Autoportraits de Van Gogh : histoire, visages et évolution

Autoportrait de Vincent van Gogh au chapeau de feutre gris, peint à Paris en 1887

Vincent van Gogh · Paris · Arles · Saint-Rémy

Entre 1886 et 1889, Van Gogh transforme son propre visage en laboratoire de couleur, en carte d’identité de peintre et en terrain d’une franchise presque inconfortable.

Van Gogh peint environ 35 à 36 autoportraits, principalement entre 1886 et 1889, de Paris à Arles puis Saint-Rémy. Il utilise son reflet pour s’exercer sans payer un modèle, expérimenter la couleur et se présenter comme peintre. Le chapeau de feutre, la palette, la dédicace à Gauguin et l’oreille bandée correspondent à des œuvres et à des intentions différentes.

Autoportrait de Vincent van Gogh au chapeau de feutre gris peint à Paris en 1887
Autoportrait au chapeau de feutre gris, 1887. La touche rayonnante et les couleurs complémentaires font du visage un champ d’expérimentation.
Environ 35 à 36Autoportraits peints
1886–1889Trois ans et demi de recherches
Paris surtoutLa majorité de la série
Un miroirL’image est inversée

Un modèle toujours disponible

Pourquoi Van Gogh se peint-il autant ?

La première réponse est très concrète : Van Gogh manque d’argent pour engager des modèles. À Paris, où il vit avec son frère Theo de 1886 à 1888, son propre visage est gratuit, patient et accessible à toute heure. Le miroir lui permet de s’exercer au portrait, genre qu’il juge essentiel, sans dépendre d’un rendez-vous ni imposer de longues poses à quelqu’un.

Mais la nécessité devient méthode. Chaque toile lui sert à tester une gamme chromatique, une direction de pinceau, un fond ou une manière de construire les volumes. Les premiers visages sombres héritent encore de sa période néerlandaise. Les suivants absorbent l’impressionnisme, le néo-impressionnisme, les estampes japonaises et les conversations avec les avant-gardes parisiennes. En regardant la série dans l’ordre, on voit une formation accélérée.

L’autoportrait est aussi une présentation publique. Van Gogh se montre avec une veste, un chapeau de paille, un bonnet, une palette ou un chevalet. Il ne livre pas simplement « ce qu’il ressent » : il construit une identité de peintre. Le regard sérieux, les vêtements modestes et l’absence d’apparat disent le travail, l’endurance et la place qu’il revendique parmi les artistes modernes.

Pourquoi les chiffres varient-ils ? Pour son exposition de 2022, le Courtauld recense 35 autoportraits peints et deux dessins conservés. La National Gallery of Art indique 36 autoportraits, tandis que le musée d’Orsay donne plus de 43 peintures et dessins. Ces totaux institutionnels ne sont pas identiques : il faut préciser la source et le périmètre, plutôt que présenter un nombre universel.

Lire la biographie de Van Gogh et situer les grandes périodes

Quatre moments, quatre fonctions

De l’apprentissage parisien à la reconstruction de Saint-Rémy

La chronologie empêche de lire tous les autoportraits comme les pages d’un même journal intime. Le visage reste reconnaissable, mais le projet change : étude de couleur, carte d’échange entre artistes, retour au travail après une crise ou affirmation finale.

1886

Arrivée à Paris

Palette encore brune, cadrages serrés, essais prudents. Van Gogh découvre l’impressionnisme et rencontre Toulouse-Lautrec, Signac, Bernard et Gauguin.

1887

Le laboratoire

Touches courtes, chapeaux de paille ou de feutre, oppositions de complémentaires. La couleur cesse d’imiter la peau et organise toute l’image.

1888–1889

Arles

Van Gogh se présente à Gauguin comme un « bonze » puis se peint, après l’hôpital, avec son bandage, son chevalet et une estampe japonaise.

1889

Saint-Rémy

Dans les derniers autoportraits, les lignes du fond traversent presque la figure. La peinture cherche moins la ressemblance polie qu’une présence reconstruite.

1886–1888 · Paris

Un visage pour apprendre la couleur moderne

Van Gogh produit la majorité de ses autoportraits pendant les deux années parisiennes. Leur diversité est frappante : barbe rousse ou rasée, veston ou blouse, chapeau de paille ou feutre gris, fond clair, bleu, vert ou ponctué de tirets. Plutôt qu’une suite de confessions, c’est un inventaire de solutions picturales.

Autoportrait au chapeau de paille de Vincent van Gogh réalisé à Paris en 1887
Autoportrait au chapeau de paille, été 1887. Le chapeau jaune, le fond clair et les accents orangés font circuler la lumière. Œuvre conservée au Metropolitan Museum of Art, New York.

Le chapeau de paille : peindre l’été avec peu de moyens

Le modèle n’est pas déguisé en paysan pittoresque. Le chapeau est un objet courant et économique, adapté au soleil. Van Gogh l’utilise dans plusieurs études pour opposer ses jaunes aux bleus et aux verts du fond. La peau elle-même devient un assemblage de roses, d’ocre, de vert et de petites notes bleutées.

Les coups de pinceau ne suivent pas tous la même direction. Ils épousent la rondeur du crâne, descendent dans la barbe, se croisent sur la veste et s’éparpillent derrière la tête. Cette « grammaire » de touches construit le volume sans dessin académique très appuyé.

Les supports modestes rappellent la réalité matérielle de l’artiste. Il peint sur carton, sur toile préparée ou au revers d’œuvres antérieures. Cette économie n’empêche pas l’ambition : chaque petite surface devient un terrain où mettre à l’épreuve les découvertes vues dans les ateliers et les expositions parisiennes.

Chapeau de pailleJaune et bleuTouches courtesÉté 1887
Autoportrait de Vincent van Gogh de 1887, petit tableau au chapeau gris et au fond bleu, Van Gogh Museum
Autoportrait, 1887, Van Gogh Museum (s0156V1962) : petit tableau au chapeau gris, distinct de la version aux touches rayonnantes montrée en ouverture.

Le feutre gris : distinguer les variantes parisiennes

L’illustration ci-contre montre un petit autoportrait de 1887 conservé au Van Gogh Museum : le chapeau et la veste rose-gris se détachent sur un fond bleu. La version montrée en ouverture est différente, avec des touches plus serrées et rayonnantes. Un même accessoire ne suffit donc pas à identifier une toile.

Le regard n’est pas au centre géométrique, mais il arrête immédiatement le spectateur. Van Gogh observe son reflet avec concentration. Comme le miroir inverse l’image, ce que nous voyons n’est pas exactement le visage qu’un interlocuteur aurait rencontré. La série répète cette légère étrangeté : le peintre est à la fois sujet, modèle et premier spectateur.

Certains rouges de ces années se sont altérés avec le temps. Le Van Gogh Museum a notamment montré que des arrière-plans aujourd’hui bleutés ou gris pouvaient comporter davantage de violet. Lire la palette suppose donc de distinguer la surface actuelle de l’équilibre initial voulu par l’artiste.

Feutre grisComplémentairesReflet inverséPigments fragiles

Une profession en image

L’Autoportrait en peintre affirme une identité

Autoportrait en peintre de Vincent van Gogh tenant palette et pinceaux
Autoportrait en peintre, décembre 1887–février 1888. Palette, pinceaux et blouse désignent le métier autant que le visage.

La palette remplace les décorations sociales

À la fin du séjour parisien, Van Gogh se représente avec les instruments de son travail. Il ne pose ni en bourgeois prospère ni en bohème théâtral. Sa blouse bleue, sa palette chargée et sa poignée de pinceaux suffisent à dire qui il est. Le portrait devient presque une déclaration professionnelle.

Le fond bleu-vert et la barbe orange forment une opposition énergique, tandis que les touches de la blouse descendent plus largement. La main qui tient le matériel paraît volontairement ferme. Ce dispositif rappelle que l’autoportrait n’est pas la capture spontanée d’une émotion : il est composé, codé et destiné à être regardé.

Van Gogh veut renouveler le portrait moderne. Dans ses lettres, il imagine des visages qui exprimeraient une époque par la couleur, à la manière dont les anciens maîtres avaient donné une présence durable à leurs modèles. Se peindre avec sa palette, c’est éprouver sur lui-même ce programme ambitieux.

Voir l’Autoportrait en peintre

Septembre 1888 · Arles

Un autoportrait envoyé à Gauguin comme une lettre peinte

À Arles, Van Gogh attend Paul Gauguin dans l’espoir de fonder un atelier collectif. Gauguin, Van Gogh et Émile Bernard échangent alors des autoportraits. Chacun doit montrer son visage, mais aussi sa conception de l’artiste. L’image voyage à la place de son auteur.

Autoportrait de Vincent van Gogh dédié à Paul Gauguin peint à Arles en 1888
Autoportrait dédié à Paul Gauguin, septembre 1888. Van Gogh simplifie les formes et se décrit comme un « bonze ».

Le « bonze » : une image pensée pour un autre artiste

Van Gogh se représente le crâne rasé et accentue l’angle de ses yeux. Dans sa lettre à Gauguin du 3 octobre 1888 (lettre 695), il décrit la figure comme un bonze, en reliant son apparence simplifiée à une idée de dévouement. Ce vocabulaire appartient à l’imaginaire européen du Japon de l’époque, bien éloigné d’une connaissance exacte du bouddhisme japonais.

Le tableau doit donc être lu avec deux précautions. Il n’est pas un document ethnographique, et il ne prouve pas que Van Gogh se voyait littéralement comme moine. Il invente une figure de dévouement artistique pour Gauguin, en simplifiant le crâne, le fond et la veste dans un langage qu’il juge plus synthétique.

La dédicace et l’échange changent le statut de l’œuvre. L’autoportrait devient relation : Van Gogh offre une image de lui-même, reçoit celles de Gauguin et Bernard, puis les accroche dans la Maison jaune. Le visage fait partie d’une conversation sur l’avenir de la peinture.

Septembre 1888Échange d’artistesJaponismeDédicace à Gauguin
Voir l’autoportrait dédié à Gauguin

Janvier 1889 · Après l’hôpital

L’oreille bandée : un retour au chevalet, pas une scène de crise

Après la grave crise du 23 décembre 1888, Van Gogh est hospitalisé à Arles. Il reprend la peinture au début de janvier et réalise deux autoportraits avec un bandage. Le plus célèbre, conservé au Courtauld à Londres, mesure 60,5 × 50 cm et est peint vers la mi-janvier.

Autoportrait à l’oreille bandée de Vincent van Gogh avec chevalet et estampe japonaise
Détail de l’autoportrait à l’oreille bandée de Van Gogh : le visage, le bandage et l’estampe japonaise
Le bandage et l’estampe japonaise : deux indices du retour de Van Gogh à son travail de peintre.
01

Le bandage

Le miroir inverse les côtés : l’oreille gauche blessée correspond à l’oreille droite du visage représenté. Cette indication anatomique ne désigne pas la droite de l’image pour le spectateur.

02

Le bonnet

Le bonnet de fourrure maintient le pansement et rappelle le froid de l’hiver arlésien.

03

Le regard

Le visage ne réclame pas la pitié. Il est tendu, fatigué, mais construit avec une grande maîtrise.

04

Le chevalet

À l’arrière-plan, la toile affirme que le modèle a retrouvé son travail et son identité de peintre.

05

L’estampe

Une image japonaise rappelle la source de ses cadrages, contours et aplats colorés.

06

La couleur

Le manteau vert, le mur clair, les orangés de la barbe et le blanc du bandage structurent l’espace. Le fond rouge caractérise surtout l’autre autoportrait à l’oreille bandée, celui avec la pipe.

Le tableau ne montre pas le moment de la blessure. Il montre un artiste revenu devant son miroir, qui se représente de nouveau au milieu des signes de son métier.

Lecture fondée sur la notice officielle du Courtauld et sur les lettres de janvier 1889.
Reproduction à l’huile de l’Autoportrait à l’oreille bandée de Van Gogh
Dans la version du Courtauld, l’estampe et le chevalet encadrent le peintre en convalescence.

Ce que le tableau ne permet pas de diagnostiquer

Il est tentant de transformer la touche, le regard ou la couleur en symptômes médicaux. Cette lecture va trop loin. Une œuvre est un choix construit : pigments, cadrage, rythme, accessoires et temps de travail. Elle ne constitue pas un dossier clinique, encore moins une preuve suffisante pour attribuer rétrospectivement un diagnostic précis.

Les crises de Van Gogh sont documentées, tout comme ses hospitalisations. En revanche, les médecins et historiens ont proposé de nombreuses explications incompatibles. Réduire les autoportraits à la « folie » efface leur maîtrise et la culture visuelle qui les nourrit.

Durant les crises les plus aiguës, Van Gogh travaille généralement peu ou pas. Il reprend lorsqu’il retrouve assez de stabilité. L’Autoportrait à l’oreille bandée est puissant parce qu’il contient la vulnérabilité et la discipline, non parce qu’il donnerait accès à une mystérieuse peinture automatique.

Voir l’Autoportrait à l’oreille bandée

L’oreille coupée : faits documentés et analyse du tableau

Août–septembre 1889 · Saint-Rémy

Les derniers autoportraits cherchent une continuité

Van Gogh entre volontairement à l’asile de Saint-Paul-de-Mausole en mai 1889. Après une nouvelle crise estivale, il peint plusieurs de ses derniers autoportraits en août et septembre. Dans la lettre 800, il écrit qu’il est difficile de se connaître soi-même et qu’il n’est pas facile de se peindre. Faute d’autre modèle, il travaille pourtant à deux portraits.

Autoportrait de Vincent van Gogh à Saint-Rémy en 1889 aux lignes tourbillonnantes
Autoportrait, 1889, National Gallery of Art, Washington. L’un des derniers autoportraits peints à Saint-Rémy.

Le fond n’est plus derrière le visage : il le traverse

Dans le portrait de Washington, le fond bleu sombre répond à la blouse bleue. La palette et les pinceaux restent visibles en bas à gauche pour le spectateur. Le visage clair et la barbe rousse se détachent sur cette gamme froide. Il faut le distinguer du portrait d’Orsay de 1889, au fond turquoise clair et sans palette visible.

Van Gogh ne cherche pas la finition lisse d’un portrait mondain. Les touches gardent leur direction et leur vitesse. Autour des yeux, elles resserrent l’attention ; sur le front et les joues, elles modèlent la chair ; dans le fond, elles construisent un mouvement continu.

La National Gallery of Art interprète cette œuvre dans le contexte d’une récupération et d’une reconstruction. Cette lecture est plus précise que l’idée vague d’un visage « halluciné ». Les instruments de peintre présents dans certains derniers autoportraits et la décision même de se remettre au travail affirment une continuité.

Saint-Rémy1889Derniers autoportraitsReconstruction
Voir l’autoportrait de 1889
Élément Paris, 1887 Arles, 1888–1889 Saint-Rémy, 1889
Fonction Apprentissage du portrait et essais de couleur Échange avec Gauguin puis retour au travail Reconstruction et affirmation de la pratique
Palette Complémentaires vives, fonds ponctués Aplats plus synthétiques, verts et rouges puissants Bleus-verts traversés d’orange et de rose
Touche Courte, juxtaposée, parfois pointillée Plus large et descriptive autour des accessoires Rythmique, courbe, continue entre figure et fond
Attributs Chapeaux, veste ou blouse Dédicace, bandage, estampe, chevalet Palette et pinceaux dans une version, figure seule dans une autre

Le corpus tardif comprend aussi l’Autoportrait d’Oslo : les recherches sur sa provenance, ses matériaux et son style ont confirmé son authenticité en 2020. Le Nasjonalmuseet le rapproche des portraits de Washington et de Paris. Cette histoire d’attribution invite à éviter un décompte figé des « trois derniers » tableaux.

Lire sans surinterpréter

Six indices pour regarder un autoportrait de Van Gogh

Le regard est important, mais il n’est jamais seul. Pour comprendre ces œuvres, il faut suivre la manière dont chaque élément visuel participe à l’image.

Où voir les originaux ?

Une série dispersée dans les grands musées

Les autoportraits ne forment pas un ensemble réuni dans une seule salle. Ils sont conservés à Amsterdam, Paris, Londres, Washington et dans plusieurs collections américaines et européennes. Avant un déplacement, vérifiez toujours l’accrochage : une œuvre peut être prêtée, restaurée ou temporairement retirée.

Amsterdam

Van Gogh Museum

Le fonds principal permet de comparer de nombreuses expériences parisiennes, leurs supports et l’évolution des pigments.

Londres

The Courtauld

L’Autoportrait à l’oreille bandée y dialogue avec les œuvres impressionnistes et postimpressionnistes.

Washington

National Gallery of Art

Le grand autoportrait de 1889 montre les dernières recherches de Saint-Rémy avec une force exceptionnelle.

Paris

Musée d’Orsay

Un autoportrait de 1889 confronte un visage lumineux à un fond bleu animé de mouvements serrés.

Questions fréquentes

Tout comprendre sur les autoportraits de Van Gogh

Combien Van Gogh a-t-il peint d’autoportraits ?

Environ 35 à 36 autoportraits peints constituent un repère courant : le Courtauld en recense 35 et deux dessins pour son exposition de 2022, tandis que la National Gallery of Art en indique 36. La notice d’Orsay cite plus de 43 peintures et dessins. Il faut donc préciser la source et les œuvres incluses dans le décompte.

Pourquoi Van Gogh a-t-il réalisé autant d’autoportraits ?

À Paris, il ne peut pas toujours payer des modèles. Son reflet lui permet de pratiquer le portrait gratuitement et de tester couleurs, fonds et touches. L’autoportrait sert aussi à construire son identité d’artiste et, dans certains cas, à échanger son image avec d’autres peintres.

Quel est l’autoportrait le plus célèbre de Van Gogh ?

L’Autoportrait à l’oreille bandée, peint en janvier 1889 et conservé au Courtauld à Londres, est probablement le plus connu. Les autoportraits au chapeau de feutre gris et ceux de Saint-Rémy en 1889 comptent également parmi les images les plus célèbres du peintre.

Pourquoi le bandage semble-t-il couvrir l’oreille droite ?

Van Gogh s’est blessé à l’oreille gauche. Il se peint en regardant son reflet dans un miroir, qui inverse les côtés : le bandage correspond donc à l’oreille droite du visage peint, et non au côté droit de l’image pour le spectateur. Cette inversion concerne aussi les autres asymétries de son visage.

Les autoportraits montrent-ils l’état mental de Van Gogh ?

Ils peuvent être étudiés dans leur contexte biographique, mais ils ne constituent pas des diagnostics médicaux. Chaque œuvre est une construction consciente faite de pigments, de gestes, de cadrage et d’attributs. Réduire leur style à la maladie efface l’apprentissage et la maîtrise du peintre.

Quand Van Gogh a-t-il peint ses derniers autoportraits ?

Plusieurs de ses derniers autoportraits datent de la fin de l’été 1889, à Saint-Rémy, après une crise estivale. L’un d’eux est conservé à la National Gallery of Art de Washington et un autre au musée d’Orsay à Paris.

Où voir les autoportraits originaux de Van Gogh ?

Le Van Gogh Museum d’Amsterdam en conserve plusieurs. D’autres œuvres importantes se trouvent au Courtauld à Londres, au musée d’Orsay à Paris, à la National Gallery of Art à Washington et dans diverses collections publiques ou privées. Vérifiez l’accrochage avant votre visite.

Comment choisir une reproduction d’autoportrait de Van Gogh ?

Choisissez d’abord la présence qui vous attire : la couleur parisienne du chapeau de feutre, le récit de l’oreille bandée, l’échange avec Gauguin ou les rythmes bleu-vert de Saint-Rémy. Tenez ensuite compte du mur, de la lumière et de l’espace nécessaire autour du format vertical.

Sources principales : notice et ressources du Van Gogh Museum ; notice du Portrait de l’artiste au musée d’Orsay ; notice officielle de l’Autoportrait à l’oreille bandée au Courtauld ; dossier et notice de la National Gallery of Art ; lettre 800 à Theo et lettre 695 sur le portrait dédié à Gauguin, dans Vincent van Gogh — The Letters. Références complémentaires vérifiées le 25 septembre 2026 :

Un visage, plusieurs projets

Van Gogh ne se répète pas : il se remet chaque fois en jeu

Regarder la série chronologiquement, c’est voir la couleur s’éclaircir, la touche gagner en autonomie et l’identité du peintre se préciser. Les mêmes yeux reviennent, mais chaque toile pose une autre question à la peinture.

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