Gustav Klimt et la Sécession viennoise
Une rupture avec le Künstlerhaus, un pavillon-manifeste, des expositions internationales, la Frise Beethoven — puis un départ collectif en 1905. Huit années qui transforment Klimt et la scène artistique de Vienne.

Une institution avant d’être une étiquette de style
La Sécession viennoise naît d’un problème concret : qui décide de ce que le public peut voir à Vienne, comment les œuvres sont-elles sélectionnées et quelle place accorde-t-on aux artistes étrangers ? En 1897, Gustav Klimt et ses alliés ne cherchent pas seulement une apparence nouvelle. Ils créent une association, un programme d’expositions, une revue et bientôt leur propre bâtiment.
Le mot « sécession » désigne une séparation volontaire. Les artistes quittent la Coopérative des artistes plasticiens de Vienne, installée au Künstlerhaus, parce qu’ils jugent sa politique trop conservatrice, insuffisamment internationale et trop dépendante de formes commerciales anciennes. Ils veulent présenter l’art de leur temps sans soumission à une doctrine unique.
C’est pourquoi les œuvres exposées ne se ressemblent pas toutes. Peinture symboliste, architecture, affiche, typographie, mobilier et sculpture coexistent. L’unité vient moins d’un vocabulaire décoratif uniforme que d’une méthode : organiser librement l’espace, confronter Vienne à l’Europe et considérer l’exposition elle-même comme une création.
De la rupture au départ
La chronologie montre une accélération remarquable : en quelques mois, le groupe se dote d’un nom, d’une revue, d’une politique internationale et d’un bâtiment. Le succès rend ensuite visibles des divergences que l’enthousiasme initial avait contenues.
Fondation et rupture
L’association est constituée le 3 avril. Klimt est élu premier président. Après le conflit du mois de mai, plusieurs membres quittent officiellement le Künstlerhaus.
Exposer et publier
Première exposition au printemps, lancement de Ver Sacrum, puis deuxième exposition en novembre dans le nouveau pavillon d’Olbrich.
Klimt au centre des polémiques
Les Peintures des Facultés déclenchent une controverse qui dépasse la Sécession et rend la liberté artistique de Klimt inséparable du débat public.
L’exposition Beethoven
Vingt et un artistes coordonnent architecture, peinture et sculpture autour de Beethoven. Klimt peint une frise monumentale pour trois murs.
Grande rétrospective Klimt
La dix-huitième exposition offre à Klimt une présentation d’ensemble. Ver Sacrum cesse cependant de paraître cette même année.
La scission interne
Les tensions autour de Carl Moll, de la Galerie Miethke et de l’orientation de l’association aboutissent au retrait du groupe Klimt.

Rompre, puis montrer immédiatement
La fondation ne se réduit pas à un geste de refus. Les artistes doivent prouver qu’une autre politique d’exposition est possible. Ils s’organisent autour de Klimt, premier président, de Carl Moll, vice-président, et désignent Rudolf von Alt président d’honneur. Leur ambition associe autonomie locale et ouverture internationale.
L’affiche conçue par Klimt pour la première exposition résume le conflit sous la forme d’un mythe. Thésée combat le Minotaure tandis qu’Athéna observe la scène. Le héros peut être lu comme la nouvelle génération artistique ; le monstre, comme l’ordre ancien. Cette image n’illustre pas simplement un événement : elle fabrique un récit de libération.
Une affiche elle-même censurée
La première version montre le corps nu de Thésée. Pour l’affichage public, Klimt doit masquer certaines parties par des éléments typographiques. L’épisode est révélateur : avant même l’ouverture, le programme de liberté rencontre les normes morales et administratives de la ville.
Ver Sacrum, le laboratoire imprimé
Le périodique de l’association paraît à partir de janvier 1898. Textes, ornements, illustrations et caractères sont pensés ensemble. La revue prolonge l’exposition sur papier et permet aux membres de travailler l’unité entre contenu, image et mise en page.

Un pavillon qui expose déjà une idée
Le bâtiment de la Sécession n’est pas un musée traditionnel. Olbrich conçoit un pavillon d’exposition adaptable, doté d’une grande salle éclairée par le haut. Les cloisons et les parcours peuvent être recomposés selon chaque projet. L’architecture sert donc directement la politique artistique du groupe.
À l’extérieur, les volumes blancs, les surfaces relativement nues et la célèbre coupole de feuilles dorées composent une image immédiatement reconnaissable. Les Viennois lui donnent rapidement des surnoms, dont celui de « chou doré ». Ce contraste entre géométrie claire et ornement organique annonce l’équilibre recherché par la modernité viennoise.
À chaque époque son art, à l’art sa liberté.
La devise inscrite sur la façade ne promet pas une liberté sans institutions. Elle affirme qu’une institution moderne doit laisser les artistes répondre à leur présent. Le pavillon devient ainsi à la fois un outil de travail, un emblème urbain et un argument visible contre l’immobilisme reproché au Künstlerhaus.
Voir le mouvement au-delà du décor
Deux photographies historiques replacent la rupture dans une trajectoire humaine : la génération formée à l’École des arts appliqués, puis Klimt devenu une autorité indépendante après son départ.

Vers 1880, Gustav Klimt et son frère Ernst figurent au premier rang de la classe de Ferdinand Laufberger. Leur formation associe déjà peinture, décor et commande architecturale, trois domaines que la Sécession réunira autrement.
Source Wikimedia Commons →
Deux ans après son départ, Klimt est devenu la figure de proue de la Galerie Miethke. Son autorité artistique ne dépend plus de la présidence d’une association, mais d’un réseau de collectionneurs, de commanditaires et d’expositions.
Source Wikimedia Commons →Comment le langage de Klimt change
La Sécession accompagne le passage d’un portrait encore naturaliste vers une peinture plus frontale, symbolique et ornementale. Trois œuvres permettent de suivre cette mutation sans la réduire à une progression mécanique vers l’or.
1897–1898 · PORTRAITSonja KnipsBelvédère, VienneLe modèle, le fauteuil rouge et l’espace instable annoncent une nouvelle manière de construire le portrait. Présentée à la deuxième exposition de la Sécession en 1898, l’œuvre associe observation sociale et audace de cadrage.
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1898 · EMBLÈMEPallas AthénaWien Museum, VienneAthéna porte une petite figure de la Vérité nue. L’armure, le cadre métallique et la frontalité transforment la déesse en gardienne combative de la nouvelle association.
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1899 · PROGRAMMENuda VeritasTheatermuseum, VienneLa figure verticale tient un miroir vers le spectateur. Le tableau oppose la vérité artistique au besoin de plaire à tous et devient l’une des images programmatiques du Klimt sécessionniste.
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Beethoven : l’exposition comme œuvre totale
La quatorzième exposition est organisée comme un hommage collectif à Beethoven. Sous la direction de Josef Hoffmann, vingt et un artistes travaillent autour de la statue monumentale du compositeur réalisée par Max Klinger. Architecture, sculpture, peinture murale, typographie et parcours ne sont pas juxtaposés : ils sont coordonnés.
Klimt reçoit le couloir latéral gauche, que le visiteur traverse avant d’apercevoir la statue centrale. Sa Frise Beethoven déploie sur trois murs une quête du bonheur inspirée de l’interprétation de la Neuvième Symphonie par Richard Wagner. Les figures flottantes, le chevalier, Typhée, les Gorgones, la Poésie et le couple final composent une narration sans illusion de profondeur traditionnelle.
Les archives de la Sécession indiquent près de 60 000 visiteurs. Le succès public n’efface pas le scandale critique : plusieurs figures sont jugées difformes, obscènes ou pathologiques. Pour Klimt, l’expérience est pourtant déterminante. La surface, la ligne et l’ornement prennent une autonomie qui annonce la période dorée.

L’humanité souffrante appelle un chevalier à combattre pour elle. Les génies flottants conduisent le regard.

Typhée, les Gorgones, la Maladie, la Folie et le Chagrin rongent l’espace central.

La Poésie et le chœur conduisent au couple enlacé, écho visuel à l’Ode à la joie de Schiller.

Une rétrospective qui consacre Klimt
L’année suivant l’exposition Beethoven, la Sécession consacre sa dix-huitième exposition à Gustav Klimt. La présentation réunit un ensemble important d’œuvres et confirme que le premier président est devenu la figure centrale — et la plus controversée — du mouvement.
Cette concentration produit un paradoxe. La Sécession a été fondée pour remplacer une autorité académique par un espace pluraliste ; elle se trouve désormais fortement identifiée à la personnalité de Klimt. Le succès de ce dernier attire collectionneurs et critiques, mais il accentue aussi les questions internes : quelle place pour la vente, pour les arts appliqués, pour les expositions individuelles et pour les autres membres ?
La même année, Ver Sacrum cesse de paraître. Le groupe conserve son bâtiment et son programme, mais l’outil éditorial commun qui avait donné une forme graphique à ses idées disparaît. L’élan fondateur entre progressivement dans une phase de redéfinition.
061905
Le vote qui rend la rupture visible
Pourquoi Klimt quitte-t-il la Sécession ?
Le départ de 1905 n’est pas un simple caprice de vedette. Des divergences anciennes opposent les membres sur la finalité de l’association. Certains privilégient l’exposition d’œuvres autonomes et craignent une trop grande proximité avec les intérêts commerciaux. Le groupe de Klimt défend davantage la collaboration avec les arts appliqués, l’architecture et de nouvelles structures de vente.
Carl Moll concentre le conflit. Son rôle auprès de la Galerie H. O. Miethke et le projet d’utiliser cette galerie comme relais d’exposition et de commercialisation sont contestés. Le 14 juin 1905, un vote défavorable à la position de Moll transforme le désaccord en scission. Moll se retire, puis Klimt et plusieurs proches quittent à leur tour l’association.
Il serait trompeur d’opposer mécaniquement des « artistes purs » à des « marchands ». La Sécession elle-même organisait des expositions et vendait des œuvres. Le débat porte plutôt sur le contrôle du dispositif, la place des arts appliqués, l’influence d’une galerie privée et la direction culturelle du groupe.
Continuer l’institution
Les membres restants maintiennent l’association, le pavillon et une programmation indépendante. Le bâtiment ne devient pas un monument figé dédié à Klimt.
Créer ailleurs
Klimt, Moll, Moser, Hoffmann, Roller et leurs alliés poursuivent leurs collaborations hors de l’association, notamment dans les Kunstschau de 1908 et 1909.
Huit acteurs à reconnaître
La Sécession doit sa force à la complémentarité des pratiques. Identifier quelques noms permet de comprendre pourquoi les débats sur l’exposition, l’architecture, l’imprimé et les arts appliqués étaient inséparables.
Figure publique du groupe, auteur de Pallas Athéna, Nuda Veritas et de la Frise Beethoven.
Vice-président à la fondation, animateur des réseaux de collectionneurs et acteur central de la crise de 1905.
Contribue à Ver Sacrum et relie la Sécession aux arts appliqués, puis à la Wiener Werkstätte.
Dirige l’aménagement collectif de l’exposition Beethoven et défend l’unité des arts.
Conçoit le pavillon de la Sécession comme un espace modulable et un manifeste urbain.
Éditeur de Ver Sacrum et auteur de l’affiche très verticale de l’exposition Beethoven.
Le grand aquarelliste, âgé de quatre-vingt-cinq ans en 1897, apporte son prestige à la nouvelle association.
Accompagne et formule la modernité sécessionniste ; il est étroitement associé à la célèbre devise du pavillon.
La rupture n’arrête pas la modernité viennoise
Le départ sépare des structures, pas les problèmes artistiques. Exposer, aménager, publier, vendre et collaborer demeurent les grandes questions de la décennie suivante.
Kunstschau Wien
Le groupe Klimt participe à une vaste exposition temporaire conçue comme un ensemble architectural. Klimt y présente notamment Le Baiser. Les arts appliqués et l’aménagement y occupent une place assumée.
Internationale Kunstschau
Une nouvelle manifestation prolonge l’ouverture internationale. La génération plus jeune, dont Oskar Kokoschka, apparaît dans un paysage que la Sécession avait contribué à rendre possible.
Retour permanent de la Frise
Après acquisition publique et restauration, la Frise Beethoven est installée dans une salle spécialement aménagée au sous-sol du pavillon pour lequel elle avait été créée.
Une institution toujours active
La Sécession poursuit un programme d’art contemporain décidé par ses membres. L’histoire de 1897 reste vivante dans un modèle d’exposition indépendant, et non dans une simple reconstitution du Jugendstil.

Un lieu historique qui n’est pas un musée Klimt
Le pavillon accueille des expositions contemporaines temporaires et conserve la Frise Beethoven. Il ne faut donc pas s’attendre à y voir une vaste collection permanente de tableaux de Klimt.
- Commencez par observer la devise et la coupole depuis la Friedrichstraße.
- À l’intérieur, regardez comment le plan et la lumière servent les installations actuelles.
- Descendez vers la Frise Beethoven et suivez le récit de gauche à droite.
- Pour Le Baiser et la grande collection Klimt, complétez par le Belvédère.
- Vérifiez horaires, fermeture de salles et tarifs avant la visite.
Prolonger l’histoire par les œuvres
Ces liens correspondent à des collections actives du catalogue : la Frise Beethoven, les œuvres liées au pavillon et un ensemble plus large consacré à la Sécession et à l’Art nouveau.
Comparer les murs, les figures, les puissances hostiles et le couple final.
Explorer →VIENNE 1900Sécession et Art nouveauPeinture, décor et langage graphique autour de la modernité viennoise.
Explorer →ARCHITECTURE · EXPOSITIONSecession BuildingŒuvres et images associées au pavillon conçu par Joseph Maria Olbrich.
Explorer →TOUTE L’ŒUVREGustav KlimtPortraits, paysages, allégories, dessins et compositions décoratives.
Explorer →APRÈS LA SÉCESSIONLa période doréeVoir comment les expériences de surface et d’ornement se prolongent après 1902.
Explorer →MUSÉE · VIENNEGalerie autrichienne du BelvédèreLes chefs-d’œuvre de Klimt et la modernité autrichienne autour de 1900.
Explorer →Vérifier dates, œuvres et rupture
L’article privilégie la Sécession elle-même, la Klimt Database, le Belvédère, le Wien Museum et le Leopold Museum. Les pages Wikimedia servent uniquement aux fichiers libres et à leurs licences.
Fondation du 3 avril 1897, rupture avec le Künstlerhaus, Ver Sacrum et retrait du groupe Klimt en 1905.
Consulter la source →INSTITUTIONSécession · Histoire de l’associationRôle de Klimt, membres fondateurs, bâtiment d’Olbrich et mission actuelle de l’association.
Consulter la source →ARCHITECTURESécession · Le bâtimentConception du pavillon, site, espaces d’exposition et présence permanente de la Frise Beethoven.
Consulter la source →EXPOSITION 1902Sécession · Beethoven FriezeDates, vingt et un artistes, scénographie, nombre de visiteurs, réception et histoire matérielle de la frise.
Consulter la source →RUPTURE 1905Klimt Database · Galerie MiethkeRôle de Carl Moll, relations avec le marché et désaccords qui aggravent les conflits internes.
Consulter la source →VOTEKlimt Database · Carl MollLe vote du 14 juin 1905, l’« affaire Moll » et le retrait du groupe autour de Moll et Klimt.
Consulter la source →AFFICHE 1898Leopold Museum · Ver SacrumNotice de l’affiche non censurée de Klimt pour la première exposition de la Sécession.
Consulter la source →ŒUVRE 1898Wien Museum · Pallas AthénaNotice de collection, date, technique et place de l’œuvre dans la modernité viennoise.
Consulter la source →SYNTHÈSEBelvédère · Who Was Gustav Klimt?Transformation du langage de Klimt, fondation de la Sécession et dépassement de la peinture académique.
Consulter la source →Douze questions sur Klimt et la Sécession
Qu’est-ce que la Sécession viennoise ?
Une association d’artistes fondée à Vienne en 1897 pour renouveler la politique d’exposition, ouvrir la scène autrichienne à l’art international et défendre la liberté de création. Ce n’est pas seulement un style décoratif.
Gustav Klimt a-t-il fondé la Sécession ?
Oui. Il appartient au groupe fondateur, devient le premier président de l’association et en incarne rapidement la visibilité publique. La Sécession reste cependant une entreprise collective.
Pourquoi les artistes quittent-ils le Künstlerhaus ?
Ils contestent une politique d’exposition jugée conservatrice, peu internationale et trop soumise aux habitudes commerciales. La rupture se formalise au printemps 1897.
Que signifie la devise du bâtiment ?
La formule « À chaque époque son art, à l’art sa liberté » résume l’ambition du groupe : produire pour son temps et protéger l’autonomie de la création.
Pourquoi le pavillon de la Sécession est-il important ?
Conçu par Joseph Maria Olbrich et ouvert en 1898, il offre aux artistes un espace modulable pensé pour les expositions modernes. Sa coupole de feuilles dorées devient l’emblème visuel du mouvement.
Quel est le rôle de Ver Sacrum ?
Publié de 1898 à 1903, le périodique diffuse textes, dessins, typographies et mises en page. Il fonctionne comme un laboratoire graphique autant que comme l’organe de l’association.
Qu’est-ce que l’exposition Beethoven de 1902 ?
La quatorzième exposition de la Sécession, conçue comme une œuvre collective autour de la statue de Beethoven par Max Klinger. Klimt y réalise la Frise Beethoven sur trois murs.
Pourquoi Klimt quitte-t-il la Sécession en 1905 ?
Des désaccords anciens sur l’orientation des expositions, la place des arts appliqués et les rapports avec le marché se cristallisent autour de Carl Moll et de la Galerie Miethke. Après un vote du 14 juin, le groupe Klimt se retire.
Qui part avec Klimt en 1905 ?
Le groupe comprend notamment Carl Moll, Kolo Moser, Josef Hoffmann, Otto Wagner, Alfred Roller et Josef Maria Auchentaller. Les listes varient selon la manière de compter les membres et les démissions successives.
La Sécession disparaît-elle après le départ de Klimt ?
Non. L’association et son bâtiment poursuivent leurs activités. La Sécession existe encore aujourd’hui comme institution d’exposition indépendante consacrée à l’art contemporain.
Que fait le groupe Klimt après 1905 ?
Il organise ses propres manifestations, en particulier la Kunstschau de 1908 puis l’Internationale Kunstschau de 1909, avec une place centrale accordée à l’architecture, au design et à l’unité des arts.
Où voir aujourd’hui la Frise Beethoven ?
Dans le bâtiment de la Sécession à Vienne, où elle est exposée de façon permanente au sous-sol depuis 1986. Il faut vérifier les conditions de visite sur le site officiel avant le déplacement.
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