Portraits de Gustav Klimt
Adèle Bloch-Bauer, Emilie Flöge, Sonja Knips, Serena Lederer et les autres : derrière l’or et les motifs, les portraits de Klimt racontent les ambitions, les réseaux et les fractures de la société viennoise.

Un portrait social, mais jamais une simple photographie peinte
Les portraits de Gustav Klimt montrent des personnes réelles, le plus souvent liées à l’élite économique et culturelle de Vienne autour de 1900. Pourtant, ils ne cherchent pas seulement la ressemblance. Klimt organise une tension très précise entre le visage, peint avec attention, et le reste de l’image, où vêtements, fauteuils, fleurs et arrière-plans se transforment en surfaces rythmiques.
Cette opposition permet au modèle d’être à la fois individu et apparition. Les traits, la coiffure et les mains maintiennent une présence psychologique ; l’ornement construit le rang social, la modernité et parfois une forme d’étrangeté. Plus la carrière de Klimt avance, plus cette zone décorative gagne en autonomie.
Il faut aussi lire ces œuvres comme des objets commandés. Le choix du format, de la robe, de la pose et du décor dépend d’un dialogue entre peintre, modèle, famille et intérieur de destination. Une commande pouvait demander de nombreuses séances et études dessinées. Elle engageait un coût élevé, du temps et une stratégie de représentation.
Du salon peint au champ de motifs
Trois tableaux du Belvédère permettent de suivre l’évolution générale des portraits féminins de Klimt : la matière vaporeuse de la fin des années 1890, la construction ornementale vers 1906, puis la liberté colorée et l’inachèvement des dernières années.

Sonja Knips : présence et mouvement retenu
Le format carré, le fauteuil coupé, la robe de tulle dissoute par la touche et le carnet rouge préparent déjà la modernité. Sonja est assise au bord du siège, comme prête à se lever.

Fritza Riedler : le portrait devient architecture
Le fauteuil dessine une auréole géométrique, la robe blanche se couvre de rythmes et la silhouette s’inscrit dans un espace presque frontal. Le visage demeure calme au centre d’un dispositif très construit.

Johanna Staude : couleur franche et œuvre ouverte
Le fond bleu, le chemisier aux formes noires et blanches et la bouche rouge donnent une immédiateté nouvelle. Le tableau, laissé inachevé à la mort de Klimt, montre encore son processus.
Onze autres portraits à comparer
Les images sont présentées entières : la longueur des silhouettes, le rapport entre figure et bord, et la quantité de vide ou d’ornement sont indispensables pour comprendre la composition.
1899 · APPARITION BLANCHESerena Pulitzer Lederer1899 · Metropolitan Museum of Art, New YorkLa robe s’élève comme une colonne claire. Les contours se dissolvent, mais le visage et les cheveux noirs concentrent le regard.
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1902 · MODE ET IDENTITÉPortrait d’Emilie Flöge1902 · Wien Museum, VienneLa silhouette très allongée et la robe à motifs relient portrait, réforme vestimentaire et conception décorative de l’espace.
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1904 · ÉLÉGANCE CONTRÔLÉEPortrait d’Hermine Gallia1904 · National Gallery, LondresLa verticalité, le châle sombre et la précision des mains donnent à la figure une réserve presque cérémonielle.
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1905 · FAMILLE WITTGENSTEINPortrait de Margarethe Stonborough-Wittgenstein1905 · Neue Pinakothek, MunichLe blanc de la robe se détache d’une architecture plane. Karl Wittgenstein commanda le portrait de sa fille Margarethe.
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1912 · APRÈS L’ORPortrait d’Adèle Bloch-Bauer II1912 · Collection particulièreCinq ans après le premier portrait, Adèle réapparaît debout dans une explosion de fleurs et de couleurs, sans domination métallique.
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1913–1914 · MÉCÉNAT PRIMAVESIPortrait d’Eugenia Primavesi1913–1914 · Toyota Municipal Museum of ArtEugenia, actrice et mécène, est entourée d’un champ floral clair. La couleur tardive remplace la structure dorée des années précédentes.
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1916 · MOTIFS CROISÉSPortrait de Friederike Maria Beer1916 · Collection particulièreLe vêtement, le fond et les motifs d’inspiration asiatique se superposent sans annuler la posture frontale et déterminée du modèle.
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1917 · REDÉCOUVERTEPortrait de Mademoiselle Lieser1917 · Collection particulièreLa surface rouge et le châle floral restent partiellement ouverts. Longtemps connu par une photographie en noir et blanc, le tableau a reparu en 2024.
Voir la reproduction →Dix portraits supplémentaires à découvrir
Cette seconde galerie élargit le regard au-delà des icônes les plus reproduites. Elle réunit un portrait d’enfant, un musicien, des membres de la famille, des commandes mondaines et plusieurs œuvres tardives demeurées inachevées.
1917–1918 · ŒUVRE INACHEVÉEPortrait d’Amalie Zuckerkandl1917–1918 · Belvédère, VienneLe visage et le haut du corps sont poussés très loin, tandis que le fond conserve des zones ouvertes. L’œuvre permet de voir comment Klimt construisait un portrait par étapes.
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1917–1918 · DERNIÈRE PÉRIODEDame en blanc1917–1918 · Belvédère, VienneLa robe blanche s’oppose à un fond vivement coloré. L’inachèvement rend visibles les réserves de toile et la progression du travail.
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VERS 1909 · MODEFemme au chapeau et boa de plumesvers 1909 · Collection particulièreChapeau noir, boa et cadrage rapproché concentrent l’attention sur le visage. La peinture reprend les codes du portrait mondain tout en accentuant la surface.
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1912–1913 · PORTRAIT D’ENFANTMäda Primavesi1912–1913 · Metropolitan Museum of Art, New YorkLa robe blanche, les fleurs du fond et la pose très droite refusent la mièvrerie. Mäda Primavesi apparaît comme une présence autonome et assurée.
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1914 · COMMANDE PRIVÉEBaronne Elisabeth Bachofen-Echt1914 · Collection particulièreUne silhouette étirée se détache sur un décor dense. Le vêtement n’accompagne plus seulement le modèle : il devient l’un des moteurs de la composition.
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1901–1902 · TRANSITIONPortrait de Marie Henneberg1901–1902 · Collection particulièreLe portrait de l’épouse du photographe Hugo Henneberg relie encore le naturalisme du visage aux effets atmosphériques et décoratifs du tournant du siècle.
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1890 · PORTRAIT MASCULINLe Pianiste Joseph Pembauer1890 · Période académiqueCe portrait de jeunesse rappelle la solide formation académique de Klimt. Le visage, la veste et l’attitude professionnelle dominent avant l’explosion ornementale.
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1917–1918 · PORTRAIT POSTHUMEPortrait inachevé de Maria Munk1917–1918 · Dernière périodeLa figure s’inscrit dans un champ floral et coloré qui demeure ouvert. L’état inachevé révèle les hésitations, reprises et changements d’équilibre.
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1898 · FAMILLE DU PEINTREPortrait d’Hélène Klimt1898 · Portrait familialKlimt représente ici sa nièce Hélène. La proximité familiale donne un contrepoint intime aux grandes commandes de la bourgeoisie viennoise.
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1917–1918 · ULTIME ÉCLATLa Femme à l’éventail1917–1918 · Collection particulièreÉventail, fleurs, oiseaux et aplats de couleur enveloppent le modèle. Le tableau montre la liberté chromatique atteinte à la fin de la carrière.
Voir la reproduction →Qui commandait un Klimt ?
Les portraits relient le peintre à une bourgeoisie industrielle, financière et culturelle qui soutient la Sécession, la Wiener Werkstätte, les nouveaux intérieurs et l’art moderne. Le terme « société viennoise » recouvre donc des réseaux précis.
| Modèle | Milieu et réseau | Ce que montre le portrait | Collection ou histoire |
|---|---|---|---|
| Sonja Knips | Née baronne Potier des Echelles, mécène et collectionneuse. | Une femme prête à se lever, loin de la pose figée du portrait d’apparat. | Belvédère, Vienne. |
| Serena Pulitzer Lederer | Épouse de l’industriel August Lederer ; couple de grands collectionneurs de Klimt. | Une apparition blanche, élancée, que la critique compara à une fleur. | Spolié en 1942, rendu à son fils en 1948 ; aujourd’hui au Met. |
| Emilie Flöge | Créatrice de mode et codirectrice du salon Schwestern Flöge. | La robe n’est pas un accessoire : elle devient le sujet visuel autant que le visage. | Wien Museum. |
| Margarethe Stonborough-Wittgenstein | Fille de l’industriel Karl Wittgenstein, sœur du philosophe Ludwig Wittgenstein. | Une silhouette intellectuelle et sociale prise dans une architecture décorative. | Neue Pinakothek, Munich. |
| Adèle Bloch-Bauer | Famille de banquiers et industriels, salon culturel, commande de Ferdinand Bloch-Bauer. | Deux portraits radicalement différents : icône dorée en 1907, couleur florale en 1912. | Premier portrait à la Neue Galerie ; second en collection particulière. |
| Famille Primavesi | Banque, industrie, théâtre et soutien à la Wiener Werkstätte. | Eugenia et sa fille Mäda incarnent une commande où mode, jeunesse et décor moderne se rejoignent. | Eugenia à Toyota ; Mäda au Met. |
| Johanna Staude | Liée aux milieux de la mode et de la modernité viennoise. | Un cadrage rapproché et un chemisier graphique qui annoncent une nouvelle liberté. | Belvédère, tableau inachevé. |
| « Mademoiselle Lieser » | Une jeune femme de la famille Lieser ; l’identité exacte reste discutée. | Un dernier portrait coloré dont certaines zones n’ont pas été achevées. | Vente im Kinsky, 2024, après accord avec des ayants droit. |
Comment lire les motifs sans perdre le modèle
Chez Klimt, l’ornement ne vient pas remplir un fond vide. Il organise le rang, le mouvement et la relation entre le corps et la surface du tableau.
Le visage comme ancrage
Yeux, bouche, carnation et coiffure conservent la ressemblance. Plus le décor devient abstrait, plus cette petite zone réaliste porte l’identité.
Les mains comme signe social
Elles peuvent être jointes, croisées, appuyées ou presque cachées. Leur dessin traduit maintien, tension et codes de présentation.
La robe comme territoire
Le vêtement agrandit le corps et brouille sa limite. Fleurs, spirales, damiers et aplats font passer la figure de la mode à l’image.
Le fond actif
Il peut devenir mur, tissu, mosaïque ou atmosphère. Sa profondeur réduite rapproche le modèle du spectateur tout en l’enfermant dans une construction.
L’or n’est pas partout
La célébrité d’Adèle I ne doit pas faire croire que tous les portraits sont dorés. Blancs vaporeux, fonds floraux et couleurs franches dominent d’autres périodes.
Le format décide
Le carré de Sonja Knips, les verticales très hautes d’Emilie ou Serena et les cadrages rapprochés tardifs produisent des présences différentes.


Emilie Flöge n’est pas seulement une « muse »
Emilie Flöge dirige avec ses sœurs Pauline et Helene un salon de mode à Vienne. Elle participe à une culture où vêtement, mobilier, graphisme et architecture doivent former un environnement cohérent. La robe de réforme, plus libre que les silhouettes corsetées, devient un espace d’expérimentation.
Son portrait de 1902 est exceptionnellement haut et étroit. La silhouette paraît presque sans poids, absorbée par un réseau bleu, vert, or et violet. Le visage reste précis, tandis que la robe se comporte comme une surface autonome.
La relation entre Flöge et Klimt fut longue et centrale. Les sources décrivent une profonde proximité et des intérêts partagés, mais il faut éviter de transformer chaque détail biographique en certitude romantique. Les photographies de l’Attersee montrent surtout une complicité durable au sein d’un cercle familial et créatif.
Le tableau et la photographie ne disent pas la même chose
La photographie montre une créatrice portant ses vêtements dans un environnement réel. Le portrait peint change d’échelle : la robe devient presque architecture, et le modèle s’inscrit dans une vision décorative totale.
Voir le portrait d’Emilie FlögeLes modèles et le peintre face à l’appareil
Ces photographies d’époque ne servent pas à juger la « ressemblance » comme si le tableau était une copie mécanique. Elles montrent plutôt comment les personnes se présentaient, s’habillaient et occupaient l’espace social en dehors de l’atelier de Klimt.

La photographie restitue un visage, une coiffure et une présence sociale réels. Le tableau de 1907 transforme cette personne en icône dorée sans supprimer l’individualité du regard et des mains.
Source et fichier d’origine →
Ferdinand Schmutzer la photographie deux ans avant le portrait de Klimt. Comparer les deux images fait apparaître le rôle de la pose, du vêtement et de l’environnement dans la construction publique d’une identité.
Source et fichier d’origine →
La blouse ample et l’image informelle du peintre contrastent avec la mise en scène calculée de ses modèles. Cette photographie rappelle aussi que l’atelier était un lieu de travail, d’objets, d’étoffes et de vie quotidienne.
Source et fichier d’origine →Trois histoires qui changent la lecture
Une provenance n’est pas une simple liste de propriétaires. Elle permet de reconstituer les déplacements de l’œuvre, les spoliations, les restitutions et les zones d’incertitude.
Du foyer viennois à la Neue Galerie
Le portrait appartenait à Ferdinand Bloch-Bauer. Après l’Anschluss de 1938, des œuvres de la famille furent saisies par les nazis. Le nom d’Adèle fut progressivement masqué derrière l’appellation « Dame en or ».
Maria Altmann, nièce d’Adèle, mena une longue bataille juridique. Les cinq Klimt concernés furent restitués aux héritiers en 2006. Ronald S. Lauder acquit ensuite le premier portrait pour la Neue Galerie de New York.
Dossier de la Neue Galerie →Une collection familiale dispersée
Serena et August Lederer constituèrent l’une des plus importantes collections privées de Klimt. Le portrait de Serena fut saisi par les nazis à Vienne en 1942.
Le Met indique qu’il fut rendu au fils du modèle, à Genève, en 1948. Cette trajectoire rappelle que la blancheur élégante de l’image ne peut être séparée de l’histoire de la famille et de la dispersion de sa collection.
Notice et provenance du Met →Une réapparition et des questions ouvertes
Longtemps connu seulement par une photographie en noir et blanc, le portrait a réapparu en Autriche et fut vendu à Vienne en avril 2024 pour 30 millions d’euros.
L’identité exacte du modèle et certains passages de provenance restent discutés. La vente fut organisée pour les propriétaires et des ayants droit des familles Lieser selon un accord se référant aux principes de Washington.
Dossier de vente im Kinsky →Un parcours de Vienne à New York
Les accrochages changent. Vérifiez toujours la notice de l’œuvre et la page de visite du musée avant le déplacement.
| Musée | Portraits à rechercher | Pourquoi y aller | Vérification |
|---|---|---|---|
| Belvédère, Vienne | Sonja Knips, Fritza Riedler, Johanna Staude, Amalie Zuckerkandl. | Le meilleur ensemble pour suivre l’évolution des portraits féminins de Klimt. | Collection Klimt |
| Wien Museum | Emilie Flöge, 1902. | Relier le portrait à l’histoire de la ville, de la mode et de la modernité viennoise. | Notice officielle |
| Neue Galerie, New York | Adèle Bloch-Bauer I. | Voir l’or, l’argent et les détails de surface, puis comprendre le dossier de restitution. | Woman in Gold |
| Metropolitan Museum, New York | Serena Pulitzer Lederer et Mäda Primavesi. | Comparer une apparition blanche de 1899 à un portrait d’enfant coloré de 1912–1913. | Serena Lederer |
| Neue Pinakothek, Munich | Margarethe Stonborough-Wittgenstein. | Étudier la tension entre individualité, robe Wiener Werkstätte et architecture du fond. | Notice officielle |
| National Gallery, Londres | Hermine Gallia. | Observer une commande de 1904 où la robe blanche, le boa et le tapis annoncent le style byzantin à venir. | Notice officielle |
Prolonger par portrait, période ou motif
Modèles féminins et masculins, œuvres achevées et derniers portraits.
Explorer →DEUX PORTRAITSAdèle Bloch-BauerComparer l’icône dorée de 1907 et le portrait floral de 1912.
Explorer →OR ET MOSAÏQUELa période doréePortraits, allégories et surfaces précieuses autour des années 1900.
Explorer →TOUTE L’ŒUVREGustav KlimtPortraits, paysages, jardins, allégories et grands motifs décoratifs.
Explorer →COLLECTION MUSÉEBelvédère de VienneKlimt et les œuvres majeures de la modernité autrichienne.
Explorer →FIGURE ET SYMBOLEJudith de KlimtUne autre manière de penser le visage, l’or et l’ambivalence du modèle.
Explorer →Notices et dossiers à consulter
Ces références permettent de vérifier dates, dimensions, collections, identités et provenances. Les œuvres en collection particulière exigent davantage de prudence documentaire.
Sonja Knips, Fritza Riedler, Johanna Staude et l’évolution du portrait féminin.
NEW YORKNeue Galerie · Adèle Bloch-Bauer ITechnique, contexte, saisie nazie, restitution et acquisition de 2006.
NEW YORKMet · Serena LedererNotice, collection Lederer, saisie de 1942 et retour à la famille en 1948.
MUNICHPinakothek · Margarethe WittgensteinCommande familiale, robe, composition et collection actuelle.
VIENNEWien Museum · Emilie FlögeNotice officielle du portrait de 1902 et place dans la collection municipale.
VENTE 2024im Kinsky · Mademoiselle LieserRedécouverte, études, état d’inachèvement, accord de vente et résultat.
Huit questions sur les portraits de Klimt
Qui sont les femmes peintes par Gustav Klimt ?
Beaucoup sont des personnes identifiées de la bourgeoisie et des milieux culturels viennois : Adèle Bloch-Bauer, Sonja Knips, Serena Lederer, Emilie Flöge, Fritza Riedler, Margarethe Stonborough-Wittgenstein, Eugenia Primavesi et d’autres. Certaines identités restent discutées.
Pourquoi les portraits de Klimt sont-ils si décoratifs ?
Klimt traite vêtements et fonds comme des surfaces actives. L’ornement construit la présence sociale du modèle, organise la composition et crée une tension avec le réalisme du visage et des mains.
Tous les portraits de Klimt utilisent-ils de l’or ?
Non. L’or domine surtout certaines œuvres de la « période dorée », dont Adèle Bloch-Bauer I. D’autres portraits reposent sur le blanc, les fleurs, le bleu ou des couleurs franches sans métal.
Quelle est la relation entre Klimt et Emilie Flöge ?
Ils entretenaient une relation personnelle et créative très proche pendant de nombreuses années. Flöge était une entrepreneuse et créatrice de mode majeure, pas seulement un modèle. La nature exacte de leur intimité ne doit pas être transformée en certitude sans preuve.
Pourquoi Adèle Bloch-Bauer I est-elle appelée « La Dame en or » ?
Ce surnom vient de son extraordinaire surface dorée. Après la saisie nazie, le nom d’Adèle fut aussi effacé de la présentation de l’œuvre. L’histoire de la restitution a rétabli l’identité du modèle au centre du tableau.
Le portrait de Mademoiselle Lieser est-il terminé ?
Non. Klimt meurt en 1918 avant d’achever certaines zones. Le fond rouge et plusieurs motifs laissent voir le processus de travail et la liberté de sa dernière période.
Où voir le plus de portraits de Klimt à Vienne ?
Le Belvédère permet de comparer Sonja Knips, Fritza Riedler et Johanna Staude. Le Wien Museum conserve le grand portrait d’Emilie Flöge. Vérifiez l’accrochage avant la visite.
Comment reconnaître une bonne reproduction d’un portrait de Klimt ?
Elle doit respecter les proportions, montrer l’œuvre entière, différencier la précision du visage de la variété des motifs et éviter un or uniforme. Les mains, les contours de robe et les transitions de fond sont des zones révélatrices.
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