’ART

Accompagne et formule la modernité sécessionniste ; il est étroitement associé à la célèbre devise du pavillon.

APRÈS 1905

La rupture n’arrête pas la modernité viennoise

Le départ sépare des structures, pas les problèmes artistiques. Exposer, aménager, publier, vendre et collaborer demeurent les grandes questions de la décennie suivante.

1908

Kunstschau Wien

Le groupe Klimt participe à une vaste exposition temporaire conçue comme un ensemble architectural. Klimt y présente notamment Le Baiser. Les arts appliqués et l’aménagement y occupent une place assumée.

1909

Internationale Kunstschau

Une nouvelle manifestation prolonge l’ouverture internationale. La génération plus jeune, dont Oskar Kokoschka, apparaît dans un paysage que la Sécession avait contribué à rendre possible.

1986

Retour permanent de la Frise

Après acquisition publique et restauration, la Frise Beethoven est installée dans une salle spécialement aménagée au sous-sol du pavillon pour lequel elle avait été créée.

Aujourd’hui

Une institution toujours active

La Sécession poursuit un programme d’art contemporain décidé par ses membres. L’histoire de 1897 reste vivante dans un modèle d’exposition indépendant, et non dans une simple reconstitution du Jugendstil.

Détail de la coupole de feuilles dorées du palais de la Sécession viennoise
La coupole de feuilles dorées, photographiée par Zairon en 2011, CC BY-SA 3.0. Source et licence.
VOIR LA SÉCESSION À VIENNE

Un lieu historique qui n’est pas un musée Klimt

Le pavillon accueille des expositions contemporaines temporaires et conserve la Frise Beethoven. Il ne faut donc pas s’attendre à y voir une vaste collection permanente de tableaux de Klimt.

  • Commencez par observer la devise et la coupole depuis la Friedrichstraße.
  • À l’intérieur, regardez comment le plan et la lumière servent les installations actuelles.
  • Descendez vers la Frise Beethoven et suivez le récit de gauche à droite.
  • Pour Le Baiser et la grande collection Klimt, complétez par le Belvédère.
  • Vérifiez horaires, fermeture de salles et tarifs avant la visite.
Préparer la visite sur le site officiel →
SOURCES INSTITUTIONNELLES

Vérifier dates, œuvres et rupture

L’article privilégie la Sécession elle-même, la Klimt Database, le Belvédère, le Wien Museum et le Leopold Museum. Les pages Wikimedia servent uniquement aux fichiers libres et à leurs licences.

FAQ

Douze questions sur Klimt et la Sécession

Qu’est-ce que la Sécession viennoise ?

Une association d’artistes fondée à Vienne en 1897 pour renouveler la politique d’exposition, ouvrir la scène autrichienne à l’art international et défendre la liberté de création. Ce n’est pas seulement un style décoratif.

Gustav Klimt a-t-il fondé la Sécession ?

Oui. Il appartient au groupe fondateur, devient le premier président de l’association et en incarne rapidement la visibilité publique. La Sécession reste cependant une entreprise collective.

Pourquoi les artistes quittent-ils le Künstlerhaus ?

Ils contestent une politique d’exposition jugée conservatrice, peu internationale et trop soumise aux habitudes commerciales. La rupture se formalise au printemps 1897.

Que signifie la devise du bâtiment ?

La formule « À chaque époque son art, à l’art sa liberté » résume l’ambition du groupe : produire pour son temps et protéger l’autonomie de la création.

Pourquoi le pavillon de la Sécession est-il important ?

Conçu par Joseph Maria Olbrich et ouvert en 1898, il offre aux artistes un espace modulable pensé pour les expositions modernes. Sa coupole de feuilles dorées devient l’emblème visuel du mouvement.

Quel est le rôle de Ver Sacrum ?

Publié de 1898 à 1903, le périodique diffuse textes, dessins, typographies et mises en page. Il fonctionne comme un laboratoire graphique autant que comme l’organe de l’association.

Qu’est-ce que l’exposition Beethoven de 1902 ?

La quatorzième exposition de la Sécession, conçue comme une œuvre collective autour de la statue de Beethoven par Max Klinger. Klimt y réalise la Frise Beethoven sur trois murs.

Pourquoi Klimt quitte-t-il la Sécession en 1905 ?

Des désaccords anciens sur l’orientation des expositions, la place des arts appliqués et les rapports avec le marché se cristallisent autour de Carl Moll et de la Galerie Miethke. Après un vote du 14 juin, le groupe Klimt se retire.

Qui part avec Klimt en 1905 ?

Le groupe comprend notamment Carl Moll, Kolo Moser, Josef Hoffmann, Otto Wagner, Alfred Roller et Josef Maria Auchentaller. Les listes varient selon la manière de compter les membres et les démissions successives.

La Sécession disparaît-elle après le départ de Klimt ?

Non. L’association et son bâtiment poursuivent leurs activités. La Sécession existe encore aujourd’hui comme institution d’exposition indépendante consacrée à l’art contemporain.

Que fait le groupe Klimt après 1905 ?

Il organise ses propres manifestations, en particulier la Kunstschau de 1908 puis l’Internationale Kunstschau de 1909, avec une place centrale accordée à l’architecture, au design et à l’unité des arts.

Où voir aujourd’hui la Frise Beethoven ?

Dans le bâtiment de la Sécession à Vienne, où elle est exposée de façon permanente au sous-sol depuis 1986. Il faut vérifier les conditions de visite sur le site officiel avant le déplacement.

La Sécession n’est pas un décor : c’est une manière d’organiser la liberté

Entre 1897 et 1905, Klimt et ses alliés changent les œuvres, mais aussi les affiches, les espaces, les revues et les rapports entre artistes et public.

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